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Présidentielle du 12 avril: Kassa et Ouindeyama misent sur la proximité et la mobilisation

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Pour la présidentielle du 12 avril prochain, les acteurs politiques du Bloc républicain (BR) ajustent leurs dispositifs de mobilisation dans le département de l’Atacora. Entre sérénité et appel à la vigilance, Barthélémy Dahoga Kassa et Taté Ouindeyama livrent des analyses convergentes, ancrées dans une dynamique de proximité.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 03 avr. 2026 à 13h05 Durée 2 min.
#Présidentielle du 12 avril 2026

Démarrée vendredi 27 mars dernier, la campagne électorale pour la présidentielle du 12 avril prochain continue d’animer campagnes, quartiers et villes. Et depuis Tanguiéta, Barthélémy Dahoga Kassa décrit une campagne « paisible », portée par une configuration politique nouvelle. Selon lui, l’union autour du duo Romuald Wadagni–Mariam Chabi Talata constitue un atout majeur. « C’est la première fois que des forces politiques, parfois opposées, se retrouvent autour d’une même candidature », souligne-t-il, évoquant un contexte favorable à une large adhésion populaire. Toutefois, le député appelle à ne pas céder à l’excès de confiance. « Il y a match », martèle-t-il, insistant sur la nécessité de maintenir l’électorat en éveil.

À Natitingou, le maire Taté Ouindeyama partage ce sentiment d’une campagne déjà engagée, bien que progressive dans son intensité. Il rappelle le grand meeting organisé dimanche dernier pour accueillir les candidats de la mouvance, tout en reconnaissant que la ferveur reste en phase de montée. « Nous sommes dans une dynamique d’organisation. Très bientôt, l’ambiance de campagne sera pleinement perceptible », assure-t-il, confiant dans la capacité des structures locales à impulser une mobilisation accrue.

Quête d’un fort taux de participation

Les deux responsables mettent en avant une stratégie centrée sur la proximité pour atteindre un objectif précis : un taux de participation supérieur à 70, voire 80 %. Pour Barthélémy Dahoga Kassa, l’enjeu est double. Il s’agira de convaincre et de mobiliser. « Il faut que les populations comprennent qu’il y a un véritable choix à faire, qu’elles adhèrent au projet et qu’elles se déplacent massivement le jour du vote », explique-t-il. À cet effet, des coordinations d’arrondissement sillonnent les villages, privilégiant le contact direct avec les électeurs.

Dans la commune de Natitingou, Taté Ouindeyama détaille un dispositif similaire, renforcé par une implication élargie des acteurs locaux. « Cette fois-ci, toutes les couches sociales sont mobilisées, au-delà des seuls partis politiques », précise-t-il. Des cellules de coordination ont été installées à tous les niveaux, des arrondissements aux villages, afin de quadriller efficacement le territoire. Cette approche collaborative vise à susciter une adhésion massive autour du scrutin. Par ailleurs, la question sécuritaire, particulièrement sensible dans le Nord, n’est pas éludée. Le maire se veut rassurant, évoquant la reconduction des dispositifs ayant garanti la tenue apaisée des précédentes consultations électorales. Dans l’Atacora, la campagne s’inscrit ainsi dans une logique de terrain, où la proximité et la mobilisation citoyenne apparaissent comme les clés d’un scrutin à forte participation.