La Nation Bénin...
Les marchés à bétail ont connu une évolution variée au cours du mois de mars 2026. Alors que les bovins ont enregistré une hausse de l’offre, de la demande et des prix, les marchés des petits ruminants, notamment les ovins et les caprins, ont affiché un ralentissement des activités. C’est ce que révèle le Bulletin mensuel du Système d’Information sur les Marchés à Bétail (Sim-Bétail).
Portés par les besoins liés au Ramadan et la forte présence des commerçants sous-régionaux, les marchés de bovins ont connu une nette embellie au Bénin en mars 2026. Mais derrière cette dynamique, les marchés des petits ruminants affichent un ralentissement marqué des échanges, sur fond de restrictions commerciales et de tensions dans certaines localités. Selon le Bulletin mensuel du Système d’Information sur les Marchés à Bétail (Sim-Bétail) publié par la Cellule Technique de Suivi et d’Appui à la Gestion de la Sécurité Alimentaire (Ct-Sagsa), une meilleure affluence a été observée sur les marchés de bovins durant le mois de mars. Les quantités offertes et vendues ont progressé respectivement de 1 % et 2 % par rapport au mois de février 2026. Cette dynamique serait liée à l’augmentation des besoins en viande de boucherie à l’occasion de la fête du Ramadan célébrée le 20 mars 2026. Les marchés de Kétou, Avokanzoun dans la commune de Djidja, Gogounou, Kolonkondé à Djougou et Tchaourou figurent parmi les localités ayant enregistré une forte hausse de la demande. En glissement annuel, l’offre et la demande de bovins ont augmenté respectivement de 59 % et 53 %.
Le rapport indique également que les prix des bovins ont connu un renchérissement moyen de 8 % entre février et mars 2026. Toutes les catégories sont concernées par cette hausse : bœufs (+5 %), génisses (+7 %), taureaux (+10 %), taurillons (+9 %), vaches (+8 %) et veaux/velles (+7 %). En moyenne, les prix des bovins ont varié entre 104 000 F Cfa pour un veau ou une velle et 438 000 F Cfa pour un taureau. Le marché de Tchaourou a enregistré le meilleur taux de vente avec 91 %, tandis que Nikki a affiché le plus faible niveau avec 35 %.
Repli des marchés ovins et caprins
Contrairement aux bovins, les marchés d’ovins ont connu un ralentissement du degré d’animation. L’offre et la demande ont reculé respectivement de 3 % et 7 % en glissement mensuel. Selon le bulletin, cette situation serait liée à la baisse de la présence des commerçants étrangers, notamment nigérians, togolais, ghanéens et ivoiriens, qui ont préféré rester dans leurs pays à l’approche de la fête du Ramadan.
Le document évoque également la décision prise par le gouvernement nigérien le 2 mars 2026 interdisant l’exportation des ovins, caprins, bovins et camélins, une mesure qui a influencé les échanges commerciaux dans la sous-région. Malgré ce ralentissement, les prix des ovins sont restés globalement stables. Les prix des béliers et des brebis ont progressé de 4 %, tandis que ceux des antenais et antenaises ont reculé de 8 %. En moyenne, les prix des ovins ont oscillé entre 21 500 F Cfa et 62 000 F Cfa. Les marchés de caprins ont eux aussi enregistré une baisse de l’offre (-5 %) et de la demande (-1 %). Toutefois, les prix ont légèrement rebondi de 2 %, sous l’effet de la diminution de l’offre disponible sur les marchés.
La viande aussi
Le bulletin de la Ct-Sagsa souligne également une augmentation des prix de la viande bovine au Bénin. Le kilogramme de viande bovine avec os a été vendu en moyenne à 2 320 F Cfa en mars 2026, soit une hausse de 2 % par rapport au mois précédent et de 8 % en glissement annuel. Concernant la viande ovine, les prix sont restés stables par rapport à février 2026, même si une hausse annuelle de 4 % a été enregistrée. Le kilogramme de viande ovine a été vendu en moyenne à 2 605 F Cfa. Le rapport note par ailleurs une amélioration des termes de l’échange en faveur des éleveurs. En mars 2026, la vente d’un bouc de conformation moyenne permettait d’acquérir 2,3 sacs de maïs de 100 kilogrammes contre 1,3 sac à la même période de l’année précédente. Cette progression s’expliquerait principalement par la baisse du prix du maïs.
Les marchés de bovins ont connu une nette embellie au Bénin en mars 2026