La Nation Bénin...
Une mission technique s’est rendue sur le site du Laboratoire national de contrôle de la qualité de l’eau et des produits de santé à Abomey-Calavi, vendredi dernier, dans le cadre de la réception provisoire de cette infrastructure stratégique appelée à renforcer la sécurité sanitaire au Bénin.
Le processus de mise en service du Laboratoire national de contrôle de la qualité de l’eau et des produits de santé (Lncqeps) franchit une nouvelle étape. Dans le cadre de la réception provisoire du projet, une mission composée de responsables techniques, d’acteurs institutionnels et de partenaires s’est rendue sur le site à Abomey-Calavi afin d’évaluer la conformité des travaux réalisés. Inscrit dans le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et d’assainissement des eaux usées urbaines, ce laboratoire répond à une vision élargie du gouvernement. Comme l’explique Eloi Ahoumènou, l’initiative a été optimisée pour combiner le contrôle de la qualité de l’eau et celui des produits de santé.
« L’objectif est de faire d’une pierre deux coups », souligne-t-il, en mettant en avant la dimension intégrée de cette infrastructure. Construit sous l’autorité de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural au profit de Agence nationale de contrôle de qualité des produits de santé et de l’eau, le laboratoire se distingue par son caractère moderne. Il est doté de technologies de pointe permettant des analyses microbiologiques et physico-chimiques approfondies, avec pour finalité de garantir la qualité des produits consommés sur l’ensemble du territoire national.
Arbitrer et former
Pour le directeur général de l’Ancq, Achille Yemoa, le positionnement de ce laboratoire comme structure de référence répond à des enjeux majeurs. Il devra non seulement produire des résultats fiables, mais aussi permettre d’arbitrer en cas de litiges et de former des spécialistes. « Lorsqu’un résultat est contesté, il faut pouvoir trancher avec certitude », a-t-il indiqué. Au-delà du cadre national, l’infrastructure ambitionne également de jouer un rôle régional, dans un contexte marqué par la circulation de médicaments de qualité inférieure et d’eaux non conformes aux normes. Le Bénin entend ainsi contribuer à une lutte coordonnée en formant des analystes pour l’ensemble de la sous-région.
Le laboratoire intègre plusieurs innovations technologiques. Selon le chef de mission du projet, Emile Tossou, le bâtiment comprend des espaces spécialisés, notamment une zone de microbiologie au rez-de-chaussée et un niveau administratif structuré. L’infrastructure est équipée d’un système énergétique hybride combinant réseau conventionnel, groupe électrogène et installation photovoltaïque. Un dispositif de gaz, indispensable aux analyses, a également été prévu. A cela s’ajoute un système de gestion technique du bâtiment (Gtb) permettant de superviser l’ensemble des équipements en temps réel. La sécurité n’est pas en reste. Un système de contrôle périmétrique permet de détecter toute intrusion, tandis qu’un dispositif interne assure le suivi des mouvements et la gestion des accès, renforçant ainsi la protection du personnel et des installations.
La mission de réception provisoire a permis de vérifier la conformité des ouvrages aux exigences techniques. Une fois opérationnel, le laboratoire contribuera à renforcer la sécurité sanitaire, à prévenir la circulation de produits contrefaits et à garantir la qualité de l’eau consommée. Il s’inscrit dans la dynamique de réforme du secteur de la santé, marquée notamment par la création de l’Ancq. Avec cette infrastructure, le Bénin se dote d’un outil stratégique, appelé à jouer un rôle clé dans la protection des populations et le renforcement de la souveraineté sanitaire.
Inscrit dans le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et d’assainissement des eaux usées urbaines, ce laboratoire répond à une vision élargie du gouvernement