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Patrice Talon, l'architecte de Porto-Novo

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Des marchés modernes pour dynamiser les échanges commerciaux dans la ville capitale Des marchés modernes pour dynamiser les échanges commerciaux dans la ville capitale

Patrice Talon est le président de la République qui aura le plus initié de projets d’aménagement à Porto-Novo. De 2016 à ce jour, il a engagé de nombreuses réalisations dans les domaines des infrastructures, de l’habitat et du patrimoine culturel pour changer le visage de la ville capitale du Bénin.      

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 21 mai 2026 à 07h31 Durée 3 min.
#Porto-Novo #Patrice Talon

Porto-Novo peut être fière de porter le titre de Capitale du Bénin. La ville aux trois noms a été au cœur du Programme d’action du gouvernement. Le président de la République, Patrice Talon a engagé plusieurs réalisations qui ont changé le visage de Porto-Novo.

Le projet Asphaltage phase I a permis de paver, bitumer et assainir certaines rues. Les rues primaires prises en compte par le projet font 9,29 km notamment Avakpa-carrefour Pobè Gare (le long des rails) ; ciné Iréakari-pharmacie Adjibadé-Siège du 4e arrondissement-Dodji-Boulevard du cinquantenaire-Limite de Porto-Novo avec Adjarra ; y compris la bretelle fin clôture Lycée Béhanzin-Boulevard extérieur au niveau de l’ex-Hecm ; Ecole primaire publique-pharmacie Tokpota-Nouveau Programme-Collège-Les Jambettes-Epp Ouando. Les rues secondaires sont de 6,55 km partant de la Route nationale inter-Etats 1 bis-Ceg Koutongbé-Hinkoudé-Marché Djègan Daho à la bretelle de la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable (1,94 km), puis le tronçon El Fateh-Place de l’Unité-Louho (4,61km). Les rues tertiaires sont au nombre de six et sont longues de 6,54 km. Elles comprennent la rue Sadognon-Ahouanticomè-Idi Araba-Aglansa-Dèguékomè-Hassoucomé-Place Togo (1,7 km) et les cinq autres concernent les alentours de Sadognon et Mairie de Porto-Novo, Lycée technique industriel, Ceg Davié, recette des Finances de l’Ouémé et Centre de regroupement d’ordures de Kandévié Sériki. Les six rues tertiaires seront pavées contrairement aux rues primaires et secondaires qui sont toutes bitumées. Les travaux ont démarré en 2018 et ont duré environ 24 mois. En plus de ces réalisations routières, il y a eu la traversée de Porto-Novo en double voie allant du carrefour Pont de Porto-Novo jusqu’au marché de Missérété, long de 12,6 km. Toutes ces rues et voies sont complétement aménagées, électrifiées avec des lampadaires notamment solaires, végétalisées avec des arbres à leurs abords. Porto-Novo fait partie également des villes bénéficiaires de l’Asphaltage phase 2 prenant en compte l’aménagement d’une trentaine de rues stratégiques dans la ville capitale.

Des projets historiques

La ville a bénéficié aussi des travaux d’aménagement et de bitumage de la rocade de Porto-Novo, une voie réalisée en 2X2 qui ceinture tout Porto-Novo. Les travaux de cette rocade ont désenclavé plusieurs quartiers populeux et périphériques de Porto-Novo dont par exemple Djassin dans le 3e arrondissement puis Louho, Dowa et Akonaboè dans le 5e arrondissement. Pour Paul Mèvognon Kinsou, chef quartier de Louho, ils n’ont jamais pensé que leur localité peut bénéficier d’un projet d’aménagement. La construction de la rocade a suscité une joie immense pour sa population. Car, aujourd’hui Louho, autrefois difficile d’accès avec un relief accidentel, est facilement accessible aujourd’hui avec des voies bien éclairées.  Cette électrification a limité beaucoup l’insécurité qui battait son plein antan dans le quartier avec des braquages au quotidien. La population vit beaucoup mieux aujourd’hui même si quelques cas de cambriolages de maisons et de boutiques se font toujours signaler, a indiqué le chef quartier de Louho. Paul Mèvognon Kinsou, au nom des populations de Louho, tire une fière chandelle au chef de l’Etat pour avoir réalisé la rocade qui a traversé leur localité. Michel Dohou, cultivateur à Dowa salue aussi l’impact positif de la construction de la rocade. Il loue la vision de bâtisseur du chef de l’Etat. Selon lui, Patrice Talon a fait mieux pour Porto-Novo que les autres présidents de la République qui se sont succédé depuis 1960. Tout va maintenant bien à Porto-Novo, en dehors des difficultés financières dans les familles.

