La Nation Bénin...
À Cotonou, il faut parfois faire preuve d’ingéniosité pour se déplacer aussi rapidement. Entre embouteillages interminables, coût du transport et course contre la montre, les usagers explorent toutes les possibilités. Depuis quelques années, une silhouette à trois roues s’impose dans le décor urbain : le koloboto, nom communément donné aux tricycles de transport de personnes et de marchandises.
Dans les artères de la capitale économique béninoise, ces engins ne passent plus inaperçus. Leur principal atout : leur capacité à se faufiler dans une circulation souvent dense, là où les voitures s’impatientent et où les motos doivent parfois jouer des coudes. Pour certains usagers, le koloboto constitue désormais une véritable alternative aux moyens de transport traditionnels.
« Avec le koloboto, je peux arriver rapidement à destination. Je préfère parfois cela à la voiture, surtout quand la circulation est bloquée », témoigne Fréjus, passager rencontré dans les rues de Cotonou.
Au-delà de la mobilité, l’avènement des tricycles revêt aussi une dimension économique. Pour les chauffeurs interrogés, conduire un « koloboto » représente une opportunité de gagner sa vie et, pour certains, de créer leur propre emploi.
Chaque journée commence avec le même objectif : multiplier les courses tout en faisant face aux dépenses liées au carburant, à l’entretien et aux éventuelles réparations.
« C’est notre travail. Si nous travaillons bien, nous pouvons subvenir aux besoins de nos familles », explique Bernard, la cinquantaine, conducteur. Pour lui, le tricycle présente également l’avantage de pouvoir transporter plusieurs passagers à la fois.
Face à l’essor des kolobotos, une question se pose donc : comment permettre à ce moyen de transport de jouer pleinement son rôle sans compromettre la sécurité des passagers et des autres usagers de la route ?
À Cotonou, les tricycles ont déjà gagné leur place dans le paysage. Entre nécessité économique, recherche de rapidité et exigences de sécurité, le défi est désormais de trouver le juste équilibre pour que le koloboto reste un moyen de déplacement pratique sans devenir une nouvelle source de risques sur les routes.