La Nation Bénin...
Le
sommet Africa Forward 2026, ouvert à Nairobi au Kenya, marque une nouvelle
étape dans la mobilisation des investissements en faveur de la transformation
économique du continent africain. 23 milliards d’euros d’investissements en
Afrique ont été annoncés dans plusieurs secteurs stratégiques.
Nairobi
accueille depuis le 11 mai le sommet Africa Forward 2026, un rendez-vous
économique majeur consacré à l’innovation, à la croissance et aux
investissements entre l’Afrique et la France. Au cœur des échanges, la volonté
de faire évoluer les relations économiques vers une logique davantage tournée
vers les investissements productifs, la transformation locale et la
mobilisation de capitaux privés à grande échelle. Les chiffres annoncés à
l’occasion du sommet témoignent de l’ampleur des ambitions affichées. Le
montant cumulé des investissements annoncés atteint 23 milliards d’euros, soit
environ 15 000 milliards de francs Cfa, avec à la clé la création d’environ 250
000 emplois directs en Afrique et en France, sans compter les milliers
d’emplois indirects attendus dans plusieurs filières économiques. Plusieurs
secteurs sont concernés. Il s’agit de l’agriculture, l’économie bleue, du
secteur bancaire et financier, l’industrialisation, la santé, la transition
énergétique, l'économie numérique et l'intelligence artificielle. Parmi les
secteurs les plus mis en avant figure l’agriculture, considérée comme un levier
essentiel de souveraineté alimentaire et de développement industriel. Environ
un milliard d’euros d’investissements sont annoncés dans ce domaine. Les
projets présentés visent notamment à moderniser les filières agricoles,
améliorer la résilience climatique et renforcer les chaînes de valeur
agroalimentaires africaines. Des initiatives de financement agricole,
d’assurance climatique et de digitalisation des services agricoles doivent
permettre d’accompagner les producteurs face aux risques liés aux récoltes et
aux changements climatiques. L’accent est également mis sur la formation
agricole et le développement des compétences. Plusieurs programmes annoncés à
Nairobi ambitionnent de renforcer l’enseignement agricole, l’innovation
pédagogique et l’accompagnement des filières agroalimentaires afin de préparer
une nouvelle génération d’acteurs du secteur. La transformation locale des
matières premières agricoles apparaît aussi comme un enjeu central. Des
investissements industriels importants sont prévus dans plusieurs pays
africains pour renforcer la transformation des ressources agricoles et créer
davantage de valeur ajoutée sur le continent. 3,76 milliards d’euros seront
injectés dans l’économie numérique et l’intelligence artificielle. La
transition énergétique connaitra un investissement de 4,328 milliards d’euros.
Autres
secteurs stratégiques
L’économie
bleue constitue un autre pilier majeur des annonces faites à Nairobi. Plus de
3,3 milliards d’euros d’investissements sont annoncés dans ce secteur
stratégique qui englobe les activités portuaires, la pêche, le tourisme côtier
et les infrastructures maritimes. De nombreux projets concernent l’extension et
la modernisation des infrastructures portuaires africaines. Plusieurs hubs
logistiques et terminaux maritimes devraient être développés ou renforcés en
Afrique de l’Est, en Afrique centrale et en Afrique du Nord afin d’améliorer la
connectivité régionale et de soutenir les échanges commerciaux internationaux.
Les investissements annoncés visent également à promouvoir une économie bleue
plus durable. Des lignes de crédit sont prévues pour soutenir les petites et
moyennes entreprises opérant dans la pêche artisanale et le tourisme côtier en
Afrique de l’Ouest, avec un accent particulier sur la préservation des
ressources océaniques et la résilience des territoires côtiers face au
changement climatique.
Dans
le secteur bancaire et financier, les annonces totalisent environ 250 millions
d’euros d’investissements. L’objectif affiché est de faciliter l’accès au
financement des entreprises africaines, notamment les petites et moyennes
entreprises qui jouent un rôle majeur dans la création d’emplois. Des lignes de
crédit et des mécanismes de garantie doivent permettre aux banques africaines
de renforcer leur capacité de financement de l’économie réelle. Plusieurs
dispositifs visent à soutenir les investissements privés, améliorer la
compétitivité des entreprises locales et stimuler l’entrepreneuriat sur le
continent. Le sommet met aussi en avant la nécessité de structurer davantage
les marchés financiers africains afin d’attirer des capitaux internationaux et de
faciliter l’accès des investisseurs aux opportunités du continent.
L’industrialisation
figure également parmi les priorités de cette édition 2026 d’Africa Forward.
Environ 300 millions d’euros d’investissements sont annoncés dans ce domaine.
Les projets présentés concernent notamment les infrastructures industrielles, la
modernisation des réseaux ferroviaires, les équipements logistiques et la
valorisation des ressources minières africaines. Des initiatives de
cartographie géologique, de réhabilitation ferroviaire et de développement
d’unités industrielles devraient contribuer à renforcer les capacités de
production du continent. À travers ces investissements, le sommet souhaite
accélérer la transformation structurelle des économies africaines et réduire
leur dépendance aux exportations de matières premières brutes. L’objectif
affiché est de favoriser une industrialisation créatrice d’emplois, capable de
soutenir la croissance démographique et les besoins croissants des populations
africaines. Africa Forward 2026 apparaît ainsi comme une porte ouverte pour de
nouvelles ambitions économiques sur le continent¦
Les investissements industriels annoncés visent à accélérer la transformation économique et la création de valeur ajoutée en Afrique