La Nation Bénin...
Le projet de loi portant Code de la route en République du Bénin pourrait être examiné et voté dans les tout prochains jours par l’Assemblée nationale. La commission parlementaire en charge des Lois a entamé, mercredi 21 octobre dernier, l’étude du dossier, aussitôt après l’ouverture de la session budgétaire.
La seconde session ordinaire de l’année 2026 de l'Assemblée nationale, officiellement ouverte, mercredi 21 octobre dernier, a démarré sur les chapeaux de roue. Aussitôt après le discours d'ouverture du président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, prononcé devant les 96 députés présents, la machine législative s'est mise en marche. La commission des Lois, de l'Administration et des Droits de l'homme a tenu une séance dans la foulée pour démarrer l’étude du projet de loi portant Code de la route en République du Bénin. L'étude s'est déroulée en présence du ministre en charge des Transports, Georges Alé, venu défendre le texte au nom du gouvernement. Avec cette célérité affichée, le dossier a toutes les chances de passer en plénière et d'être adopté avant même le vote de la loi de finances gestion 2027, le cœur même de la session budgétaire.
Le Bénin roule encore avec une législation vieille de près d'un demi-siècle, devenue inadaptée face à l'explosion du trafic et à la recrudescence des accidents.
Le chiffre qui justifie l'urgence, environ 3 200 morts par an sur les routes béninoises. C'est pour faire face à cette hécatombe que l'Assemblée nationale a décidé de prendre ses responsabilités en accordant la priorité au projet de loi. Un séminaire parlementaire d’imprégnation et d’appropriation du contenu du nouveau code qui se veut un texte plus moderne a d'ailleurs été organisé, mardi 20 octobre dernier, à Grand-Popo. Le nouveau texte apporte plusieurs innovations majeures. Il y a la sécurité des enfants qui devient obligatoire. Le projet introduit des dispositifs de retenue obligatoires pour enfants dans les véhicules. Il prévoit l'intégration de l'éducation routière dans les programmes scolaires, pour former le citoyen dès le plus jeune âge. Le texte traite de l'alcoolémie et établit le renforcement des contrôles. Il y a aussi un meilleur encadrement des comportements à risque. Le téléphone au volant, l’excès de vitesse, les surcharges, le non-port du casque et du siège ceinture seront plus strictement réglementés. Le projet de loi durcit les sanctions. Il est prévu une augmentation significative des peines et des amendes pour endiguer l'impunité et l'incivisme.
Cette entrée en matière des députés membres de la commission en charge des Lois confirme le ton donné par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou à l'ouverture de la session budgétaire. « Nous protéger, c'est aussi la lutte contre l'insécurité sous toutes ses formes. La sécurité intérieure, la sécurité sur nos routes ». Le rapport de la Commission des lois est attendu dans les prochaines heures pour un examen et un vote en séance plénière dès que celle-ci sera programmée.
La session démarre avec l'étude de projet de loi portant code de la route