La Nation Bénin...
A l’occasion de la célébration de la 16e édition de la Journée africaine des frontières (Jaf), Djibril Mama Cissé, ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a mis en lumière le rôle stratégique des populations frontalières dans la préservation de la sécurité nationale et la construction de territoires résilients.
Le Bénin a célébré ce 7 juin la Journée africaine des frontières, une commémoration instituée par l’Union africaine pour promouvoir une gestion concertée des espaces frontaliers et renforcer leur contribution au développement des États africains. « Populations frontalières et sécurité nationale : construire ensemble des territoires résilients ». Tel est le thème retenu pour cette édition qui vise à sensibiliser les décideurs, chercheurs, partenaires au développement et populations à l’importance d’une gestion efficace des frontières afin de contribuer à l’émergence d’une Afrique durablement affranchie des conflits. Selon Djibril Mama Cissé, le choix de ce thème traduit la place centrale qu’occupent les frontières dans la stabilité des États et la nécessité d’impliquer davantage les communautés riveraines dans les mécanismes de prévention et de gestion des crises sécuritaires. Il a insisté sur la nécessité de considérer les frontières non pas comme de simples lignes de séparation, mais comme des espaces d’échanges, de coopération et d’interconnexion entre les peuples. Djibril Mama Cissé a souligné que la consolidation de la sécurité au sein des communautés riveraines demeure une condition essentielle à un développement durable. A cet effet, il a appelé les différents acteurs à renforcer les mécanismes de concertation, de coopération et de communication afin de préserver la paix et la stabilité dans les zones frontalières.
Pour lui, cette célébration intervient dans un environnement marqué par le renforcement de la réactivité des forces de défense et de sécurité ainsi que par une amélioration de la résilience des communautés confrontées aux défis sécuritaires dans la partie septentrionale du Bénin.
Face à la menace persistante de l’extrémisme violent dans certaines zones frontalières, le Bénin multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération entre les populations locales, les collectivités territoriales et les forces de sécurité. Pour le gouvernement, la sécurité des espaces frontaliers ne peut être assurée durablement sans une implication active des communautés concernées. Djibril Mama Cissé a d’ailleurs mis en avant les efforts déployés par le gouvernement sous le leadership du président Romuald Wadagni. Il a rappelé que le Programme de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (Pgief) constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments de réduction des vulnérabilités et de renforcement de la résilience des populations vivant dans les zones frontalières. Plusieurs projets et programmes seront orientés vers ces espaces afin de promouvoir le vivre-ensemble, renforcer le sentiment d’appartenance nationale et consolider les acquis en matière de sécurité et de développement.
Pour marquer cette commémoration de la 16e édition de la Journée africaine des frontières qui coïncide avec le 13e anniversaire de la Semaine des frontières béninoises (Sfb), plusieurs activités sont programmées dans différentes communes frontalières. Des ateliers de sensibilisation sont notamment prévus à Kérou, Tchaourou, Dogbo, Savalou et Savè afin de mieux faire connaître le rôle de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABeGIEF) dans la construction de la résilience communautaire. Le programme comprend également l’organisation de consultations médicales foraines dans la commune de Tchaourou ainsi que des séances de sensibilisation destinées aux acteurs universitaires sur les facteurs de vulnérabilité et les mécanismes de résilience au sein des communautés.
Pour Djibril Mama Cissé, ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, la Journée africaine des frontières constitue une occasion privilégiée pour encourager les États africains à renforcer leur coopération et à tirer pleinement profit des opportunités offertes par l’intégration régionale. Il a estimé que la stabilité, la cohésion sociale et le développement durable doivent progresser de manière simultanée pour permettre à l’initiative de l’Union africaine « Faire taire les armes » de devenir réalité sur l’ensemble du continent.
Djibril Mama Cissé, ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique