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Pont de Djonou dans la commune de Calavi: Après les inondations, le retour à la normale

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Circulation désormais normale sur le pont de Djonou après les inondations Circulation désormais normale sur le pont de Djonou après les inondations

Le calvaire n’aura duré qu’un bout de temps. Sur le pont de Djonou, piétons, motos et automobiles ont repris, depuis ce week-end, leur droit d’aller et de venir sans se soumettre au diktat des eaux. La circulation y est plus fluide que jamais. A la grande satisfaction de tous. 

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 06 juil. 2026 à 00h45 Durée 3 min.
#innondation

A l’instar de Noël Dandjinou, conducteur de véhicule administratif résidant à Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi, de nombreux habitants de la cité dortoir se demandaient en rentrant chez eux vendredi soir, à quoi s’attendre ce lundi pour rallier leurs lieux de travail à Cotonou. Ces derniers jours, l’exercice s’est révélé plus que périlleux. Depuis mardi dernier, franchir le pont de Djonou à la lisière de Houédonou dans l’un ou l’autre sens relevait bien d’un calvaire. Il était plus aisé d’y passer avec une pirogue qu’une moto ou une voiture. Le contraste est saisissant. Ce pont était devenu le symbole des difficultés de circulation provoquées par les fortes pluies qui se sont abattues sur le Grand Nokoué. Sous les eaux, la voie était presque impraticable. Des files interminables de véhicules et de motos s’étiraient sur plusieurs centaines de mètres. Les moteurs tournaient au ralenti, les klaxons résonnaient sans cesse et les nerfs étaient mis à rude épreuve. Les fortes précipitations avaient provoqué une importante montée des eaux au niveau du pont et de ses abords immédiats. La chaussée s’était retrouvée envahie, obligeant les usagers à progresser très lentement ou même à stagner dans l’eau.

Pour beaucoup, un trajet habituellement effectué en une dizaine de minutes nécessitait parfois plus de deux heures. Les conducteurs de taxi-moto multipliaient les manœuvres pour éviter les zones les plus profondes. Les automobilistes craignaient les pannes. Les commerçants voyaient leurs livraisons retardées. Les travailleurs arrivaient difficilement à leurs bureaux et très en retard. L’axe stratégique reliant Abomey-Calavi à Cotonou semblait momentanément perdre sa fluidité habituelle. « On roulait au pas pour éviter que l’eau n’entre dans le moteur. Les bouchons sont interminables et le stress est énorme », se souvient le conducteur de véhicule administratif. Dans la soirée du vendredi, des agents de la police républicaine ont dû interdire d’accès une partie de la circulation pour limiter le mal.  

Une artère stratégique retrouvée

Face à cette situation, les autorités compétentes ont rapidement déployé plusieurs mesures destinées à limiter les désagréments. Des itinéraires de contournement ont été indiqués afin de décongestionner le secteur. Les forces de sécurité ont été mobilisées pour réglementer la circulation et fluidifier le trafic aux heures de pointe. Des agents ont orienté les automobilistes et motocyclistes vers les voies les moins encombrées. En parallèle, les équipes techniques se sont activées pour accélérer l’évacuation des eaux stagnantes. Les travaux de drainage et les différentes interventions ont progressivement permis la baisse du niveau de l’eau et le liquide objet de blocage a finalement été complétement évacué. Dès l’après-midi du samedi, les premiers signes d’amélioration étaient visibles. Les véhicules recommençaient à circuler normalement. Les embouteillages diminuaient d’heure en heure. Et ce dimanche, l’ouvrage fonctionne pratiquement comme si rien ne s’était passé. Jour du Seigneur, jour de repos pour beaucoup de familles, ce dimanche aura aussi été celui du soulagement.

Pour Noël Dandjinou et autres riverains qui empruntent ce trajet au quotidien, c’est bien plus qu’un soulagement. L’homme de 48 ans s’est déplacé personnellement ce dimanche pour s’assurer du rétablissement du trafic.

Le pont a retrouvé son visage habituel. La circulation est fluide. Le franchissement de l’ouvrage se fait en quelques minutes. Les regards inquiets ont laissé place aux sourires. Les klaxons se font rares. Les longues files d’attente appartiennent désormais au passé.

Pour Arnaud Kiki, de retour de son lieu de culte, la gestion de la situation mérite d’être saluée. « Elles ont vite et bien réagi», reconnait-il. Je quittais la maison à cinq heures du matin pour espérer arriver à l’heure au bureau depuis mercredi. C’est un énorme soulagement », laisse-t-il entendre. Blaise Agossou, lui ne cache pas son enthousiasme. « Nous avons souffert pendant quelques jours, mais nous constatons aujourd’hui que les interventions ont été efficaces. Les choses sont revenues à la normale assez rapidement », apprécie ce conducteur de taxi moto.

« Il faut poursuivre les efforts »

Nadine Dossou, 35 ans, travaillant dans le secteur du bâtiment, estime toutefois que cette expérience doit servir de leçon.

« Cette situation montre l’importance d’entretenir régulièrement les ouvrages de drainage. Si ces efforts se poursuivent, nous limiterons les perturbations. Ce qu’il s’est passé ces derniers jours a été une grande frayeur », indique-t-elle.

Le pont de Djonou constitue un passage quasi incontournable entre Abomey-Calavi et Cotonou. Chaque jour, des milliers de motocyclistes, automobilistes, transporteurs, commerçants et travailleurs y transitent. Le retour rapide à la normale était donc attendu avec impatience. La fluidité retrouvée de la circulation traduit non seulement l’efficacité des mesures prises pour gérer cette situation exceptionnelle, mais aussi la résilience d’une population habituée à faire face aux aléas climatiques.