La Nation Bénin...
À Namur, en Belgique, pour la 107ᵉ réunion du Bureau de l’AIMF, une centaine de maires francophones ont débattu de la place des territoires dans la coopération internationale. Pour Luc Gnacadja, maire de Cotonou et vice-président de l’AIMF, l’évidence s’impose : « Les crises sont mondiales dans leurs causes, mais toujours locales dans leurs conséquences », estime-t-il. Inondations, déplacements de populations, crises économiques, tout se vit d’abord dans les quartiers. Et « lorsque ces difficultés surviennent, les citoyens se tournent d’abord vers leurs collectivités locales », poursuit l’autorité municipale.
Le maire de Cotonou appelle à changer de logique. Fini le temps de la « coopération de guichet ». Il faut passer « du financement de projets à la transformation des systèmes » et « d’une logique d’aide à une logique de mutualité ». Pour lui, « une infrastructure conçue sans le territoire reste un ouvrage. Une infrastructure conçue avec le territoire devient un levier de transformation ». Les collectivités ne doivent donc plus être de simples bénéficiaires, mais des partenaires capables d’identifier les priorités et de transformer l’investissement en résultats concrets.