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Coupe du Monde aux États-Unis : une expulsion immédiate pour les influenceurs sous visa touristique

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À quelques heures de la Coupe du Monde de football, les autorités américaines de l’immigration serrent la vis. Les créateurs de contenu et influenceurs étrangers qui prévoient de filmer et de monétiser leurs vidéos sur le sol américain devront obligatoirement détenir un visa de travail ou de journaliste (« visa I » ou « O-1 »).

Par   Christian HOUNONGBE, le 11 juin 2026 à 11h09 Durée 3 min.
#Coupe du Monde aux États-Unis

C’est un avertissement sans frais qui sonne comme un coup de tonnerre dans l’univers des réseaux sociaux. À l’aube de la plus prestigieuse compétition sportive de la planète, l’administration américaine, par la voix de ses services d’immigration (CBP et Département de la Sécurité intérieure), a clarifié une règle stricte : produire du contenu monétisé (sur YouTube, TikTok, Instagram ou Facebook) tout en séjournant aux États-Unis avec un visa de tourisme (B-1/B-2) ou via le programme d’exemption de visa (ESTA) est totalement illégal.

Pour Washington, si un touriste lambda peut filmer ses vacances pour ses proches, un influenceur dont l’activité génère des revenus (via la monétisation directe, des partenariats de marque ou des sponsorings) commet une infraction s’il exerce sur le sol américain sans l’autorisation adéquate. Dès lors que les vidéos enregistrées aux États-Unis rapportent de l’argent, l’activité est requalifiée en « travail ».

Pour couvrir légalement la Coupe du Monde, les créateurs de contenu devront présenter un visa de représentant des médias (le visa « I ») s’ils sont affiliés à un organe d’information, ou un visa de travail temporaire pour compétences extraordinaires (le visa « O-1B »), souvent utilisé par les artistes et les personnalités du web pour des contrats commerciaux.

Des contrôles renforcés aux frontières

 

Les autorités américaines ont annoncé un renforcement drastique des inspections dans les aéroports. Les services de l’immigration n’hésiteront pas à passer au crible les profils numériques des voyageurs suspectés de venir travailler clandestinement. Plusieurs sources gouvernementales rappellent d’ailleurs que les influenceurs s’exposent eux-mêmes : leurs propres vidéos de voyage, souvent publiées en temps réel, servent de preuves irréfutables aux agents de l’ordre.

Les sanctions encourues sont immédiates et lourdes : l’annulation du visa, l’expulsion du territoire national et une interdiction de retour aux États-Unis pouvant courir sur plusieurs années. Pour les stars d’Internet habituées à voyager à travers le globe, le rêve américain pourrait bien se transformer en un aller-retour express mémorable.