La Nation Bénin...
Malgré un contexte marqué par des dynamiques hétérogènes entre grandes économies, la zone Uemoa a terminé l’année 2025 sur une trajectoire globalement favorable. La vigueur du commerce et des services continue de soutenir l’activité et les perspectives demeurent prometteuses, selon la Bceao.
Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les indicateurs conjoncturels disponibles à fin octobre 2025 traduisent une amélioration progressive de l’activité économique. L’indice global du climat des affaires s’est établi à un niveau supérieur de 1,2 point à sa moyenne de long terme, confirmant un raffermissement de la confiance des chefs d’entreprise, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Par rapport au mois précédent, cet indicateur a progressé de 0,1 point, traduisant une perception plus favorable de la situation économique dans l’ensemble de l’Union.
Cette évolution est principalement portée par la reprise du commerce et des services. En octobre 2025, le chiffre d’affaires du commerce a progressé de 2,8 % en variation mensuelle, après un repli observé en septembre. En glissement annuel, l’activité commerciale affiche une hausse de 3,5 %, soutenue notamment par le commerce de détail, d’après la Bceao.
Les services marchands non financiers ont également enregistré une progression mensuelle de 5,3 % en octobre, marquant un net redressement après la contraction du mois précédent. En rythme annuel, ces activités affichent également une hausse de 5,3%, avec des performances notables dans plusieurs pays de l’Union, dont le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Niger.
Les services financiers ont, pour leur part, progressé de 4% d’un mois à l’autre, contre 0,7% en septembre, confirmant leur contribution croissante à la dynamique économique régionale, indique la Note.
Une industrie en repli mais solide
A l’inverse, la production industrielle a connu un recul de 1,5 % en variation mensuelle en octobre 2025, sous l’effet de la contraction des activités de fabrication et extractives. Cette baisse demeure toutefois conjoncturelle. En glissement annuel, l’indice de la production industrielle reste orienté à la hausse, avec une progression de 4,0 %, traduisant une tendance structurelle encore positive de l’appareil productif de l’Union.
Dans le secteur des bâtiments et travaux publics (Btp), l’indice d’activité s’est maintenu à un niveau supérieur de 4,7 points à sa moyenne de long terme, confirmant la résilience des investissements, notamment dans les infrastructures, malgré des évolutions contrastées selon les pays.
Selon les projections de la Bceao, la croissance du produit intérieur brut (Pib) réel de l’Uemoa atteindrait 6,9 % au quatrième trimestre 2025, après 6,6 % au trimestre précédent. Cette performance serait soutenue par le dynamisme des activités commerciales, la bonne tenue des services et les résultats attendus de la campagne agricole 2025-2026, souligne la dernière Note de conjoncture économique de la Banque centrale (Bceao, décembre 2025).
Face aux chocs externes
Sur l’ensemble de l’année 2025, la croissance réelle de l’Union est estimée à 6,7%, confirmant la capacité de résilience de l’économie régionale face aux incertitudes internationales et aux chocs externes.
Cette amélioration de la conjoncture régionale s’inscrit dans un environnement mondial contrasté. En novembre 2025, l’économie mondiale est restée globalement bien orientée, portée par l’accélération de l’activité dans le secteur des services aux Etats-Unis et en zone euro. A l’inverse, la croissance a ralenti en Chine, en raison d’une stagnation de la production manufacturière, tandis que l’Afrique du Sud a enregistré un deuxième mois consécutif de contraction de l’activité privée.
Dans la sous-région ouest-africaine, le Nigeria et le Ghana ont maintenu une dynamique positive, soutenue par la demande intérieure et l’atténuation des pressions inflationnistes, contribuant à un environnement régional plus favorable.
La production industrielle a connu un recul