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Réponse de la Bad face aux chocs énergétiques: Un appui d'environ 5,1 milliards de dollars aux économies

Economie
Face à la flambée des prix de l’énergie et des engrais, la Banque africaine de développement  active un mécanisme pour soutenir les économies africaines Face à la flambée des prix de l’énergie et des engrais, la Banque africaine de développement active un mécanisme pour soutenir les économies africaines

Face à la hausse des prix de l’énergie, des engrais et de certaines matières premières, la Banque africaine de développement met en place un nouveau mécanisme de réponse. Le dispositif peut mobiliser jusqu’à 5,1 milliards de dollars afin d’aider les pays africains à absorber les conséquences de la crise et à renforcer la résilience de leurs économies.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 09 sept. 2026 à 10h45 Durée 3 min.
#Banque africaine de développement (Bad)

Les économies africaines pourraient bénéficier d’un nouveau bouclier financier face au renchérissement de l’énergie et des intrants agricoles. La Banque africaine de développement annonce un mécanisme pouvant mobiliser jusqu’à 5,1 milliards de dollars pour limiter l’impact de ces chocs sur la production, les prix et les populations. Ainsi, la Bad renforce son dispositif de réponse aux chocs qui affectent les économies africaines. En effet, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque a approuvé un nouveau Global Energy and Fertilizer Crisis Response Framework (Gefcrf) destiné à répondre aux conséquences de la crise mondiale de l’énergie et des engrais. Approuvé le 1er septembre 2026 et annoncé le 7 septembre, le mécanisme peut permettre de mobiliser jusqu’à 5,1 milliards de dollars en faveur des pays africains confrontés à ces nouveaux chocs. Le dispositif repose notamment sur 4,1 milliards de dollars de ressources supplémentaires sous forme de financements de la Banque africaine de développement, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à 960 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement, son guichet concessionnel. Ces ressources doivent permettre d’accroître la capacité de financement de la Banque en 2026. Selon la Bad, l'objectif est de fournir une réponse ciblée aux pays les plus exposés, tout en renforçant leur capacité à faire face à de futurs chocs. La crise énergétique et celle des engrais constituent en effet un risque majeur pour les économies africaines. De nombreux pays du continent restent fortement dépendants des importations d’énergie, d’engrais et d’autres produits essentiels. Une hausse des cours internationaux peut donc rapidement se répercuter sur les coûts de production, les prix alimentaires et les finances publiques.


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Soutenir les agriculteurs et préserver la sécurité alimentaire

Le secteur agricole figure parmi les principaux bénéficiaires potentiels du mécanisme. La hausse du prix des engrais ou les difficultés d'approvisionnement peuvent conduire les producteurs à réduire leur utilisation d'intrants, avec des conséquences directes sur les rendements agricoles. La Bad souligne ainsi que l'accès au financement doit permettre de maintenir la circulation des engrais jusqu'aux producteurs, tout en favorisant progressivement le développement de marchés d'engrais plus solides et d'une offre locale plus importante. Le dispositif vise également à protéger les ménages et les populations vulnérables, à maintenir le fonctionnement des systèmes alimentaires et énergétiques et à préserver les acquis de développement. Pour les pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Bénin, l'enjeu est particulièrement important. Les coûts de l’énergie et des intrants agricoles constituent des variables déterminantes pour la compétitivité des entreprises, les revenus des producteurs et l'évolution des prix alimentaires. Valable pour une période initiale d’un an, le mécanisme doit faire l’objet d’une évaluation avant toute éventuelle prolongation. La Bad entend ainsi apporter une réponse immédiate tout en utilisant la crise pour renforcer la résilience à long terme des économies africaines.

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