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Journée internationale de la francophonie: La sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en débat

Culture
Les panélistes évoquent l’opportunité de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel Les panélistes évoquent l’opportunité de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

La célébration, mercredi 20 mars dernier, à l’Institut français du Bénin, de la Journée internationale de la francophonie a été marquée par une table ronde sur le patrimoine immatériel de la francophonie. Cette journée a été ouverte et clôturée par des danses traditionnelles togolaises, tchadiennes et un concert de rumba assuré par un orchestre de la République démocratique du Congo.  

Par   Isidore GOZO, le 26 mars 2024 à 11h07 Durée 3 min.
#Bénin #culture

Moment à la fois festif et de réflexion. Mercredi dernier, les francophones et francophiles ont marqué d’un sceau particulier la Journée internationale de la francophonie, édition 2024. A l’entame, le public a assisté durant plus d’une demi-heure à une démonstration artistique du groupe folklorique ‘’Bobobo’’. Cette danse du même nom exécutée en cercle est faite de rythme traditionnel du Togo et de sonorités brésiliennes. Après cette prestation, place a été faite à la table ronde sur le patrimoine immatériel de la francophonie. Placée sous le thème : ‘’Francophonie et diversité culturelle : quelle opportunité pour la sauvegarde et la transmission du patrimoine culturel immatériel ?’’, la table ronde a été animée par plusieurs panélistes.

Dans sa communication, le professeur Bienvenu Koudjo, directeur artistique du Conservatoire des danses cérémonielles et royales du Bénin, a fait la genèse de la francophonie et insisté sur la diversité culturelle. Il souligne que la francophonie est le fruit de la vision de Léopold Sédar Senghor.  Paul Akogni, directeur du Patrimoine au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, a, quant à lui, présenté le contenu du patrimoine culturel immatériel et les modalités de sa sauvegarde. « Le patrimoine culturel est l’ensemble de tous les témoignages matériels, immatériels que nous héritons de ceux-là qui nous ont précédés. Nous avons le devoir de le préserver au quotidien dans le but de le transmettre aux générations qui viennent », a-t-il préconisé en précisant que le patrimoine culturel immatériel est tout ce qu’il y a d’immatériel dans ce patrimoine et qui est dépourvu de matérialité. Pour sauvegarder le patrimoine culturel immatériel, Paul Akogni préconise aussi une dizaine de mesures. Il met l’accent sur son identification, sa documentation, sa recherche, sa revitalisation, sa transmission et autres. 

Carole Lokossou, directrice d’acteurs et metteur en scène, a mis l’accent sur la prise en compte du patrimoine culturel dans la création artistique et l’enrichissement que cela pourrait constituer pour le développement des pays francophones.

Le dernier intervenant est Dine Alougbine, metteur en scène. Il a partagé avec le public ses expériences d’artiste. L’évènement a pris fin par un concert de rumba animé par des musiciens de la République démocratique du Congo qui ont fait vibrer le public.