La Nation Bénin...
Le Bénin et le Portugal viennent de franchir un nouveau palier dans le renforcement de leurs relations économiques. En présence des ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays, l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) du Bénin et l’Agence pour l’investissement et le commerce extérieur du Portugal (Aicep) ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente destiné à stimuler les investissements, favoriser les partenariats d’affaires et encourager les échanges économiques entre les deux nations.
A travers l’accord entre les agences de promotion de l’investissement signé, vendredi 24 avril, Cotonou et Lisbonne affichent une ambition commune. Celle de bâtir une coopération économique moderne, pragmatique et orientée vers des résultats tangibles. Plus qu’un simple acte diplomatique, le mémorandum ouvre la voie à une dynamique nouvelle fondée sur la complémentarité des atouts béninois et portugais. Le directeur général de l’Apiex, Eric Akoutey, a souligné la portée stratégique de cette signature. Selon lui, cet accord marque « une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération économique entre le Bénin et le Portugal ». Il s’inscrit, a-t-il expliqué, dans la vision portée par le gouvernement béninois de construire « une économie productive, structurée et tournée vers la transformation locale ». Cette ambition, a-t-il poursuivi, se matérialise particulièrement dans des secteurs à fort impact tels que l’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme, la construction et les bâtiments et travaux publics. Le responsable de l’Apiex reconnait que le Bénin connaît aujourd’hui une mutation profonde de son paysage économique et urbain. Routes modernes, logements, infrastructures portuaires, zones économiques spéciales, équipements publics… Les chantiers se multiplient et traduisent la volonté de transformation nationale.
« Les besoins en construction sont considérables et s’inscrivent dans la durée », a insisté Eric Akoutey, rappelant que la stratégie béninoise vise à structurer des chaînes de valeur compétitives et durables, capables de satisfaire les besoins internes tout en rayonnant au-delà des frontières nationales.
Dans cette perspective, le partenariat avec le Portugal apparaît comme un choix cohérent. Ce pays européen dispose d’une expertise reconnue dans les métiers de la construction, de l’ingénierie, de la fabrication d’équipements et de la formation technique. En face, le Bénin offre un marché en croissance, un environnement des affaires en amélioration constante et une volonté politique assumée d’industrialisation.
Opportunités d’investissement
Le mémorandum d’entente repose ainsi sur trois axes prioritaires clairement identifiés. Le premier concerne la formation et le renforcement des capacités des entreprises locales afin d’élever le niveau de compétence et de professionnalisation dans des domaines stratégiques comme l’agriculture, les énergies renouvelables, l’industrie, l’énergie et le Btp. Le deuxième axe porte sur le développement d’une base industrielle locale, notamment à travers l’installation d’unités de production d’équipements et de matériaux de construction. Une orientation qui rejoint la volonté du Bénin de transformer localement davantage de ressources et de réduire sa dépendance extérieure. Enfin, la troisième priorité vise à encourager les partenariats entre entreprises béninoises et portugaises pour la réalisation conjointe de projets structurants. Pour les deux parties, il s’agit de créer des synergies capables de générer de la croissance, des emplois et des transferts de compétences.
« Le développement du Bénin passera par la création de valeur sur son territoire et par la maîtrise de ses capacités de construction », a assuré Eric Akoutey, convaincu que la coopération avec le Portugal contribuera à accélérer cette dynamique dans un esprit gagnant-gagnant.
Du côté portugais, Paulo Rios de Oliveira, administrateur principal de l’Aicep, a rappelé la mission de son institution. Cette agence publique portugaise est chargée d’attirer les investissements étrangers, de soutenir l’internationalisation des entreprises portugaises, de favoriser la croissance des exportations et de promouvoir l’image du Portugal à travers un vaste réseau mondial. Pour lui, la signature de cet accord traduit une volonté claire de consolider la relation économique entre Lisbonne et Cotonou. Au-delà du cadre institutionnel, l’objectif est surtout de créer des conditions concrètes permettant aux entreprises des deux pays d’identifier des opportunités d’investissement et de se développer ensemble.
Il a toutefois insisté sur l’impératif de résultats. « Cet accord établit une base de travail, mais sa valeur dépendra de notre capacité à le traduire en projets, en partenariats et en résultats mesurables », a-t-il déclaré. L’engagement, selon lui, est d’agir avec rigueur dans l’exécution, de rapprocher les entreprises et de transformer cette coopération en initiatives concrètes. À travers cette signature, le Bénin confirme son attractivité grandissante sur la scène internationale et sa volonté de diversifier ses partenariats économiques. Quant au Portugal, il affirme son intérêt pour une économie béninoise en pleine mutation, porte d’entrée stratégique vers le marché ouest-africain. Ce mémorandum d’entente sonne ainsi comme la promesse d’une coopération féconde, bâtie sur la confiance, l’investissement productif et la prospérité partagée.
Les deux parties renforcent leur coopération