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Joël Débally, président de la Ligue de football professionnel du Bénin: « Nous voulons un football béninois plus crédible, plus transparent et plus professionnel »

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Le président de la Lfpb, Joël Débally détaille les chantiers de la Ligue professionnelle... Le président de la Lfpb, Joël Débally détaille les chantiers de la Ligue professionnelle...

Au lendemain du lancement du championnat professionnel, saison 2026-2027, le président de la Ligue de football professionnel du Bénin (Lfpb), Joël Débally, s’est prêté à nos questions. Dans cet entretien, il dresse un premier bilan de la compétition et expose les priorités de l’équipe qu'il dirige. Contrôle des licences, formation des jeunes, amélioration des conditions de travail des arbitres, participation aux compétitions interclubs de la Caf et professionnalisation des clubs, etc. Il revient sur les mesures engagées, les insuffisances à corriger et les perspectives de développement du football béninois. 

Par   Abdul Fataï SANNI, le 16 oct. 2026 à 05h46 Durée 4 min.
#Joël Débally #Ligue de Football Professionnel du Bénin

La Nation : Vous venez de franchir les premières journées du championnat national de première division. Quelles sont vos premières impressions ?

Joël Débally : Mes premières impressions sont celles de la fierté, notamment celle d’avoir tenu parole. Lors de notre élection, nous avons promis au public sportif un certain nombre de changements. Les premières mesures prises nous permettent d’envisager la suite avec optimisme. Nous avons d’abord élaboré un calendrier et veillé à son respect. Ce n’était pas gagné d’avance. Lorsque nous l’avons publié, beaucoup pensaient qu’il ne s’agissait que du premier d’une série de calendriers qui ne seraient pas respectés. Pourtant, le championnat a démarré à la date prévue. Nous avons également publié le règlement du championnat dans les délais, avec plusieurs innovations. Les commissaires de match ont bénéficié de formations et de séances de recyclage. Nous avons aussi échangé avec différents acteurs, notamment des responsables de clubs, et insisté sur la nécessité de faire disputer les rencontres dans des stades homologués. Il ne s’agit pas nécessairement de réformes inédites, puisque ces dispositions existaient déjà. Notre volonté est surtout de veiller à leur application effective. Le plus important, pour le bonheur de tous, est que le ballon ait roulé à la date annoncée.

Malgré ce bilan encourageant, avez-vous relevé des insuffisances que vous auriez souhaité éviter ?

Oui. Le grand public ne les perçoit peut-être pas, mais, à mon niveau, j’ai relevé quelques insuffisances. J’aurais souhaité que nous organisions, avant le démarrage du championnat, une assemblée générale réunissant l’ensemble des clubs concernés. Cela nous aurait permis de leur présenter les changements envisagés et de mieux leur expliquer les nouvelles dispositions. Cela n’a malheureusement pas été possible. Nous essaierons de rattraper ce retard. Mon deuxième regret concerne la mise en place de la commission des médias. J’avais annoncé que nous allions créer cette structure, car je considère que les actions entreprises doivent être suffisamment médiatisées pour rendre le championnat plus attractif. Cette commission n’a pas pu être installée avant le début de la compétition, mais sa mise en place est prévue dans les prochains jours (ce qui a été fait la semaine écoulée, ndlr). Ce sont les principaux points que nous aurions souhaité régler plus tôt. Nous devons maintenant avancer et corriger ces insuffisances.

Vous évoquiez des innovations dans le règlement du championnat. Quelles sont les principales mesures prises par la Ligue ?

