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À Nikki, N’Dali et Bembèrèkè, la campagne présidentielle connaît des dynamiques contrastées. Tandis que le duo Wadagni-Talata déploie une stratégie de terrain structurée et active dans ces communes, le duo Hounkpè-Hounwanou demeure peu visible.
A mesure que l’échéance électorale approche, la dynamique de campagne se précise dans les communes de Nikki et N’Dali. Sur le terrain, le duo Wadagni-Talata affiche une présence soutenue, portée par une stratégie de proximité et une forte mobilisation des structures locales. À Nikki, selon Boni Gbêboussa, membre du comité de campagne, la véritable entrée en campagne remonte au samedi dernier, avec l’arrivée de la candidate Mariam Chabi Talata. Ce premier grand rassemblement a permis de donner le ton, avec une mobilisation jugée satisfaisante et une organisation déjà bien rodée. « Nous avons réuni les responsables de tous les arrondissements, des élus locaux ainsi que plusieurs cadres pour définir les messages et les stratégies à adopter », explique-t-il. Dans la foulée, des comités ont été installés dans chaque arrondissement, avec pour mission de déployer la campagne au plus près des populations. Chaque structure dispose d’un chronogramme précis de descentes dans les villages. Les équipes multiplient les actions de terrain dont des réunions, des causeries, de la sensibilisation de proximité et des rencontres ciblées avec les différentes couches socioprofessionnelles.
Les femmes commerçantes, les productrices de beurre de karité, les transformatrices de soja, les conducteurs de taxi-motos et de tricycles, ainsi que les jeunes et les leaders communautaires sont particulièrement visés. Cette stratégie, selon Boni Gbêboussa vise à toucher un maximum d’électeurs et à renforcer l’adhésion autour du projet du duo. L’enjeu est également de garantir une forte participation le jour du scrutin. « Il ne suffit pas d’être convaincu, il faut sortir voter », insiste Boni Gbêboussa.
À N’Dali, la même dynamique est observée. Antoine Bio Yerima, deuxième adjoint au maire, souligne que la coordination communale a été mise en place avant un déploiement rapide dans les cinq arrondissements. Deux grandes équipes ont été constituées pour couvrir l’ensemble du territoire communal, avec des missions bien définies. Malgré des contraintes logistiques, les militants poursuivent leurs activités de sensibilisation et d’affichage. L’accent est mis sur le contact direct avec les populations et la pédagogie autour de l’importance du vote. « Les moyens sont limités, mais la détermination reste intacte », affirme-t-il.
Dans la 7? circonscription électorale, notamment à Bembèrèkè, la stratégie adoptée repose sur un travail de terrain discret mais intensif. Ousmane Sanni Gamia, deuxième adjoint au maire, évoque une organisation héritée des structures des partis membres de la mouvance, notamment le Bloc républicain et l’Union progressiste le Renouveau. Ces formations disposent déjà de relais solides dans les quartiers, les villages et les arrondissements. Selon lui, cette base organisationnelle a permis un déploiement rapide et efficace des équipes. « Le travail que nous faisons n’est pas basé sur le bruit, mais sur une présence constante auprès des populations », précise-t-il. Les équipes ont été subdivisées pour couvrir simultanément toutes les zones, avec une attention particulière portée aux villages, eux-mêmes divisés en plusieurs secteurs pour une meilleure couverture.
Deux objectifs majeurs guident cette mobilisation. Selon Ousmane Sanni Gamia, il s’agit d’augmenter le taux de participation par rapport aux précédents scrutins et assurer une large victoire du duo Wadagni-Talata. Pour y parvenir, tous les acteurs locaux, élus, responsables politiques et militants sont mobilisés sur le terrain. En revanche, la campagne du duo Hounkpè-Hounwanou reste peu visible dans ces localités. L’absence d’actions significatives et le manque de structuration apparente contrastent avec l’activisme de leurs adversaires.
A Nikki, N’Dali et Bembèrèkè, la campagne présidentielle connaît des dynamiques contrastées