Cerise sur le gâteau pour Porto-Novo, le président Patrice Talon a engagé le chantier de dédoublement de la route allant du carrefour Sèmè-Podji jusqu’à Porto-Novo, longue de 10 km. Les travaux de cette autoroute sont presqu’achevés et il restera que le chantier du pont en 2x2 voies sur la lagune de Porto-Novo qui va se poursuivre. Cette infrastructure permet à Porto-Novo qui, entre-temps, avait une seule voie d’entrée, de conjuguer définitivement au passé les bouchons monstrueux et récurrents qui s’observaient. Le projet prévoit la réalisation d’un pont de 402 m en 2X2 voie de grande hauteur sur la lagune pour rendre celle-ci navigable. Ce qui va nécessiter l’augmentation du tyran d’air, c’est-à-dire l’espace entre le pont et la surface de l’eau pour promouvoir ce transport fluvio-lagunaire par le passage sous ce pont de grands bateaux qui puissent aller d’un côté à un autre.

Félix Codjo, soudeur autogène à Djrègbé Gare à Sèmè-Podji, se réjouit de la construction de cette autoroute Sèmè-Podji-Porto-Novo. Selon lui, le chantier a mué le visage des localités traversées par le projet. Il y a plusieurs propriétaires de parcelles qui ont démarré leur construction avec l’arrivée du goudron. Les parcelles ont du coup pris de valeur désormais dans la zone. Cela, parce que l’autoroute a développé la zone du carrefour Sèmè jusqu’à Porto-Novo.

Satisfaction et doléances

Seulement, Joséphine Abouté, ancien agent de la Fonction publique, habitant au quartier Radelec/Adjacha, tout en se réjouissant de l’avènement du projet, déplore que l’entreprise en charge des travaux n’ait prévu beaucoup de carrefours pour faciliter l’accès dans leurs maisons. Les riverains de certains quartiers notamment de Radelec/Adjatcha quittant Djrègbé ou Porto-Novo sont obligés, faute d’intersection, d’aller tourner jusqu’au carrefour Sèmè avant de revenir dans leurs localités. Joséphine Abouté déplore cette corvée qui s’impose aux riverains de Radelec/Adjatcha en raison du défaut de carrefour sur l’axe Carrefour Sèmè-Djrègbé. Le projet de cette autoroute a d’ailleurs fait marcher, 10 juillet dernier, les populations de Porto-Novo qui ont voulu témoigner leur reconnaissance au chef de l’Etat. Partie de l’esplanade de l’Assemblée nationale, la procession a sillonné les artères symboliques de la ville dans une ambiance marquée par la ferveur et le recueillement. Les marcheurs ont salué les efforts concrets déployés par le gouvernement dans les domaines du patrimoine culturel ; des infrastructures et de l’habitat pour le désenclavement de Porto-Novo. Car Porto-Novo a également bénéficié de plusieurs autres réalisations telles que la construction du marché Ahouangbo déjà mis en service et la relance des travaux du chantier du marché Ouando. Le marché Ahouangbo est érigé sur une superficie de 2 429 m2 avec 200 étals disposés au rez-de-chaussée et à l’étage. Il comporte 164 étals de fruits et légumes, 16 poissonneries, 20 boucheries, 17 boutiques et quatre restaurants. Tous les anciens occupants recensés ont effectivement été relogés, suivant le tirage au sort effectué, mercredi 31 juillet 2024, sous la supervision d’un huissier de justice. L’on peut y trouver et acheter des produits saisonniers et de proximité tels que les condiments, les fruits et légumes, du textile et autres. L’infrastructure moderne est équipée d’installations sanitaires, d’un monte-charge, d’une chambre froide, de locaux techniques et de salubrité, d’une salle polyvalente, d’une infirmerie, d’un bureau administratif et des équipements de sécurité-incendie. Le marché Ahouangbo est réceptionné depuis le 2 août 2024. Quant au marché Ouando, il s’étend sur une superficie de 4,5 hectares et est conçu pour accueillir 3 809 places de vente ainsi que 151 restaurants et boutiques. La date de livraison du chantier est annoncée pour octobre 2025.