La lecture du règlement permet de relever plusieurs innovations. La première concerne le contrôle physique des passeports des joueurs. En principe, cette mesure ne devrait même pas être nécessaire, puisque le règlement est clair. Un joueur qui ne dispose pas des pièces requises ne devrait pas obtenir de licence. Toutefois, afin de renforcer la procédure de délivrance des licences, nous avons décidé de procéder à la vérification physique des passeports pendant les cinq premières journées du championnat. J’ai cependant donné des instructions aux secrétaires exécutifs pour que ce contrôle ne se limite pas à cette période. Il devra se poursuivre tout au long de la saison. La deuxième innovation concerne la promotion des jeunes joueurs. Pour accompagner les efforts déjà engagés dans le milieu scolaire et au sein de la Fédération béninoise de football, nous avons prévu, en complément de l’effectif habituel de 30 joueurs dont 20 nationaux et au maximum 10 étrangers, l’inscription de cinq joueurs de moins de 18 ans sur la feuille de match. Parmi eux, trois pourront prendre part à la rencontre. Cette mesure s’inscrit dans une logique de continuité de la formation. Nous devons permettre aux jeunes de progresser et de se rapprocher progressivement du football de haut niveau. La troisième innovation porte sur les blessures avérées. Il arrive que certains clubs soient confrontés à des indisponibilités prolongées qui compliquent la gestion de leur effectif. Nous envisageons donc de leur permettre, sous certaines conditions, de remplacer un joueur dont la blessure et la durée d’indisponibilité sont dûment établies. Cette disposition sera encadrée afin d’éviter les tentatives de fraude. Nous voulons également permettre aux joueurs de saisir la Ligue en cas de salaires impayés. L’article 20 du règlement prévoit déjà des dispositions en la matière. Il ne s’agit pas de placer la Ligue en opposition avec les clubs, mais de faire en sorte que les droits de chacun soient respectés et que le football professionnel progresse. Enfin, nous réfléchissons à la possibilité de permettre à chaque joueur d’obtenir directement auprès de la Ligue une copie de son contrat. Les joueurs n’en disposent pas toujours, alors que ce document est indispensable à la validation de leur licence. Cette mesure devrait donc être mise en œuvre.

Vous avez annoncé le contrôle physique des passeports. Ce dispositif remet-il en cause le système actuel de délivrance des licences ?

Non, la licence demeure indispensable. Dans un fonctionnement normal, elle devrait suffire à établir l’éligibilité du joueur. C’est, en quelque sorte, son document de référence pour participer aux compétitions. Cependant, nous avons constaté des situations préoccupantes dans lesquelles certaines personnes auraient obtenu des licences sans avoir présenté de passeport. Je ne sais par quel procédé cela a été possible, mais les plaintes reçues nous ont conduits à renforcer les vérifications. Le contrôle physique des passeports vise donc à assainir le système et à garantir la régularité de la délivrance des licences. Si nous constatons qu’un nombre significatif de joueurs titulaires d’une licence n’ont pas présenté les documents requis, nous chercherons à établir les responsabilités et prendrons les mesures appropriées. Notre objectif est de garantir davantage de transparence et de crédibilité à notre championnat.

Parlant de crédibilité, au terme du championnat, les champions de Ligue 1 et de Ligue 2 recevront-ils leurs trophées et leurs récompenses dans les délais ?

La question est légitime et a été soulevée par plusieurs personnes. La saison dernière, Sobemap Fc, équipe championne, et Coton Fc, vice-championne, n’ont pas encore reçu leurs trophées et leurs récompenses. Il s’agit essentiellement d’un problème de calendrier et d’organisation. Je ne dispose pas de tous les détails des échanges menés par le président de la Fédération béninoise de football avec les collaborateurs chargés de ce dossier. Toutefois, d’après les informations dont je dispose, notre partenaire Celtiis s’est engagé à apporter sa contribution, notamment pour la remise des trophées et les récompenses financières prévues, à savoir 20 millions de francs Cfa pour le champion et 10 millions pour le vice-champion. Je pense que ces engagements seront honorés, même si cela intervient avec un certain retard cette fois-ci. Cette situation existait avant notre arrivée à la tête de la Ligue. Nous souhaitons que les dispositions nécessaires soient prises afin que, dès la fin du prochain championnat, les trophées et les récompenses soient remis dans les délais.

