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Prise en charge des urgences vitales: Les contours de la mesure sociale

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Les explications données ont permis de mieux  comprendre la décision Les explications données ont permis de mieux comprendre la décision

Un milliard de F Cfa mobilisé pour permettre aux hôpitaux publics de disposer des intrants nécessaires à la prise en charge des urgences vitales. Face aux interrogations suscitées par cette mesure, le gouvernement a apporté, vendredi 5 juin à Cotonou, des clarifications sur les conditions et modalités de son application.

 

Par   Joël C. TOKPONOU, le 09 juin 2026 à 06h39 Durée 3 min.
#urgences vitales

La prise en charge des urgences vitales dans les hôpitaux publics a fait l'objet d'éclaircissements de la part du gouvernement. Lors d'une sortie médiatique conjointe, vendredi 5 juin à Cotonou, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, et Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, ont expliqué les contours de la mesure annoncée dans le cadre des nouvelles dispositions sociales prises par l'Exécutif. Selon leurs explications, cette décision purement sociale a pour finalité de permettre aux formations sanitaires de réagir immédiatement lorsqu'un patient se présente dans un état critique nécessitant une intervention urgente.

Le ministre de la Santé a indiqué que la dotation d'un milliard de F Cfa mise à disposition des hôpitaux vise à éviter les ruptures de stocks dans les établissements sanitaires concernés. « Le gouvernement a mis le milliard en place pour que les hôpitaux ne soient pas en rupture de stock pour la prise en charge des urgences vitales », a-t-il expliqué. Les ressources permettront aux hôpitaux de disposer des médicaments, consommables et autres intrants indispensables à la prise en charge des urgences vitales. Dès leurs qu'un médecin constate que le pronostic vital d'un patient est engagé, les soins pourront être administrés sans condition préalable. Benjamin Hounkpatin a précisé que l'application de la mesure repose sur une évaluation médicale.

« Lorsque le patient est accueilli, le médecin fait le diagnostic et constate si le pronostic vital est engagé », a-t-il rappelé, soulignant que c'est le praticien qui détermine si la situation relève effectivement d'une urgence vitale nécessitant l'activation du dispositif.

Les autorités ont également apporté des précisions sur la pérennisation de cette mesure. Pour le ministre porte-parole du gouvernement, il ne s'agit pas d'une action ponctuelle mais d'un mécanisme destiné à s'inscrire dans la durée. « L'enjeu, c'est de pérenniser à terme ce mécanisme », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji. Il a souligné que les ressources nécessaires seront intégrées au collectif budgétaire afin de garantir la continuité du dispositif. Le gouvernement entend ainsi sécuriser son financement et permettre aux structures sanitaires de disposer durablement des moyens nécessaires à la prise en charge des cas les plus critiques.

Concernant les bénéficiaires, les autorités ont insisté sur le caractère universel de la mesure. Selon le gouvernement, toute personne dont le pronostic vital est engagé peut être prise en charge dans le cadre de ce dispositif, sans distinction liée à sa situation sociale ou à son lieu de résidence. « La mesure est valable pour tout le monde », a insisté le ministre porte-parole du gouvernement. Son collègue de la Santé a, pour sa part, rappelé que le critère déterminant demeure exclusivement l'appréciation médicale de l'état du patient. À travers ces clarifications, le gouvernement entend rassurer les populations et les responsables des formations sanitaires sur les modalités d'application de cette mesure qui vise avant tout à éviter qu'une vie soit mise en danger faute d'une prise en charge suffisamment rapide.