La Nation Bénin...
Réunie en assemblée générale extraordinaire, ce mardi 28 avril à Arconville, la Fédération béninoise de judo (Fbj) a mis ses statuts en conformité avec la loi 2025-19. Elle pose ainsi les jalons d'une gouvernance moralisée et d'une modernisation technique impérative pour l'avenir de la discipline.
C’est dans une atmosphère de concorde, que la famille du judo béninois a travaillé, ce mardi 28 avril, à Abomey-Calavi. L’ordre du jour était d’arrimer les textes fondamentaux de la Fédération aux exigences de la loi 2025-19 du 22 juillet 2025. Au total, quatorze points de réforme ont été adoptés, marquant une rupture avec les pratiques antérieures. L'innovation la plus commentée réside dans le durcissement des conditions d’éligibilité. Afin de « moraliser » l’accès aux responsabilités fédérales, des cautions financières significatives ont été instaurées notamment un million de francs Cfa pour la présidence, 500 000 francs Cfa pour le secrétariat et la trésorerie générale, et 100 000 francs Cfa pour les autres fonctions.
Pour Otto Christian Napporn, inspecteur au sein de la fédération, cette mesure vise à garantir le sérieux et l'engagement des futurs dirigeants, tout en instaurant une responsabilité éthique accrue à tous les niveaux de la hiérarchie. Cependant, cette mue administrative ne saurait occulter les défis structurels qui se posent au judo béninois. Le diagnostic technique est sans appel. L’érosion des infrastructures, particulièrement dans le Littoral, contraint les athlètes à des déplacements éreintants, freinant ainsi leur progression. De plus, l'impératif de modernisation pédagogique a été au cœur des débats. La formation actuelle, jugée trop traditionnelle, doit désormais s’aligner sur les standards de la compétition internationale pour permettre au Bénin de briller hors de ses frontières. Malgré ces chantiers d'envergure, la stabilité demeure le maître-mot. Le secrétaire général, Eric Adébayo Olafa, a tenu à rassurer les délégués que ce nouveau cadre structure le présent en attendant les échéances électorales de 2029. En conclusion, cet acte de refondation appelle à une union sacrée pour que le judo béninois continue de rayonner.
Un nouvel arsenal juridique pour professionnaliser le judo béninois