La crédibilité du championnat dépend également des arbitres, souvent critiqués par les supporters. Quelles mesures envisagez-vous pour améliorer leurs conditions de travail et la qualité de l’arbitrage ?

La gestion de l’arbitrage relève principalement de la compétence de la Fédération béninoise de football. Toutefois, puisque la Ligue utilise les arbitres mis à sa disposition pour ses compétitions, elle a aussi un rôle à jouer dans l’amélioration de leurs conditions de travail. Je privilégie une démarche pédagogique. A mon sens, la première étape consiste à placer les arbitres dans de meilleures conditions. Au-delà de la formation et des compétences techniques, les questions d’intégrité et de conflits d’intérêts doivent également être abordées. Nous connaissons tous les difficultés qui se posent à ce niveau. Nous devons donc commencer par leur garantir un minimum de confort et des conditions de travail convenables. Cela passe notamment par le paiement de leurs indemnités d’arbitrage et de déplacement dans des délais appropriés, afin qu’ils n’aient pas à réclamer leur dû avant d’aller officier une rencontre. Il faut également revoir la question de leur équipement. Par ailleurs, certains outils numériques pourraient faciliter leur travail. Il existe notamment un module permettant aux arbitres de produire directement leurs rapports après avoir renseigné les informations nécessaires dans le système. Cet outil n’a pas encore été pleinement exploité. Nous devons examiner les moyens de le rendre opérationnel. Une fois ces conditions réunies, nous pourrons davantage exiger des arbitres qu’ils accomplissent leur mission avec rigueur et intégrité. Les obligations doivent être réciproques. La Ligue et les instances concernées doivent créer les conditions nécessaires au bon exercice de leur fonction, et les arbitres doivent, en retour, faire preuve de professionnalisme. La deuxième étape consistera à les sensibiliser aux conséquences et aux sanctions encourues en cas de manquement. Ensuite, si les circonstances l’exigent, des mesures plus fermes devront être prises.

La Ligue pourrait-elle organiser une Coupe de la Ligue, à l’image de ce qui se fait en France et dans d’autres pays, afin d’offrir davantage de compétitions aux clubs ?

La question mérite d’être examinée, mais nous ne pouvons pas décider seuls. La Ligue est une structure placée sous la tutelle de la Fédération béninoise de football. Il faut donc que cette possibilité soit discutée avec les instances compétentes avant toute décision. Certains clubs ont manifesté leur intérêt. Nous leur avons demandé de se prononcer avant le lancement de la compétition afin d’évaluer leur volonté de participer. Nous ne voulons pas agir dans la précipitation. Au regard de la situation actuelle, si cette compétition ne peut être organisée au cours de la saison en cours, nous pourrons envisager sa mise en place lors de la prochaine saison. C’est une perspective que j’appelle de mes vœux, car elle permettrait d’offrir davantage de temps de jeu aux équipes.

Toutes ces mesures traduisent une volonté de changement. Quelle est, au fond, votre vision à la tête de la Ligue de football professionnel du Bénin ?

Notre vision n’a pas changé. Je l’ai toujours affirmé. Nous voulons rendre le football béninois plus crédible et plus professionnel. Nous voulons également faire progresser l’ensemble des acteurs. Lorsqu’un championnat se développe, ce sont les clubs, les joueurs, les encadreurs, les dirigeants, les supporters et, plus largement, tout le football béninois qui en bénéficient. Au fil de notre mandat, nous entendons poser des actes concrets qui nous permettront, à son terme, de dresser un bilan précis de ce qui aura été accompli, des difficultés rencontrées et des progrès réalisés. Notre ambition est de contribuer à un football mieux organisé, plus transparent et plus performant, au bénéfice de tous.

Depuis les performances d’Esae Fc, les clubs béninois peinent à atteindre la phase de groupes des compétitions interclubs de la Caf. Comment expliquez-vous cette situation?

