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Retrait d'agrément à la FBF, Les explications du Comité exécutif de la FBF

Sports
Par   zounars, le 03 avr. 2015 à 06h17

Le président du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) était face à la presse hier jeudi 2 avril à Cotonou. Augustin Ahouanvoébla a donné sa part de vérité sur la crise actuelle au sein de la famille du football et les conséquences négatives de la décision de retrait de l’agrément à l’instance faitière du sport roi. Il a bénéficié du soutien de la Ligue professionnelle de football.

Appuyé par la Ligue professionnelle de football, le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) s’est prononcé, hier jeudi 2 avril, sur la crise générée par le retrait par le gouvernement de l’agrément. Augustin Ahouanvoébla a tout d’abord parlé des désagréments engendrés par cette décision. Mais pour lui, le chef de l’Etat, Boni Yayi qui aime si tant la jeunesse et le football n’a pas eu connaissance des tenants et aboutissants de ce dossier. «Le premier magistrat a été manipulé dans cette affaire et nous en appelons à sa clairvoyance», poursuit-il. Selon le conférencier, les reproches faits à la Fédération ne sont pas fondés au regard de la gestion transparente et ambitieuse de ses activités.

Il attribue ces décisions à des acharnements sans fondement. Augustin Ahouanvoébla a invité les présidents de clubs à la patience. «Tout va se stabiliser et on s’en sortira», a-t-il lancé. Par ailleurs, il se dit surpris de ce que le siège de l’association soit militarisé et fermé au point de vouloir procéder à l’inventaire de son patrimoine sous prétexte de sa sécurisation. Les risques encourus par la décision gouvernementale sont à identifier à plusieurs niveaux, dira t-il. D’abord, la sanction de la FIFA risquerait de créer l’isolement total du Bénin sur la scène internationale de football.

Aussi, va-t-elle occasionner la rupture des contrats des salariés de la FBF, la cessation d’activités des entraîneurs, des arbitres et des joueurs mais surtout la perte par le Bénin d’importants accords de financement de construction d’infrastructures sportives. A l’en croire, cette décision ne repose sur aucune base juridique car, le décret du 24 mai 2013 évoqué dans l’arrêté portant retrait de l’agrément n’existe nulle part. « Il n’y a aucune trace de ce décret non seulement dans les documents administratifs de la Fédération mais également dans les archives nationales », dira le président de la FBF. « C’est une méconnaissance volontaire de la Charte des sports en République du Bénin », martèle t-il. Augustin Ahouanvoébla a cité quelques réformes porteuses d’espoir pour le sport béninois mises en œuvre par son équipe qui seront en sursis à cause de cette décision. Il s’agit de la reprise du championnat du football féminin stoppé depuis 2009, l’organisation pour la première fois des tests et des formations pour les entraîneurs, le partenariat avec l’ORTB pour la diffusion des matches afin de renforcer les actions pour le sponsoring, les réformes au niveau des centres de formation, l’organisation de l’examen de passage de grade des arbitres, l’installation d’une direction technique nationale avec un cahier de charges précis.
Le 27 mars dernier, le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, dirigé par Safiou Idrissou Affo, a par arrêté, retiré l’agrément à la Fédération béninoise de football.

Le gouvernement béninois reproche à l’instance faitière, la non-exécution des instructions de la CAF et de la FIFA relatives à la réunification de tous les acteurs du football; la gestion discriminatoire du football, l’absence de transparence dans la gestion administrative, financière et technique de la FBF ; violation délibérée des règlements et dispositions de la CAF et de la FIFA relatifs à la tricherie sur les âges et les nationalités des joueurs ; mésintelligence entre les membres du Comité exécutif de la FBF entraînant une cacophonie en son sein ; mauvaise organisation du championnat national et l’absence remarquable de politique et de compétition en faveur des catégories d’âge.