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Le gouvernement béninois et les États-Unis, à travers le Millennium challenge corporation (Mcc), donnent le coup d’envoi de la reconstruction du tronçon Setto-Dassa-Zoumè. Longue de 38,74 km, cette infrastructure stratégique sera aménagée en 2×2 voies, avec un accent particulier sur la sécurité routière et la fluidité du corridor Cotonou-Niamey.
La route Setto-Dassa- Zoumè entre dans sa phase effective de reconstruction. Georges Alé, ministre du Cadre de vie et des Transports, a procédé au lancement officiel des travaux ce mercredi 9 septembre à la préfecture des Collines à Dassa-Zoumè. Cette reconstruction s’inscrit dans le cadre de l’Accord de don d’un montant global de 291 millions de dollars américains, comprenant une contribution de 202 millions de dollars américains du gouvernement des États-Unis d’Amérique, à travers le Millennium Challenge Corporation (Mcc), et une contribution de 89 millions de dollars américains du gouvernement de la République du Bénin. Mis en œuvre par le Millennium Challenge Account-Bénin Régional sur une période de cinq ans, ce programme vise notamment à réduire les coûts de transport, améliorer la sécurité routière et renforcer la compétitivité du corridor Cotonou-Niamey. Pour le ministre Georges Alé, la modernisation des infrastructures routières constitue un levier majeur du développement économique. Le tronçon Setto-Dassa-Zoumè constitue une composante de la reconstruction en 2×2 voies de la RNIE2 Cotonou-Allada-Bohicon- Dassa-Zoumè, longue au total de 207 km et représentant un investissement de plus de 288 milliards de francs Cfa. La position de Dassa-Zoumè confère à cet axe une importance particulière. La ville se trouve au point de convergence des flux en provenance de Cotonou vers le Niger, via Malanville, et vers le Burkina Faso, par Porga. L’amélioration de cette liaison doit ainsi contribuer à fluidifier les échanges avec les pays du Sahel, à réduire les temps et coûts de transport et à renforcer la compétitivité du Port de Cotonou dans les échanges régionaux.
Le tronçon traverse les communes de Djidja et de Dassa-Zoumè, reliant également plusieurs bassins de production agricole aux centres de consommation et de services. Il devrait, de ce fait, favoriser la circulation des personnes et des marchandises tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour les populations riveraines. Le ministre a insisté sur la nécessité de réaliser les travaux dans les délais, conformément aux exigences de qualité et aux normes environnementales et sociales. Il a également appelé à une attention particulière à la sécurité des travailleurs, des usagers et des riverains, ainsi qu’à la restauration des moyens de subsistance des personnes affectées par le projet. Shane Dixon, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Bénin, a pour sa part souligné que le projet, envisagé depuis plusieurs années, entre désormais dans sa phase concrète. A l’en croire, la nouvelle infrastructure doit faciliter le transport des biens et des personnes, améliorer l’accès des producteurs, artisans et industriels aux marchés et contribuer à attirer davantage d’investissements privés.
Une infrastructure pensée pour la sécurité
Le projet porte sur la reconstruction de 38,114 km de route en 2×2 voies. Les travaux, prévus pour durer trois ans, comprennent notamment des ouvrages d’assainissement et hydrauliques, 61 dalots, environ 15 km de caniveaux et 34 km de fossés latéraux. Un ouvrage majeur sera également réalisé sur le Zou. Le pont, d’une longueur de 67,7 mètres et composé de trois travées en béton armé, doit contribuer à sécuriser et fluidifier la circulation sur cet axe fortement sollicité. Le projet prévoit aussi l’aménagement d’une intersection particulière ainsi que la construction d’une gare de péage moderne adaptée aux différents types de véhicules. La sécurité routière constitue l’un des objectifs centraux de l’investissement. Le projet vise une infrastructure classée trois étoiles en matière de sécurité, avec notamment une signalisation temporaire pendant les travaux, des déviations matérialisées, des limitations de vitesse et le maintien de l’accès aux habitations, écoles, marchés et lieux de culte. Au-delà de l’infrastructure, le programme comprend un volet consacré à l’efficacité du corridor. Celui-ci prévoit des actions portant sur le contrôle technique des véhicules, le pesage, l’immatriculation, le renouvellement du parc automobile, la professionnalisation des transporteurs et conducteurs ainsi que l’amélioration de l’information sur les transports. Un volet d’employabilité et d’entrepreneuriat doit également permettre d’accompagner des jeunes, notamment dans la mécanique automobile et l’agro-industrie.
La route Setto-Dassa-Zoumè entre dans sa phase effective de reconstruction