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Salon expo avicole du Bénin: Vitrine des progrès et opportunités dans le secteur

Société
Le Salon expo avicole du Bénin est une véritable plateforme de dialogue et de coopération, réunissant les différents maillons de la chaîne de valeur avicole Le Salon expo avicole du Bénin est une véritable plateforme de dialogue et de coopération, réunissant les différents maillons de la chaîne de valeur avicole

La première édition du Salon expo avicole du Bénin a ouvert ses portes, jeudi 25 juin, à Cotonou. Ce rendez-vous qui réunit producteurs, éleveurs, investisseurs, transformateurs, chercheurs et partenaires techniques jusqu’au 27 juin, se veut un cadre d'échanges, de formation, de mise en réseau et de réflexion sur l'avenir du secteur. Le Royaume du Maroc, invité d’honneur, entend partager son expérience avec le Bénin pour renforcer la transformation de la filière.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 26 juin 2026 à 01h15 Durée 2 min.
#expo avicole

Placé sous le thème «L’agriculture face à la souveraineté alimentaire des pays », le Salon expo avicole du Bénin permet aux participants de découvrir les innovations du secteur, de renforcer leurs capacités à travers des conférences et panels, de nouer des partenariats stratégiques et de s'inspirer des expériences réussies au Bénin, en Afrique et dans le reste du monde.

Ainsi, pendant trois jours, les acteurs de la chaîne de valeur avicole, éleveurs de volailles, producteurs, fabricants d’aliments, transformateurs, distributeurs, chercheurs et investisseurs venus du Bénin et de plusieurs autres pays se retrouvent autour des innovations, des échanges d’expériences et des opportunités d’investissement.

Le Royaume du Maroc est l’invité d’honneur pour cette première édition. Une présence qui traduit la volonté de renforcer la coopération agricole entre les deux pays.

Pour Blaise Seton, commissaire général du salon, l’initiative répond à une nécessité de créer une plateforme durable capable d’accompagner la modernisation du secteur avicole. « Le Salon expo avicole du Bénin ne se limite pas à une exposition de produits, d’équipements ou de technologies. Il constitue un véritable cadre d’échanges, de formation, de mise en réseau et de réflexion sur l’avenir » de la filière, a-t-il déclaré.

Selon lui, cette première édition vise à rassembler les différents acteurs autour d’une vision commune qui est de produire davantage, de transformer mieux et de renforcer l’autonomie alimentaire des pays africains. «Dans un contexte marqué par les défis liés à l’approvisionnement alimentaire et à la compétitivité de nos économies, le développement d’une filière agricole performante est devenu un impératif pour renforcer la souveraineté alimentaire de nos États », a souligné Blaise Seton.

Modèle marocain, source d’inspiration

La participation du Royaume du Maroc et d’autres pays donne une dimension internationale au salon.

Ahmed El Bouari, ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, présente l’expérience de son pays dans la transformation agricole, notamment à travers une approche basée sur la modernisation, l’innovation et la coopération entre les secteurs public et privé. « L’expérience marocaine démontre qu’une politique publique ambitieuse, associée à une interprofession forte et responsable, permet de construire une filière performante, compétitive et résiliente », explique-t-il. Pour lui, la coopération entre le Maroc et le Bénin doit continuer à se développer autour de la formation, de la recherche, de la santé animale, de l’innovation et du renforcement des capacités des acteurs agricoles.

Au pupitre, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, ministre béninois de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, apprécie le brassage avec le Maroc et rappelle les progrès réalisés par le Bénin dans la production agricole et animale, ces dernières années. Il a toutefois reconnu que plusieurs défis restent à relever, notamment la dépendance aux importations. « Beaucoup de moyens ont été consentis ces dernières années, et tout cela a permis d’accroître significativement notre production nationale en termes de viande et en termes d’œufs. Cette dynamique dévoile le potentiel remarquable dont dispose notre pays », soutient-il. Mais pour le ministre, la souveraineté alimentaire nécessite une transformation plus profonde du système agricole. « Aucun pays ne peut prétendre à sa souveraineté alimentaire sans progresser vers sa souveraineté productive», a-t-il martelé. Il appelle à renforcer la production locale d’intrants, d’aliments pour animaux, de poussins d’un jour, ainsi que les infrastructures de transformation et de conservation. « Notre avenir ne peut donc pas se limiter à produire davantage. Il nous faut bâtir une véritable industrie avicole nationale », a indiqué Adin Yeton Bloukounon Goubalan.

Au-delà de cette première édition, les organisateurs ambitionnent d’inscrire le Salon expo avicole du Bénin dans la durée. Le rendez-vous qui se tiendra tous les deux ans, est appelé à devenir un espace régulier de promotion de l’aviculture, de développement des partenariats et de valorisation des innovations.

Les échanges prévus durant ces trois jours porteront sur les défis de la filière agricole, les nouvelles technologies, le financement, la transformation et la compétitivité des productions locales.

Pour les organisateurs, cette rencontre marque une nouvelle étape dans la construction d’une aviculture béninoise et africaine plus intégrée, capable de répondre aux besoins alimentaires des populations tout en créant des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.