La Nation Bénin...
Dans ses perspectives pour l’année 2026, la Banque mondiale dresse un tableau nuancé des marchés agricoles mondiaux, marqué à la fois par des opportunités de stabilisation et des risques persistants. L’institution financière internationale souligne que, malgré un lMarchés agricoles en 2026. Les perspectives prudentes mais structurantes de la Banque mondialeéger rééquilibrage entre l’offre et la demande pour certaines cultures, les marchés restent vulnérables à de multiples facteurs structurels et conjoncturels.
Entre reprise progressive de la production, risques climatiques accrus et incertitudes géopolitiques, la Banque mondiale anticipe pour 2026 une évolution prudente des marchés agricoles, appelant à des réformes structurelles pour renforcer la sécurité alimentaire mondiale. Selon les projections, les prix des principales denrées agricoles devraient globalement se maintenir à des niveaux relativement élevés, bien qu’inférieurs aux pics observés lors des crises précédentes.
Cette évolution s’explique par une amélioration attendue de la production dans certaines régions, soutenue par des investissements agricoles et par une meilleure diffusion des technologies.
Toutefois, la Banque mondiale insiste sur le fait que ces progrès demeurent inégalement répartis. Les céréales devraient rester au cœur des préoccupations en 2026. La demande mondiale continue de croître, portée par l’augmentation démographique et les besoins de l’industrie agroalimentaire et de l’alimentation animale.
Dans le même temps, les contraintes climatiques et environnementales limitent l’expansion rapide de l’offre. La Banque mondiale avertit que les chocs climatiques, de plus en plus fréquents, pourraient rapidement inverser les tendances positives anticipées.
Pour les produits tropicaux et certaines cultures de rente, les perspectives sont également contrastées. Le café, le cacao et le coton pourraient bénéficier d’une demande soutenue sur les marchés internationaux, mais les producteurs restent exposés à la volatilité des prix et aux risques liés aux conditions de production.
L’institution appelle à un renforcement des mécanismes de gestion des risques et à une meilleure intégration des producteurs aux chaînes de valeur.
La Banque mondiale met également l’accent sur les enjeux de durabilité. La transition vers des systèmes agricoles plus résilients et respectueux de l’environnement est présentée comme une condition essentielle pour stabiliser les marchés à long terme. Les investissements dans l’irrigation, la recherche agronomique, la diversification des cultures et la réduction des pertes post-récoltes figurent parmi les priorités identifiées.
Aussi, l’institution souligne que les politiques publiques joueront un rôle décisif en 2026. Le soutien ciblé aux petits producteurs, l’amélioration de l’accès aux financements agricoles et la coopération régionale sont autant de leviers pour renforcer la sécurité alimentaire. Dans un contexte mondial incertain, la Banque mondiale appelle à des réponses coordonnées afin de limiter les effets de la volatilité des marchés agricoles et de garantir un accès durable à l’alimentation. Globalement, pour l’année 2026, la Banque mondiale table sur des marchés agricoles plus stables, mais avertit que la résilience des systèmes alimentaires dépendra fortement des politiques d’investissement, de l’adaptation climatique et de la gestion des échanges internationaux.
Les céréales devraient rester au cœur des préoccupations en 2026