Le constat est effectivement préoccupant. Coton Fc a franchi les premiers tours préliminaires à plusieurs reprises, mais a échoué à trois reprises, notamment dans sa quête d’une qualification pour la phase de groupes de la Ligue des champions. Ensuite, Dadjè Fc a également réussi à passer les premiers tours préliminaires. Cette année, Sobemap Fc disposait d’une équipe de qualité. Vous avez vu comment les choses se sont jouées lors de la séance des tirs au but. De son côté, l’Aspac Fc, qui a bénéficié du désistement de Coton Fc pour représenter le Bénin, a livré une bonne prestation à l’aller, avant de connaître des difficultés au retour. J’ai le sentiment qu’un excès de confiance a pu jouer un rôle, même si ce constat mérite d’être apprécié à la lumière du match. Il faut considérer ces expériences comme un apprentissage. Elles doivent nous permettre de mieux préparer les prochaines campagnes africaines. Je reste optimiste quant à la capacité de nos clubs à revenir plus forts. Toutefois, le problème ne se limite pas au talent des joueurs. Nous devons réfléchir à l’ensemble de l’écosystème du football béninois. Lorsqu’un club se qualifie pour une compétition africaine, il ne représente plus seulement ses propres intérêts. Il porte aussi les couleurs du pays. A partir du moment où nous connaissons nos représentants, champion et vice-champion notamment, nous devons considérer leur participation comme une cause nationale. Je souhaite que les clubs engagés dans les compétitions africaines bénéficient d’un accompagnement plus coordonné, dans une logique comparable à celle qui prévaut pour les équipes nationales. Si nous parvenons à mobiliser les énergies autour de nos représentants, nous leur donnerons de meilleures chances de progresser et de franchir les différentes étapes des compétitions continentales.

La Ligue 2 est souvent considérée comme l’antichambre de la Ligue 1. Quelle importance lui accordez-vous et comment appréciez-vous son niveau ?

La Ligue 2 est extrêmement importante. Si vous avez suivi les rencontres amicales disputées entre les équipes de Ligue 1 et celles de Ligue 2, vous avez certainement constaté que l’écart de niveau n’est pas aussi important qu’on pourrait le croire. De nombreux clubs ambitionnent désormais d’accéder à la première division, d’autant plus que la nouvelle formule du championnat devrait renforcer la concurrence. Nous pouvons donc nous attendre à une compétition disputée. Il est vrai que, dans la pratique, les clubs de Ligue 1 bénéficient souvent d’une plus grande attention. Pourtant, la Ligue 2 joue un rôle essentiel dans la structuration du football national. Elle permet aux clubs de se développer, aux joueurs de progresser et aux équipes ambitieuses de préparer leur accession à l’élite. Avec l’organisation mise en place, je suis convaincu que cette compétition peut gagner en qualité et en attractivité.

Certains clubs disposent de catégories de jeunes, tandis que d’autres n’en ont pas. Quelles dispositions envisagez-vous pour favoriser la formation et harmoniser la situation ?

Cette question relève en partie de la Ligue, mais elle est surtout examinée au niveau du comité exécutif de la Fédération béninoise de football. A la suite des difficultés rencontrées par certains clubs, notamment en matière de subventions publiques, et des interrogations suscitées par l'éventualité de rendre obligatoire la participation des clubs de troisième division avec une équipe U17, un groupe de travail a été mis en place au sein de la Fédération. Je ne peux pas dévoiler le contenu des délibérations, mais la question fait l’objet d’une réflexion approfondie. L’objectif est de trouver une formule adaptée aux réalités des clubs. La participation des équipes U17 pourrait ainsi être encouragée sans nécessairement imposer les mêmes modalités à toutes les structures. Il faut comprendre que les exigences liées aux compétitions africaines sont nombreuses. Les clubs doivent notamment disposer de catégories de jeunes et développer le football féminin. Mais il ne suffit pas de demander aux équipes de se conformer à ces exigences. Il faut aussi tenir compte de leurs moyens et de leur organisation. Prenons l’exemple de Coton Fc, qui a conclu un partenariat avec Tanéka. Les jeunes concernés se trouvent à Natitingou, tandis que le club est basé à Ouidah. Beaucoup sont scolarisés. Il serait donc difficile de leur demander de parcourir régulièrement une telle distance pour participer à une compétition. C’est pourquoi plusieurs formules sont à l’étude, notamment l’organisation de compétitions zonales suivies de phases finales nationales. Cette approche pourrait mieux tenir compte des réalités géographiques et scolaires. Je préfère ne pas anticiper la décision finale. Nous poursuivons les échanges avec le ministère des Sports et de l’Engagement civique. Lorsque les consultations seront achevées et qu’une décision aura été arrêtée, nous communiquerons davantage sur les modalités retenues.

Alors, quel regard portez-vous, plus généralement, sur le niveau actuel du championnat béninois ?

Je considère que le niveau du championnat béninois a sensiblement progressé. Ce que nous observons aujourd’hui est différent de ce que nous connaissions il y a trois, quatre ou cinq ans. La compétition devient plus disputée. Les recrutements se sont améliorés et les clubs affichent davantage d’ambition. Les joueurs ont également progressé dans leur parcours professionnel, et plusieurs évolutions positives méritent d’être soulignées. Dans de nombreux clubs, les joueurs disposent désormais de contrats et sont rémunérés sur douze mois. Ils bénéficient également d’une assurance et sont déclarés à la sécurité sociale. Un syndicat de joueurs existe, même si son fonctionnement ne répond pas encore à toutes les attentes. La mise en place d’une Ligue professionnelle élue, la diffusion des rencontres et les efforts de communication déployés par les clubs constituent aussi des avancées importantes. Sur les réseaux sociaux, les équipes rivalisent de plus en plus pour valoriser leurs activités et renforcer leur visibilité. Les centres de formation prennent également une place croissante, tandis que les entraîneurs bénéficient de formations. Ces efforts commencent à se ressentir dans la qualité du jeu proposé sur le terrain. Bien entendu, tout n’est pas encore parfait. Il reste beaucoup à faire pour consolider ces acquis. Mais lorsqu’on compare la situation actuelle à celle des années précédentes, les progrès sont perceptibles. Nous devons poursuivre les efforts pour que cette évolution se traduise par un championnat toujours plus compétitif et mieux structuré.

Au terme de cet entretien, quel message souhaitez-vous adresser aux acteurs du football béninois ?

Je voudrais d’abord remercier l’ensemble des acteurs du football béninois pour leur disponibilité et leur accompagnement. Nous avons engagé des changements qui ne sont pas toujours faciles à mettre en œuvre, notamment parce que certaines habitudes sont profondément ancrées. Mais nous avançons avec humilité et avec la conviction que ces efforts doivent profiter à tous. Disposer d’un calendrier publié à temps permet aux clubs de mieux se préparer. Avoir un règlement clair leur donne des références auxquelles se reporter en cas d’incompréhension ou de litige. Former et évaluer les commissaires de match, puis retenir les plus performants, contribue à améliorer la qualité des rapports et le suivi des rencontres. Nous devons également continuer à mettre en place des commissions et des groupes de travail composés de personnes compétentes, capables d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées. Mon message est donc un message d’apaisement, de responsabilité et d’engagement collectif. Nous devons travailler ensemble, avec détermination, pour améliorer notre football. Nous voyageons, nous regardons ce qui se fait ailleurs et nous pouvons constater les progrès réalisés dans d’autres pays. Il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas nous inspirer des bonnes pratiques et les adapter à nos réalités. L’essentiel est de rester unis autour de cet objectif commun, celui de faire progresser durablement le football béninois.