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Mobilisation sociale en France : 410 000 manifestants, 70 000 policiers, des heurts dans plusieurs villes

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Mobilisation sociale en France Mobilisation sociale en France

La France a connu une nouvelle journée de mobilisation sociale ce samedi 24 octobre 2026. Selon le ministère de l’Intérieur, 410 000 personnes ont manifesté à travers le pays, contre 800 000 selon la Confédération générale du travail (CGT). Si les cortèges se sont globalement déroulés dans le calme, des affrontements ont éclaté en fin de rassemblement dans plusieurs villes, notamment à Paris et à Marseille.

Par   Roméo TOSSOU (Coll.), le 26 oct. 2026 à 14h33 Durée 4 min.
#Mobilisation sociale en France

La contestation sociale se poursuit en France. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues, samedi, pour défendre leur pouvoir d’achat, réclamer de meilleurs services publics et dénoncer les inégalités. Cette nouvelle mobilisation intervient une semaine après des manifestations marquées par des violences et des pillages dans plusieurs villes françaises.

 

Toutefois, les chiffres de participation divergent selon les sources. Le ministère de l’Intérieur a recensé 410 000 manifestants dans l’ensemble du pays, tandis que la CGT en dénombre 800 000. À Paris, les estimations varient également : 110 000 participants selon les autorités, contre 250 000 d’après le syndicat. Malgré cet écart, l’ampleur de la mobilisation témoigne de la persistance du mécontentement social.

 

Si la majorité des défilés s’est déroulée sans incident majeur, la situation s’est tendue dans plusieurs localités au moment de la dispersion des manifestants. Dans la capitale, des groupes de personnes masquées ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répondu par des tirs de gaz lacrymogène et l’utilisation d’un canon à eau. Des heurts ont également été signalés à Marseille, Lyon, Grenoble, Lille et Nantes.

 

Face aux risques de débordements, les autorités avaient déployé environ 70 000 policiers et gendarmes sur le territoire. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état de près de 1 000 interpellations, un bilan encore susceptible d’évoluer.

 

Malgré ces tensions, les autorités ont estimé que les violences étaient moins importantes que celles observées le week-end précédent. Néanmoins, la poursuite des appels à manifester laisse présager de nouvelles mobilisations dans un climat social toujours tendu.