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Conservation préventive de collections en Afrique: Les participants reçoivent leurs certificats de fin de formation

Culture

Le rideau est tombé, vendredi 14 avril dernier, à l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo, sur la formation sur les principes et méthodes de conservation préventive des collections dans les musées en Afrique. L’atelier s’est achevé par  la remise des certificats aux participants, des professionnels et responsables de musées de plusieurs pays africains ainsi que des étudiants de l’Epa. 

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, le 25 avr. 2023 à 07h36 Durée 3 min.

Encore des ressources humaines de qualité au profit des musées en Afrique. Fidèle à sa vocation régionale, l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo vient de gagner une fois encore le pari en assurant, du 10 au 14 avril dernier, la formation de 56 professionnels et responsables de musées de plusieurs pays en Afrique ainsi que des étudiants en licence professionnelle de son établissement universitaire. Les participants sont venus du Burkina Faso, Cameroun, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée équatoriale, Iles Comores, Rwanda, Sao-Tomé et Principe, Sénégal et bien évidemment du Bénin. L’objectif de cet atelier était de susciter la sécurisation des œuvres et d’assurer la longévité des collections des musées. De façon spécifique, les participants se sont familiarisés avec les différents types d’actions d’amélioration curatives, correctives et préventives pour redonner vie aux collections dans les musées en Afrique. Ils ont été outillés sur les facteurs de dégradation de l’environnement climatique dans les salles abritant les collections pour un plan de conservation préventive.
Clôturant les travaux, le directeur de l’Epa, Dr Franck Ogou, s’est réjoui des résultats de cette formation qui a été à la fois théorique et pratique. Ce qui montre que l’Epa ne s’est pas trompée en proposant le séminaire sur ledit thème. Lequel séminaire s’inscrit dans le cadre du programme Youth.heritage.africa mis en œuvre conjointement par l’Epa au Bénin et le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (Iccrom) basé à Rome en Italie. Le directeur de l’Epa est revenu sur le contexte de la formation qui part du constat que la situation des collections dans les musées en Afrique n’est pas très agréable. Elle est minée par un certain nombre de problèmes notamment le manque de personnels techniquement aguerris et le peu de priorité accordée aux musées classés au second rang par les Etats africains.

Une école d’expertise

Dr Franck Ogou se réjouit de ce que les participants à cet atelier puissent apporter une plus-value à l’amélioration de la situation des musées dont ils ont la charge. Il encourage les récipiendaires à mieux s’appliquer sur le terrain et à partager les connaissances et notions acquises avec leurs autres collègues. Il rassure les participants qu’ils font partie désormais du vaste réseau de l’Epa avec plus de 4 000 membres répartis dans 40 pays à travers le monde. L’Epa se veut une école de référence en matière de formation sur les thématiques liées au patrimoine africain, assure Dr Franck Ogou. L’école s’apprête à ouvrir très bientôt ses antennes régionales en Afrique du Nord, en Afrique centrale et en Afrique de l’Est pour mieux atteindre ses objectifs de promotion du patrimoine africain comme un bien économique.
Gladys Zogo Mango Wago, porte-parole des participants, a salué la qualité de la formation qui témoigne de l’expertise de l’Epa. Elle recommande notamment la reproduction de ces genres de formation au profit des professionnels de musée d’autres pays et leur suivi par l’Epa sur le terrain.

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