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Cent ans de vie et de lettres: Le plus célèbre écrivain béninois a 100 ans

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Cent années au cours des- quelles il a semé l’immortali- té à travers ses œuvres Cent années au cours des- quelles il a semé l’immortali- té à travers ses œuvres

Le patriarche et illustre écrivain d’origine béninoise boucle 100 années de vie bien accomplies. Une grâce, un honneur, une fierté pour le peuple béninois et pour le reste du monde.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 22 sept. 2026 à 07h18 Durée 3 min.
#Olympe Bhêly-Quenum

Le 20 septembre 2026, Olympe Bhêly-Quenum a bouclé un siècle de vie. Cent années au cours desquelles il a semé l’immortalité. Cent raisons donc de le célébrer, d’honorer ce digne fils du Bénin, écrivain à l’inspiration intarissable, auteur dont le roman Un piège sans fin fait partie des meilleures ventes au monde.

Béninois né au Bénin, il quitte très jeune le pays pour poursuivre ses études en France avec la bénédiction de ses géniteurs.

« Donne-toi les moyens de réaliser tes légitimes ambitions ; moi, je t’accorde ma bénédiction et tu as ma tendresse de père ». Son père s’adressait ainsi à lui à son départ. Or, dans sa tête mûrissait déjà l’élan d’un homme engagé pour la réussite : « Obtenir des diplômes, se réaliser, écrire et s’imposer en homme libre. »

Mais il fallait se battre pour y arriver, n’étant pas boursier de la France d’Outre-Mer. Fort heureusement, il gagne presque à tous les coups. Bepc en poche, baccalauréat de lettres classiques ensuite, champion du saut en hauteur (1,85 m) de l’Académie de Caen et deuxième de France par ailleurs, il vole de succès en succès, déterminé à ne point fléchir. Puis cela continue : premier au concours général des bourses Zellidja de l’Académie de Caen, dès la première édition, succès au baccalauréat de philosophie… Olympe Bhêly Quenum est nommé surveillant d’externat au lycée de Coutances. Il s’inscrit alors à l’Université de Caen et obtient avec brio une licence de lettres classiques. Il est promu adjoint d’enseignement chargé des cours de français, de latin et de grec. Par la suite, il obtient une licence puis une maîtrise en sociologie et anthropologie à la Sorbonne avec la mention Très bien. Puis s’enchaîne la publication des ouvrages littéraires, à commencer par le roman Un Piège sans fin, publié chez Stock à Paris en 1960. Le livre sera traduit en anglais, en slovène, en américain, etc.

Succès

Cinq années après, il sort Le Chant du lac aux éditions Présence Africaine. En 1966, il reçoit le Grand Prix littéraire d’Afrique pour ce deuxième roman, qui sera traduit en russe et en tchèque. En 1968, il publie Liaison d’un été, un recueil de nouvelles dont la plupart sont traduites en plusieurs langues européennes et ont fait l’objet de recherches et de thèses en Afrique, mais aussi à la Sorbonne.

Il marque une pause de deux ans et met sur le marché Un Enfant d’Afrique chez Larousse. Cette fois-ci, c’est un roman pour les jeunes qui a été très vite traduit en russe, partiellement en anglais et en swahili.

Il publie en 1979 L’Initié aux éditions Présence Africaine. Cet ouvrage également va susciter beaucoup de thèses et une excellente communication à l’Université de Bologne, en Italie. Il est étudié par des étudiants en socio-anthropologie de l’Université Paul-Valéry, à Montpellier. En 1994 et 1998, il sort successivement Les Appels du Vodou aux éditions L’Harmattan et La Naissance d’Abikou chez Phoenix Afrique. La Naissance d’Abikou est un recueil de nouvelles dont beaucoup sont connues chez les anglophones et les Allemands.