La Nation Bénin...
Wilfried Djossouvi, président du Baobab Rugby Club, nourrit l’ambition d'étendre la pratique du rugby à Agoué, dans la commune de Grand-Popo. A travers la création d’un club baptisé Scorpion 22 d’Agoué, il entend initier la jeunesse locale à cette discipline encore peu connue dans la région. Dans cet entretien, il explique les motivations de son initiative, les moyens envisagés pour la concrétiser et les perspectives qu’il espère ouvrir pour le rugby béninois.
La Nation : Monsieur Wilfried Djossouvi, vous êtes le président du Baobab Rugby Club. Qu’est-ce qui justifie votre déplacement à Agoué ?
Wilfried Djossouvi : Agoué, c’est ma ville natale. Donc, la moindre des choses, c’est d’y créer un club de rugby. C’est pour cela que je suis ici. Je veux montrer aux habitants d’Agoué que le rugby existe. C’est aussi pour la promotion du rugby au Bénin, et plus précisément à Agoué, dans le département du Mono.
Quels sont les objectifs visés par cette initiative ?
Les objectifs sont d’abord de montrer à la population la valeur du rugby. Le rugby est une discipline simple, destinée à la jeunesse. L’idée est d’initier les jeunes d’Agoué à ce sport et de leur faire découvrir ses valeurs.
Un club nécessite des moyens. Comment comptez-vous faire vivre ce projet à Agoué ?
Comme j’ai essayé de le faire à Cotonou avec le Baobab Rugby Club, je vais m’appuyer sur mes moyens personnels, ainsi que sur l’aide de ma fille, qui est championne de rugby en France, comme tout le monde le sait. A partir de là, j’ai aussi des sponsors et des amis en Europe qui vont m’aider à réaliser ce projet.
Un premier pas vient d’être posé. Comment faire adhérer la population d’Agoué à cette initiative ?
J’avais souhaité que les professeurs du Ceg m’aident dans cette démarche. Mais comme ils étaient en congé, les enfants n’ont pas pris l’initiative de venir assister à cette journée d’exhibition du rugby. Nous allons donc nous organiser autrement pour la prochaine fois. Nous reviendrons et nous continuerons à travailler dans ce sens. Avec le temps, les choses vont se mettre en place. Il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.
Comment s’appellera le club qui sera implanté à Agoué et y aura-t-il des initiatives de détection dans les semaines à venir ?
Oui, j’ai déjà mon idée. Le club s’appellera tout simplement Scorpion 22 d’Agoué. Concernant les initiatives de détection dans les semaines à venir, c’est tout à fait normal. Presque tous les quinze jours, le coach viendra. Avec les moyens de bord, il se déplacera pour initier et former la jeunesse d’Agoué au rugby.
Cela signifie que, dans quelques années, Scorpion 22 d’Agoué pourrait participer au championnat du Bénin ?
Bien sûr. D’ici à l’année prochaine, vous verrez naître ce club. Nous allons mener une campagne pour mobiliser les enfants d’Agoué. Il y a énormément de jeunes ici qui pourront y adhérer. Peut-être n’aiment-ils pas le football ou le basket ; mais le rugby peut leur offrir une autre voie pour s’épanouir. J’espère que je vais y arriver. Il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas.
Quel appel souhaitez-vous lancer à la population d’Agoué?
Je souhaiterais que la population adhère à cette initiative et vienne nous soutenir. J’encourage les familles d’Agoué à ne pas hésiter à envoyer leurs enfants dans l’école de rugby que nous allons créer. Mon coach, Prince Agbessy, viendra aider les enseignants d’ici afin de pouvoir installer solidement ce club dans la commune.
Le président Wilfried Djossouvi veut bâtir un nouveau bastion du rugby béninois à Agoué