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Direction Technique Nationale française de karaté : clap de fin pour Damien Dovy

Sports
Le champion du Monde 1994 et 2002 (avec le Bénin), quitte  la Direction Technique  Nationale française  de  l'Equipe de France de karaté 15 mois après sa nomination. Le champion du Monde 1994 et 2002 (avec le Bénin), quitte la Direction Technique Nationale française de l'Equipe de France de karaté 15 mois après sa nomination.

Quinze mois seulement après sa nomination, le Franco-Béninois Damien Dovy a annoncé la fin de sa collaboration avec l’équipe technique de la Fédération française de karaté. Le double champion du monde claque la porte de la Direction Technique Nationale (DTN), évoquant de profonds désaccords sur la politique de haut niveau et des engagements non tenus.

Par   Christian HOUNONGBE, le 11 juin 2026 à 11h36 Durée 3 min.
#Direction Technique Nationale française de karaté

Le divorce est consommé entre Damien Dovy et les instances du karaté français. Nommé il y a à peine plus d’un an pour apporter son expertise au staff technique de l’équipe de France, le technicien franco-béninois a choisi d’officialiser son départ via ses réseaux sociaux. Un départ fracassant qui met en lumière des fractures internes quant à la gestion de la filière combat dans l’Hexagone.

Pour justifier sa démission, l’ancien karatéka n’a pas mâché ses mots. Le champion du monde 1994 et 2002 (sous les couleurs du Bénin) pointe directement du doigt la gouvernance sportive actuelle. « Je ne partage ni la conception des entraînements, ni la politique du haut niveau, ni les choix actuels pour le développement de la filière combat en France », a-t-il martelé.

Selon lui, la passion passe avant l’ambition. Au-delà des divergences purement techniques, Damien Dovy évoque une rupture de confiance plus profonde avec sa hiérarchie. Il regrette notamment des promesses non concrétisées et un manque de considération professionnelle au cours de ses quinze mois d’exercice. Il assure quitter ses fonctions avec le sentiment que « certains engagements annoncés n’ont jamais été tenus » et que le « respect mutuel » a fait défaut.

S’il s’éloigne des instances décisionnelles, le natif du Bénin garde néanmoins toute son estime pour les karatékas français, à qui il a transmis ses vœux de réussite, tout en promettant de rester à leurs côtés.