La Nation Bénin...
L’économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) confirme sa résilience ces derniers mois avec une croissance soutenue. Portée par la demande intérieure et le dynamisme des secteurs, cette évolution met en lumière la contribution de certains pays, dont le Bénin qui s’impose comme l’un des moteurs de la dynamique régionale.
L’activité économique dans l’Uemoa est restée globalement dynamique ces derniers mois, selon le dernier rapport sur la politique monétaire dans l’Uemoa. Le produit intérieur brut (Pib) réel a progressé de 6,5 % en glissement annuel, après 6,6 % le trimestre précédent. Ce maintien à un niveau élevé traduit la solidité des économies de la région, malgré un contexte international marqué par des incertitudes. Le climat des affaires, établi à 101,0 points, reste au-dessus de sa moyenne de long terme, confirmant la confiance des chefs d’entreprise dans les perspectives économiques. Dans cette dynamique, certains pays se distinguent par leur contribution à la croissance, à l’image du Bénin, dont les performances sectorielles renforcent le positionnement au sein de l’Union. Le secteur tertiaire demeure le principal levier de croissance dans l’Uemoa, avec une contribution de 3,5 points de pourcentage au Pib. Le dynamisme des activités commerciales et des services financiers explique en grande partie cette performance. Les marchés de détail, notamment alimentaires, ont connu une progression notable dans plusieurs pays, tandis que les services bancaires continuent de soutenir l’activité économique. Dans ce paysage, le Bénin se distingue par la vitalité de ses activités commerciales et financières, portée par la modernisation de son économie et l’amélioration du climat des affaires. Le développement des infrastructures, la digitalisation des services et le renforcement du système financier contribuent à soutenir cette dynamique. Le secteur primaire a enregistré une croissance de 4,6 %, soutenue par une campagne agricole favorable caractérisée par une bonne pluviométrie. La production vivrière a progressé de 4,9 %, atteignant plus de 86 millions de tonnes dans l’ensemble de l’Union. Cette hausse est portée par l’augmentation des récoltes de céréales et de tubercules. Le Bénin s’illustre particulièrement dans certaines productions agricoles. La production de coton graine y a progressé de 7,4 %, confirmant son rôle stratégique dans la filière cotonnière régionale. De même, la production d’arachide a enregistré une hausse significative de 21,3 %, témoignant du dynamisme du secteur agricole béninois. Ces performances contribuent à renforcer la sécurité alimentaire et les revenus des producteurs, tout en consolidant la position du pays dans les échanges régionaux.
Des signaux positifs
Le secteur secondaire a connu une progression de 8,5 %, en ralentissement par rapport au trimestre précédent. Cette décélération s’explique notamment par le repli des activités extractives dans certains pays de l’Union. Cependant, cette tendance a été atténuée par le regain d’activité dans certaines industries manufacturières, notamment la production de boissons et de matériaux de construction. Au Bénin, ces segments industriels affichent une dynamique encourageante, soutenue par les investissements dans les infrastructures et le développement des zones industrielles. Cette évolution contribue à la diversification de l’économie et à la création de valeur ajoutée locale. L’analyse de la croissance sous l’angle de la demande met en évidence le rôle central de la consommation et de l’investissement. La consommation finale a contribué à hauteur de 3,7 points de pourcentage à la croissance en 2025, traduisant la vitalité de la demande intérieure dans l’ensemble de l’Union. Les investissements, avec une contribution de 1,8 point, témoignent des efforts déployés pour renforcer les capacités productives. Dans ce domaine, le Bénin s’illustre par la poursuite de projets structurants dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’industrialisation. Le secteur extérieur a également contribué positivement à la croissance, grâce à l’augmentation des exportations de produits agricoles et miniers.
Les indicateurs du marché du travail montrent une évolution favorable. Le taux d’occupation a progressé à 53,7 %, tandis que le taux de chômage a reculé à 10,6 %. Cependant, des disparités subsistent. Le chômage reste plus élevé chez les femmes que chez les hommes, et la situation des jeunes demeure préoccupante, avec une hausse du chômage dans la tranche des 15-24 ans. Au Bénin, ces enjeux sont au cœur des politiques publiques, avec un accent particulier sur la formation, l’entrepreneuriat et l’insertion professionnelle des jeunes. Sur l’ensemble de l’année 2025, la croissance économique de l’Uemoa est estimée à 6,7 %, contre 6,2 % en 2024. Le secteur tertiaire demeure le principal moteur de cette progression, suivi du secteur secondaire et du secteur primaire. Cette dynamique confirme la capacité de l’Union à maintenir une croissance soutenue. Dans ce contexte, le Bénin apparaît comme un acteur de plus en plus influent, porté par des réformes structurelles, une amélioration du climat des affaires et une diversification progressive de son économie.