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Akaradè : Sur les traces d’un patrimoine naturel et culturel dans l'ombre

Culture
Sur les traces d’un patrimoine naturel et culturel dans l'ombre Sur les traces d’un patrimoine naturel et culturel dans l'ombre

Dans l’arrondissement d’Alédjo, commune de Bassila, département de la Donga, des curiosités restent peu connues du grand public. Entre les collines étagées de Kélina et la Grotte aux chauves- souris, Akaradè possède un patrimoine qui ne demande qu'à être révélé, séduire les amateurs de tourisme de découverte et d’écotourisme.

Par   Mariama SALIFOU (Coll.), le 29 août 2026 à 10h50 Durée 3 min.
#Sur les traces d’un patrimoine naturel et culturel dans l'ombre

A Akaradè, la nature semble avoir façonné elle-même les œuvres d'art. Sur les hauteurs, les collines étagères de Kélina offrent un spectacle singulier. Leur configuration particulière en fait l’un des sites naturels les plus remarquables de la localité. Selon les croyances rapportées par des habitants, ces collines seraient associées à des pratiques traditionnelles visant à provoquer la pluie en période de sécheresse.

Autre curiosité, la Grotte aux chauves-souris. D’après les acteurs locaux, elle aurait naguère servi de refuge aux ancêtres pendant les périodes de conquêtes esclavagistes. Jules De Souza, fils et cadre de la localité, évoque même l’existence d’un vaste réseau souterrain reliant plusieurs localités. « C’est un tunnel de plus de 20 km qui part d’Akaradè pour aller à Sèmèrè, avec un carrefour qui va à Soudou au Togo », affirme-t-il.

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Un patrimoine encore peu valorisé


Le potentiel touristique d’Akaradè n’est pourtant pas nouveau. Un inventaire réalisé avec la mairie en 2014 avait déjà identifié plusieurs sites et manifestations, notamment les Collines de Kélina, la Grotte aux chauves-souris, Soudou Alou et la fête de Diila.

Mais depuis, les aménagements restent limités. Absence de signalisation, difficultés d’accès, manque de promotion et insuffisance de moyens freinent la fréquentation des sites.

Souradji Abaou, élu communal et fils de la localité, déplore cette situation. « Quelques visites sur ces sites ont été effectuées par la mairie, mais presque rien de concret », regrette-t-il. Il dénonce également « le manque de protection de ces joyaux par la population elle-même ».

Pour sortir Akaradè de l’ombre, les habitants plaident pour une meilleure documentation, la promotion et surtout l’aménagement des sites. Le défi c’est révéler ces trésors sans les dénaturer afin d’en faire de véritables portes d’entrée du tourisme dans la Donga.

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