La Nation Bénin...
Le Prix Pierre Castel 2026 est officiellement lancé. Dédié aux jeunes entrepreneurs innovants des secteurs agricole et agroalimentaire, ce concours panafricain offre financements, mentorat et visibilité. Cette année, Cotonou qui entre en compétition pour la première fois accueillera aussi la grande finale continentale prévue le 30 septembre.
Soutenir les talents africains qui nourrissent le continent. Telle est l’ambition renouvelée du Prix Pierre Castel 2026, dont le lancement officiel marque le début d’une nouvelle compétition entrepreneuriale. Le Bénin qui y participe pour la première fois cette année sera à l’honneur avec l’organisation de la finale panafricaine. Financement, accompagnement stratégique et rayonnement continental… Ce prix revient avec des opportunités majeures pour les jeunes entrepreneurs africains. Le Bénin, pays hôte de la finale, espère voir émerger son champion national. L’Afrique qui innove, produit, transforme et nourrit ses populations a désormais rendez-vous avec Cotonou. Plus qu’un concours, cette initiative panafricaine s’impose aujourd’hui comme une véritable rampe de lancement pour les jeunes porteurs de projets engagés dans l’agriculture, l’agroalimentaire et les systèmes alimentaires durables.
À travers cette édition, huit entrepreneurs seront distingués à l’échelle continentale, à raison d’un lauréat par pays participant, à l’exception de la République démocratique du Congo qui comptera deux lauréats, en raison de la présence de deux filiales de Castel Afrique. Le Bénin lui, sera au rendez-vous, avec l’ambition de révéler un champion national capable de porter haut les couleurs du pays lors de la grande finale panafricaine prévue à Cotonou, le 30 septembre 2026.
Une ambition continentale, un impact local
Créé en 2018, le prix Pierre Castel soutient des entrepreneurs africains qui apportent des réponses concrètes aux défis alimentaires du continent. Le concours cible exclusivement les entreprises à but lucratif, déjà structurées, en activité depuis au moins deux ans et dirigées par des fondateurs ou cofondateurs âgés de 18 à 45 ans. Les candidats doivent être ressortissants et résidents de l’un des pays concernés à savoir Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Madagascar ou République démocratique du Congo.
Mais au-delà des critères administratifs, c’est surtout la capacité des candidats à transformer durablement leur environnement qui sera scrutée. Impact économique, création d’emplois, responsabilité sociale, innovation écologique et potentiel de croissance constitueront les principaux marqueurs d’appréciation, ont rappelé à Ouidah, à l’occasion de la conférence de presse de lancement, les organisateurs. Alain Heraib, directeur général de la Société béninoise de boissons rafraichissantes (Sobebra) s’est fait l’acteur central de la déclinaison béninoise du prix. La présentation générale de l’initiative a été assurée par Pierre de Gaétan, directeur général du Fonds de dotation Pierre Castel, qui a rappelé la vocation du prix, ses motivations, les avantages à y prendre part sans oublier la finalité, révéler les talents africains capables de transformer durablement les systèmes alimentaires du continent. A ses côtés, Line André Trabou, chargée de mission du Fonds de dotation, ainsi que Landy Diambra, directeur commercial et marketing de la Sobebra, ont également mis en avant les enjeux économiques, sociaux et humains de cette édition.
Des récompenses bien au-delà du financement
Pour le Bénin, cette édition revêt un caractère particulier. Non seulement le pays désignera son champion national, mais il accueillera également la grande finale panafricaine. Une marque de confiance qui confirme le positionnement croissant de Cotonou comme place montante de l’innovation, des affaires et des initiatives entrepreneuriales régionales. Le lauréat béninois sera choisi parmi six finalistes retenus par le jury de la Sobebra, présidé par son directeur général. Il bénéficiera d’une dotation de 16 400 000 FCfa, équivalente aux 25 000 euros prévus pour chaque gagnant national. Ce ticket national lui ouvrira ensuite les portes de la finale continentale face aux représentants des autres pays participants. Parmi eux, un lauréat panafricain sera ensuite désigné. Celui-ci recevra, en complément dix mille euros supplémentaires, soit environ 6 500 000 FCfa, un accompagnement d’un an en qualité d’ambassadeur panafricain du prix, un appui à la participation à des salons professionnels internationaux et une visibilité médiatique à l’échelle du continent.
Le processus 2026 suit un agenda précis :
1er avril au 30 mai : appel à candidatures ;
1er au 30 juin : étude des dossiers, visites de terrain et présélection ;
1er au 31 juillet : auditions par les jurys nationaux ;
30 septembre : finale panafricaine et remise des prix à Cotonou.
Les dossiers sont à soumettre sur la plateforme officielle dédiée au concours.