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Le Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2026, a démarré, hier lundi 1er juin sur toute l’étendue du territoire national. A Cotonou, notamment dans les centres de composition des Écoles primaires publiques de Mènontin Nord et de Fifadji, l’heure était à la discipline, à la mobilisation des parents et à la vigilance des encadreurs.
A l’Epp Mènontin Nord, le jour se lève sur un ballet déjà bien organisé. Peu après 6 heures du matin, parents, candidats et responsables du centre convergent vers l’établissement, transformé pour quatre jours en centre stratégique d’évaluation scolaire. Dans la cour, l’atmosphère mêle stress discret et encouragements familiaux. Certains parents, surtout des mères, accompagnent leurs enfants jusque devant les salles d’examen avant de se retirer progressivement.
Pour Maquer Adjanohoun, chef centre à l’Epp Mènontin Nord, tout avait été minutieusement préparé en amont. « Nous attendions 310 candidats qui sont effectivement présents, dont 140 filles, répartis dans neuf salles. Ils sont tous présents », confie-t-il. Pour lui, l’organisation avait véritablement commencé dès le week-end avec la réception du matériel dit lourd, comprenant enveloppes, feuilles de composition et autres documents administratifs.
Le matériel sensible, notamment les épreuves, a été retiré dès l’aube au commissariat. « Déjà à 6 heures, nous étions au commissariat. Nous sommes revenus autour de 6h10 ou 6h15 et certains parents étaient déjà sur les lieux », explique-t-il. A mesure que l’heure avance, les surveillants rejoignent le centre. Aux environs de 7 heures, l’effectif est au complet. Une séance d’appropriation des textes réglementaires est alors organisée. « Nous avons fait une lecture-commentaire des textes qui régissent l’examen afin que chacun comprenne son rôle », précise le chef centre.
Peu avant 8 heures, candidats et enseignants prennent place dans les classes. Deux surveillants par salle, selon une organisation rigoureuse.
L’ouverture des plis se fait dans le strict respect des procédures. « C’est scellé tel que nous l’avons reçu du commissariat. Nous avons procédé à l’ouverture officielle dans une salle témoin avant le dispatching », détaille Maquer Adjanohoun. La première épreuve, la lecture, donne le coup d’envoi de la journée. S'ensuivent l’expression écrite puis l’Éducation scientifique et technologique (Est) avant une pause de mi-journée. Dans l’après-midi, les candidats retrouvent les salles pour l’Éducation sociale (Es) puis les épreuves orales d’Éducation artistique (Ea).
Des consignes fermes
« Il n’y a pas d’enseignant à la porte. Un surveillant est devant, un autre derrière. Cela évite toute possibilité de souffler quoi que ce soit », insiste Maquer Adjanohoun. Le contrôle d’identité constitue également une priorité. « Nous avons comparé les cartes d’identité aux listes d’émargement fournies par la direction des Examens et concours pour vérifier que chaque candidat est bien à sa place », ajoute-t-il. Le dispositif sécuritaire contribue aussi à cette sérénité observée. « Les forces de l’ordre sont là, elles effectuent des rondes. Côté sécurité, il n’y a pas de problème », rassure le chef centre.
A quelques kilomètres de là, au Complexe scolaire de Fifadji, même ambiance studieuse. Sous les arbres et aux abords du portail, des parents patientent discrètement tandis que les candidats poursuivent leurs compositions. Le chef centre, Serge Clédjo, dresse un premier bilan globalement satisfaisant. « La commission a été convoquée pour 7 heures et cela a été effectif. Nous avons fait les contrôles de présence et démarré avec la lecture », explique-t-il. Le centre de Fifadji compte 338 candidats. Seul couac relevé : deux absences enregistrées.
« Nous avons remarqué seulement deux filles absentes. A part cela, tout se passe normalement », souligne-t-il. Comme à Mènontin Nord, les épreuves de lecture, d’expression écrite et d’Est ont été conduites sans incident majeur.
Les enseignants, selon le chef centre, respectent strictement les directives officielles. « Ils sont présents et suivent les instructions pour bien accomplir leurs tâches », affirme Serge Clédjo.
La sécurité discrète mais visible
« Les agents de police sont là. Ils restent surtout au portail et font quelques rondes sans intimider les enfants », explique-t-il. Le contact avec les familles se déroule dans le calme. « Les parents viennent, mais après avoir laissé les enfants, ils sortent du centre et reviennent à la fin des compositions », précise le chef centre, Serge Clédjo. En dehors des responsables administratifs, les parents vivent eux aussi cette échéance avec une implication particulière. Au centre de Fifadji, Oscar Marius Hountondji, enseignant au collège et parent d’élève, suit avec attention la journée de son enfant. « Quand je me suis rapproché de lui après la matinée, il m’a confié que tout s’est bien passé et qu’il s’est retrouvé dans les épreuves », raconte-t-il. Pour ce père de famille, la préparation ne se limite pas au travail académique.
« Depuis hier, j’ai pris toutes les dispositions nécessaires pour qu’il ne soit pas mouillé et que ses effets soient protégés. Je l’ai accompagné dès 6 heures du matin », explique-t-il. Il dit avoir également veillé au repos mental de son enfant. « Je lui avais pris un répétiteur, mais à une semaine de l’examen, j’ai préféré arrêter pour laisser son cerveau se reposer », ajoute Oscar Marius Hountondji.
Dans les deux centres visités, un même mot revient dans les propos à savoir la sérénité. Les responsables invitent les candidats à poursuivre les épreuves sans peur ni précipitation. « Il n’y a rien de difficile. Ce sont des notions vues tout au long de l’année », rassure Maquer Adjanohoun. Ce mardi, les candidats retrouveront leurs copies pour les mathématiques, la dictée et la suite de l’Éducation artistique, avec la couture retenue cette année pour l’épreuve pratique.
Après la première journée, le Cep 2026 semble avoir trouvé son rythme à Cotonou, entre rigueur organisationnelle, présence parentale et encadrement sécuritaire discret mais efficace.
Complexe scolaire Fifadji, centre de composition Cep 2026