La Nation Bénin...
Lorsqu’on évoque la natation,
beaucoup pensent encore que sa pratique se limite aux piscines. Pourtant, son
champ d’exercice s’est considérablement élargi avec l’essor de la natation en
eau libre. Cette discipline se distingue de la natation de course pratiquée en
piscine, aussi bien par son environnement que par ses exigences techniques et
sécuritaires.
La natation en eau libre
consiste en une épreuve d’endurance pratiquée dans des milieux naturels tels
que la mer, les lacs, les fleuves ou les rivières, à condition que ces espaces
soient aménagés et sécurisés. Généralement disputées sur des distances de 1 à 5
kilomètres, voire de 5 à 10 kilomètres, ces épreuves suscitent un véritable
engouement, aussi bien chez les pratiquants que chez les spectateurs. Comme le
souligne Honoré Gounadon, professeur certifié d’EPS à la retraite et
maître-nageur : « C’est comme le marathon sur la terre ferme en athlétisme. »
Toutefois, l’accès et la
pratique de cette discipline demeurent encore difficiles. Plusieurs facteurs
expliquent cette situation, notamment le manque de prospection des sites
susceptibles d’accueillir les compétitions, l’insuffisance des dispositifs de sécurisation
et, surtout, la pollution des eaux dans certaines zones concernées. Or,
l’organisation d’un événement sportif de qualité exige des conditions de
sécurité optimales.
Le risque sécuritaire y est
d’ailleurs plus élevé que dans la natation de course en piscine. « C’est l’une
des principales raisons pour lesquelles 90 % des séances d’entraînement de
natation en eau libre se déroulent en piscine », souligne Honoré Gounadon.
Une discipline aux règles
différentes
La principale différence entre
les deux disciplines réside dans les conditions de course. En eau libre, les
contraintes réglementaires sont moins strictes. Le départ est généralement
groupé et la fin de l’épreuve intervient souvent entre 15 et 30 minutes après
l’arrivée du premier concurrent ou de la première concurrente.
Le nageur ou la nageuse peut
utiliser les quatre styles de nage à savoir la brasse, le crawl ou nage libre,
le dos crawlé et le papillon. Il doit toutefois suivre une trajectoire aussi
directe que possible, tout en contournant les balises flottantes par la gauche
durant la course.
Autre particularité, le
pratiquant peut bénéficier d’un ravitaillement en boisson pendant l’épreuve,
une possibilité qui n’existe pas dans les mêmes conditions en natation de
course en piscine.
Ainsi, au-delà de la
performance sportive, la natation en eau libre impose une préparation adaptée à
un environnement naturel parfois imprévisible. La maîtrise de la nage doit donc
s’accompagner d’une attention particulière aux conditions du site et aux dispositifs
de sécurité, indispensables au bon déroulement des compétitions.
La natation en eau libre