Joie des femmes des marchés  

Le projet de ces deux marchés de Porto-Novo s’inscrit, faut-il le rappeler, dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021–2026) et vise à moderniser les infrastructures commerciales tout en soutenant le développement urbain de la ville capitale. A en croire Choukouratou Laniba Landou, présidente des femmes des quatre grands marchés de Porto-Novo à savoir marché Ahouangbo, marché Ouando, marché Ahidahomè et marché Kpétoukpèmèdé, c’est avec une immense joie que les commerçantes accueillent les joyaux. Les deux marchés modernes vont davantage dynamiser les échanges commerciaux dans la ville capitale. « Patrice Talon est une chance pour le Bénin pour avoir développé les villes, dans maints domaines, surtout en termes d’infrastructures routières, a indiqué la présidente des Femmes des marchés de Porto-Novo. « Porto-Novo a changé ; Porto-Novo s’est métamorphosée complétement avec de belles réalisations », a noté Choukouratou Laniba Landou. Néanmoins les femmes des marchés de Porto-Novo ont un autre souhait. Elles veulent que le marché Ahidahomè, communément appelé le Grand marché ou le premier marché de Porto-Novo, soit pris en compte aussi dans le projet de modernisation des infrastructures commerciales. «On sera les plus heureuses du Bénin, si le président Patrice Talon avant la fin de son mandat, réussit à transformer le Grand marché comme il l’a fait à Ahouangbo et Ouando. Ce sera un plus pour la ville capitale », a-t-elle souhaité.

Porto-Novo a bénéficié aussi de projet de logements, notamment la Cité de la Cnss de Ouando, site abritant les 173 villas économiques de haut standing construites et entièrement achevées. Elle est située en plein cœur de Porto-Novo et mitoyenne au centre Songhaï. Les travaux s’inscrivent dans le cadre du projet des 20 000 logements du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Les 173 villas économiques de la cité de la Cnss de Ouando sont de type F4, réparties sur près de 10 ha avec un aménagement paysager, des voiries modernes, des espaces verts, et des infrastructures commerciales à venir. Le projet a coûté près de neuf milliards F Cfa entièrement financés par la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss). Cette cité est pratiquement une ville au cœur de la ville capitale du Bénin. La commercialisation des 173 villas a été officiellement lancée et tient de la vision du chef de l’Etat de transformer durablement le Bénin.

