La Nation Bénin...
Dans l’après-midi du mardi 25 août, le Président de la République, Romuald Wadagni, s’est rendu, sans annonce préalable, au camp militaire de Parakou, base arrière de l’opération Mirador engagée contre le terrorisme dans le septentrion. Une visite de proximité qui a profondément marqué les troupes rencontrées.
C’est en fin d’après-midi, alors que la chaleur commençait à retomber sur Parakou, que le convoi présidentiel a franchi, sans tambour ni trompette, les grilles du camp militaire. Aucune annonce n’a précédé ce déplacement, conformément à la méthode que le Chef de l’État a adoptée pour ses tournées de contrôle de l’action publique.
Sur place, la nouvelle de l’arrivée imminente du Président de la République a d’abord suscité une agitation contenue, vite transformée en un mouvement spontané de rassemblement. Officiers et hommes du rang se sont alignés pour accueillir le Chef suprême des Armées.
« Nous ne nous attendions vraiment pas à le voir arriver ainsi, en personne, jusqu’ici. Quand nous avons compris que c’était bien lui, certains de mes hommes en avaient les larmes aux yeux», raconte un officier supérieur en charge de la coordination opérationnelle, encore visiblement saisi par l’instant.
Un caporal engagé depuis plusieurs mois dans les opérations de sécurisation du septentrion confie, la voix empreinte d’émotion : « On se bat loin des projecteurs, parfois on se demande si notre sacrifice est vu. Aujourd’hui, le Président est venu nous serrer la main, un à un. Cela redonne du sens à tout ce qu’on fait ici. »
Loin des postures protocolaires, le Président Romuald Wadagni s’est longuement entretenu avec les militaires engagés dans l’opération Mirador, s’enquérant de leurs conditions de vie, de leur équipement et des réalités opérationnelles auxquelles ils font face au quotidien.
Cette proximité inhabituelle a marqué les esprits. « Il nous a posé des questions précises, il voulait comprendre nos difficultés réelles, pas seulement les rapports qu’on lui présente. On a senti un chef qui écoute vraiment », témoigne un sergent affecté à la logistique de la base.
Un autre soldat, jeune recrue originaire de l’Atacora, raconte avec une fierté non dissimulée: « J’ai pu lui parler directement, lui dire ce qu’on vit sur le terrain. Jamais je n’aurais imaginé vivre un tel moment quand je me suis engagé. »
La lutte antiterroriste au cœur des échanges
Au-delà du contact humain, cette visite a permis au Chef de l’État de s’imprégner, de manière directe, des enjeux liés à la sécurisation du territoire national face à la menace terroriste qui pèse sur les zones frontalières du septentrion.
La hiérarchie militaire a saisi l’occasion pour présenter au Président de la République l’état des dispositifs déployés, les résultats obtenus dans le cadre de l’opération Mirador, ainsi que les besoins identifiés pour renforcer davantage l’efficacité des unités engagées.
« Le Président a manifesté un intérêt réel pour les questions opérationnelles. Ce n’est pas une visite de façade, c’est un chef d’État qui veut comprendre pour mieux décider », relève un cadre de l’état-major présent lors des échanges.
Une reconnaissance qui galvanise
Au sortir de cette rencontre, plusieurs militaires ont exprimé le sentiment d’une reconnaissance longtemps attendue. Dans un contexte où l’engagement des forces de défense et de sécurité contre le terrorisme exige des sacrifices considérables, la visite du Chef de l’État a été perçue comme un signal fort adressé à celles et ceux qui sont en première ligne.
« On donne notre temps, parfois notre santé, loin de nos familles, pour que le pays soit en sécurité. Voir le Président venir jusqu’à nous, sans mise en scène, cela vaut toutes les décorations », confie un adjudant visiblement ému, en marge de la visite.
Gouverner au plus près
Cette descente au camp militaire de Parakou illustre la méthode que le Président Romuald Wadagni entend privilégier : ne pas se contenter des comptes rendus administratifs, mais aller constater, sur le terrain, les conditions réelles dans lesquelles opèrent les forces de défense et de sécurité.
En consacrant une partie de sa journée à ces échanges directs avec les militaires engagés dans l’opération Mirador, le Chef de l’État a réaffirmé l’attention particulière qu’il porte à la sécurité du territoire national et à celles et ceux qui, au quotidien, la garantissent.
Pour les hommes et femmes rencontrés au camp militaire de Parakou, cette visite restera longtemps un moment à part : celui où le Chef suprême des Armées est venu, en personne, leur dire que leur engagement est vu, reconnu et soutenu au plus haut niveau de l’État.
Au moment du départ du convoi présidentiel, plusieurs soldats se sont spontanément regroupés devant le portail du camp pour un dernier salut. « Ce que je retiens surtout, c’est la simplicité du Président, sa manière de nous parler d’égal à égal », confie un caporal-chef, encore sous le coup de l’émotion, tandis que ses camarades acquiesçaient en silence.
Le Président Romuald Wadagni s’est longuement entretenu avec les militaires engagés dans l’opération Mirador...