La Nation Bénin...
Actrices majeures de la célébration de la Gaani 2026, les femmes ont une nouvelle fois démontré leur engagement dans la sauvegarde et la transmission du patrimoine culturel baatonu et boo. Au palais impérial de Nikki, elles se sont illustrées dans les différentes séquences de la fête, notamment lors des cérémonies d’allégeance, du Massada et des dons au Sina Boko.
Pendant les trois jours de célébration de la Gaani 2026, les femmes ont occupé une place de choix dans les différentes séquences de la fête. Présentes aux côtés des dignitaires, elles ont activement participé aux rites et manifestations qui rythment cette grande célébration culturelle. Au palais impérial de Nikki, leur mobilisation s’est particulièrement distinguée lors des cérémonies d’allégeance au Sina Boko, Sa Majesté Séro Torou Touko Sari. Alors que la Gnon Kogui accomplissait le rituel du rasage, d’autres femmes, vêtues de leurs tenues traditionnelles, se sont mobilisées pour accueillir et souhaiter la bienvenue aux hôtes du palais impérial. Réparties en différents groupes, elles ont ainsi contribué à l’animation des cérémonies et à la valorisation des pratiques ancestrales. Une implication qui traduit leur attachement à la culture et leur volonté de perpétuer un héritage transmis de génération en génération. La présence féminine s’est également affirmée au sein de la Cour impériale. Plusieurs femmes assumant des responsabilités traditionnelles ont pris part aux différentes séquences de la célébration. Parmi elles figurent Sounon Wéséko, présentée comme la Première ministre de la Cour, ainsi que Sounon Gaya, Sounon Yérima et Sounon Ganigui. Leur implication témoigne de la place importante accordée aux femmes dans l’organisation et la perpétuation des traditions de l’empire de Nikki. L’un des temps forts de cette mobilisation féminine reste le Massada, rituel au cours duquel les femmes apportent des présents au Sina Boko. Après avoir accompli leur allégeance, elles se sont mobilisées pour rassembler et remettre les dons destinés à l’empereur. « Elles témoignent ainsi de leur respect à l’autorité impériale tout en rappelant que les rites anciens continuent d’être observés », explique Tassou Yérima Mounirou, secrétaire de la Cour impériale.
Une animation féminine aux couleurs baatonu et boo
Les femmes baatonu et boo ont également marqué la Gaani 2026 par la richesse de leurs animations. Du premier au dernier jour des manifestations, elles étaient aux côtés des gardiens du temple lors de la sortie des tambours, accompagnant de leur voix et leur énergie à ce moment fort de la célébration. Dans l’animation, elles se sont distinguées par leurs cris et chants de bienvenue en hommage aux invités et aux différentes délégations. Elles ont également effectué une belle procession avant de prendre possession de l’arène pour des prestations folkloriques riches en couleurs. Au rythme des tambours, des chants, des cris des griots et des pas de danse, les femmes des communautés baatonu et boo ont fait vivre les expressions culturelles de leur terroir durant les trois jours. Par leur participation aux différents rites et manifestations, les femmes donnent ainsi une dimension particulière à la Gaani. Par leur présence, leurs gestes rituels et leur implication dans les cérémonies, elles contribuent à maintenir vivantes les pratiques ancestrales et à assurer leur transmission aux générations futures.
L’implication des femmes témoigne de la place qu’elles occupent dans l’organisation et la perpétuation des traditions de l’empire de Nikki