Le nouveau visage de l’hémicycle

C’est sans occulter la construction de la cité administrative départementale de l’Ouémé dont les travaux ont démarré en octobre 2024. Et comment ne pas évoquer le chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale dont les travaux ont démarré le 1er avril 2020.  Le projet est réalisé sur un domaine d’environ 9 ha. Le joyau en construction comprend un rez-de-chaussée et quatre niveaux. Le bâtiment de l’hémicycle se trouve au niveau du rez-de-chaussée avec une capacité de 350 places. Il comprend également six grandes salles de réunion, une grande cabine de presse, un restaurant, des bureaux de staff et un tunnel pour le passage sécurisé du président de l’Assemblée nationale. Le premier niveau comprend le bureau du président de l’Assemblée nationale et ceux des autres membres du Bureau du Parlement. Les bureaux des députés sont au deuxième étage avec des salles de réunion. Le secrétariat général administratif et ses démembrements sont au 3e étage. Le quatrième et dernier niveau comprend une terrasse accessible et réservée pour les équipements techniques. Il y a aussi des bâtiments satellites notamment une grande salle polyvalente, la direction de la questure, le service de la communication, une salle de gymnastique, une aire de stationnement pouvant accueillir 200 véhicules et un grand jardin ainsi qu’une caserne pour les forces de sécurité et de défense. Le joyau en chantier est annoncé être le deuxième meilleur bâtiment au monde après celui des Etats-Unis.   

Bien entretenir les joyaux

L’autre grand joyau qui trône à l’entrée de la ville de Porto-Novo est le projet du Musée international du Vodun (Miv). Le chantier est situé non loin du pont de Porto-Novo. Il a démarré en décembre 2022 et s’étend sur une superficie de 2 000 m2. Le projet est composé de six bâtiments insolites de forme circulaire ovale en hauteur, reliés entre eux par une canopée. Il est presqu’achevé. La livraison est attendue pour la fin de l’année 2025. L’infrastructure muséale permettra notamment de déconstruire les stéréotypes négatifs propagés sur la culture vodun. Elle sera inaugurée en même temps que la statue du roi Toffa 1er, qui trône sur l’ex-Place Bayol située devant l’entrée du Musée international du Vodun.

Les réalisations du gouvernement ces neuf dernières années à Porto-Novo sont innombrables. « Il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir les réalisations de Patrice Talon à Porto-Novo», a témoigné François Codjo Azodogbèhou, ancien préfet de l’Ouémé dans les années 80. Il évoque avec fierté l’autoroute Sèmè-Porto, la double voie de la traversée de Porto-Novo jusqu’à Akpro-Missérété et le projet Asphaltage. L’ancien administrateur de la période révolutionnaire se rappelle les difficultés qu’il a connues sur cette voie à la fin de la Révolution dans les années 90 quand il devait regagner sa maison à Porto-Novo. « Cela n’a pas été facile pour lui de voyager de Cotonou à Porto-Novo, en raison de l’état de la route », se souvient François Codjo Azodogbèhou. Il invite les autorités à veiller sur l’entretien des infrastructures réalisées afin qu’elles ne soient pas détruites par les actes d’incivisme. François Mèvognon, chauffeur de transport en commun sur le Parc auto de Ouando, pense que les différents joyaux routiers réalisés dans Porto-Novo font du bien surtout aux transporteurs. A l’en croire, les véhicules ne tombent plus en panne régulièrement comme c’est le cas par le passé et il y a moins de secousses sur les voies. Mieux ils font maintenant moins de 10 min de trajet entre Porto-Novo et le carrefour Sèmè; 45 km pour rallier Cotonou et parfois moins les dimanches et jours fériés où la circulation est souvent moins dense. Les chauffeurs roulent plus aisément sur les axes routiers tout comme les conducteurs de taxi-motos communément appelés Zémidjan. Hubert Koudékouto, président de Pobé La Gare, se réjouit aussi des réalisations des infrastructures qui rendent la circulation fluide sur le trajet Porto-Novo-Cotonou. Il invite le président de la République à se pencher sur les problèmes du secteur des transports notamment les réformes liées à la suspension des syndicats sur les parcs autos. « Nous syndicalistes des gares routières, c’est comme si on nous a laissés pour compte depuis l’arrivée de Patrice Talon », a renchéri Patrice Assogba, vice-président de Pobé La Gare.