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Modernisation des médias: Aurélie Adam Soulé Zoumarou dévoile sa feuille de route

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Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a présenté les principaux chantiers Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a présenté les principaux chantiers

Formation des journalistes, professionnalisation des entreprises de presse, mesure d'audience, production de contenus de qualité et adaptation au numérique. A l'occasion de la clôture de la 9? mandature de l’Odem, la ministre de la Communication, en charge des Médias, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a dévoilé les principaux axes qui guideront l'action gouvernementale.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 06 juil. 2026 à 00h54 Durée 3 min.
#action gouvernementale

La reddition de comptes en fin de mandat de l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias (Odem), a été l'occasion pour le gouvernement de réaffirmer sa vision pour l'avenir de la presse. Devant les professionnels des médias, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants des institutions de l'État, la ministre de la Communication, en charge des Médias, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a présenté les principaux chantiers qui doivent permettre de renforcer la qualité, la crédibilité et la viabilité économique du secteur. Pour la ministre, les profondes mutations provoquées par le numérique imposent une adaptation rapide des médias traditionnels. « Les médias sociaux, les fausses nouvelles, les manipulations de l'information bouleversent les pratiques journalistiques et redéfinissent les attentes des citoyens », a-t-elle souligné, estimant que cette évolution exige des professionnels « des compétences renforcées, une plus grande rigueur dans la profession, un respect accru des principes déontologiques et une adaptation permanente aux évolutions ».

Face à ces défis, le gouvernement entend accélérer la modernisation du secteur. La ministre a rappelé que « la vision du président est de bâtir un paysage médiatique professionnel, valorisant pour notre pays, économiquement viable et capable d'accompagner durablement les transformations de notre société ». Au cœur de cette stratégie figurent plusieurs réformes destinées à renforcer durablement le secteur. La première concerne la formation des professionnels des médias. Le gouvernement entend développer les dispositifs de formation initiale et continue afin d'améliorer les compétences des journalistes face aux nouveaux défis du numérique et de la production de l'information. La professionnalisation des entreprises de presse constitue un deuxième chantier majeur. Pour le gouvernement, il s'agit de favoriser l'émergence d'organes de presse solides, capables d'assurer leur pérennité économique tout en garantissant une information de qualité. La ministre a également annoncé un travail sur les questions relatives à la mesure d'audience, un outil devenu essentiel pour améliorer la connaissance du public, renforcer l'attractivité des médias auprès des annonceurs et soutenir le développement économique du secteur.

Autre priorité affichée, la production de contenus valorisants. L'objectif est de promouvoir des productions capables de mieux refléter les réalités nationales et d'accompagner les transformations économiques, sociales et culturelles du pays. « Tous ces chantiers vont permettre de mettre en place un cadre incitatif et favorable au développement des entreprises et des acteurs des médias », a indiqué Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle a toutefois insisté sur la responsabilité les professionnels eux-mêmes, appelés à « prendre pleinement la responsabilité de leur profession » pour accompagner les réformes. Au-delà des investissements publics, la ministre a plaidé pour une mobilisation de l'ensemble des acteurs. « C'est une mobilisation collective. L'État, les organes de régulation, les organisations professionnelles, les entreprises de presse, les établissements de formation, les partenaires et surtout les professionnels des médias eux-mêmes. Chacun a une responsabilité dans la construction d'un espace médiatique exemplaire », a-t-elle affirmé.

En termes de reddition de comptes de cette neuvième mandature de l'Odem, son président, Ulrich Vital Ahotondji, a indiqué que la crédibilité de la presse repose désormais sur sa capacité à produire des enquêtes de qualité, à respecter l'intégrité de l'information et à se distinguer des contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Il a également appelé les associations professionnelles à accompagner davantage l'Odem afin de renforcer l'application de ses décisions et de promouvoir une véritable culture de l'autorégulation.

Dans son intervention, la ministre a salué le travail accompli par l'institution durant les trois dernières années et encouragé la future équipe dirigeante à poursuivre les actions de sensibilisation, de médiation et de formation. Elle a formulé le vœu que les enseignements tirés de cette neuvième mandature permettent de faire de l'autorégulation « un véritable levier de qualité, de responsabilité et de crédibilité de la presse béninoise ».