La Nation Bénin...
Le Bénin a honoré sept cadres du ministère des Affaires étrangères, distingués pour leur engagement au service de la diplomatie et de l’administration publique, ce jeudi 23 avril à Cotonou.
La reconnaissance de la nation s’est exprimée dans la solennité. Sept cadres du ministère des Affaires étrangères ont été décorés par la Grande chancellerie, en présence de plusieurs autorités administratives et diplomatiques.
Au total, quatre récipiendaires ont été faits chevaliers de l’Ordre national du Bénin, tandis que trois autres ont été élevés au grade de chevalier de l’Ordre du mérite du Bénin. Une distinction qui consacre des années de service au sein de l’appareil diplomatique et administratif de l’État. « Au nom du président de la République, Grand maître des Ordres nationaux du Bénin, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons chevaliers… ». C’est par cette formule solennelle que Dandi Gnamou, Grand officier de l’Ordre national du Bénin, déléguée par la vice-présidente de la République, Grande chancelière de l’Ordre, a distingué les récipiendaires. Diplomates, secrétaires des affaires étrangères, cadres administratifs et financiers, tous avec des profils particuliers reflètent la diversité des métiers qui concourent à l’action extérieure de l’État. Il s’agit notamment de : Angelo Agbodoyetin, Carmen Albine Morgean, Michel Amannian Ogou, Toussaint Didier Posset, Kora Idrissou Takou Sounon Bori, Hortense Ayaba Adandé Gbegan et Tayéwo Damien Afouda.
L’exigence du service diplomatique
Avant le port des insignes, Dandi Gnamou a salué le rôle déterminant des diplomates béninois dans un contexte international marqué par des tensions et des crises. « Dans le bruit du monde, vous faites entendre la voix du Bénin et vous faites du Bénin un État souverain, respecté et ouvert », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur la dimension stratégique de leur mission, soulignant que « la paix commence souvent par la persévérance du dialogue et par la justesse des formulations ». Une manière de rappeler que la diplomatie repose autant sur la rigueur que sur la finesse des négociations. Évoquant particulièrement les parcours de certains récipiendaires, elle a mis en avant leur expérience de plus de 15 ans, leur discernement et leur capacité à défendre les intérêts du pays dans des négociations parfois sensibles.
Au-delà de la diplomatie stricto sensu, Dandi Gnamou a également mis en lumière le rôle essentiel des fonctions administratives et financières. « Une diplomatie sans administration robuste se fissure à la première bourrasque », a souligné la présidente de la Haute Cour de justice. Elle a rendu hommage à la rigueur des services administratifs et financiers, garants de la crédibilité de l’État. « La confiance s’écrit aussi en chiffres », a-t-elle affirmé, saluant la probité et la discipline des agents concernés.
Des carrières marquées par la constance
Les distinctions remises viennent consacrer des carrières longues et engagées. Le plus jeune des récipiendaires totalise au moins quinze années de service, preuve d’une fidélité durable à la mission publique.
« Vous les avez gagnées par la durée, par la constance, par cette fidélité au devoir que souvent rien n’applaudit, mais que la République n’oublie pas », a rappelé Dandi Gnamou.
Au-delà de la reconnaissance individuelle, chaque médaille symbolise des sacrifices personnels, des exigences professionnelles élevées et un engagement souvent discret au service de la nation. La portée de ces décorations dépasse le cadre honorifique. Pour les récipiendaires, elles constituent également une exigence nouvelle. « Le ruban que l’on va vous épingler ne clôt pas, il recommence », a insisté l’autorité, invitant les décorés à incarner davantage encore les valeurs du service public.
Elle a également associé les familles des récipiendaires à cet hommage, saluant leur soutien dans l’ombre, entre absences prolongées et contraintes professionnelles.
À travers cette cérémonie, la République du Bénin réaffirme son attachement à la reconnaissance du mérite et à la valorisation de l’excellence dans l’administration publique. Une manière de rappeler que, dans la discrétion du travail quotidien, se construit aussi le rayonnement du pays sur la scène internationale.