La Nation Bénin...
Le duo de candidats de la majorité présidentielle Romuald Wadagni-Mariam Talata, dans son projet de société baptisé« Plus loin, ensemble », fait du secteur Paix et Justice, une de ses priorités. De nombreux projets sont à cet effet proposés pour consolider les acquis de ces dernières années, si le duo est élu à l’issue de la présidentielle du 12 avril prochain.
Le secteur Paix et Justice connaîtra bientôt une nouvelle dynamique au Bénin. Cette ambition qui met l’accent sur la cohésion nationale et la sécurité est portée par le duo de candidats de la majorité présidentielle Romuald Wadagni-Mariam Talata, dans son projet de société baptisé « Plus loin, ensemble », officiellement lancé, samedi 21 mars, à Cotonou. La transformation annoncée pour le secteur se base sur de nombreux projets qui permettront de consolider les acquis de ces dernières années, si le duo est élu à l’issue de la présidentielle du 12 avril prochain. Il s’agira de garantir à chaque Béninois une justice plus efficiente et consolider la cohésion sociale. Pour y arriver, le duo de candidat promet qu’une nouvelle phase sera engagée à travers le développement des modes alternatifs de règlement des litiges avec l’appui des chefs traditionnels, sous le contrôle de la justice, pour un règlement rapide et apaisé ; la modernisation de la détention et le développement de fermes pénitentiaires, d'unités d'apprentissage et d'activités génératrices de revenus pour faciliter la réinsertion des détenus ; l’introduction de modules d’éducation à la paix et à la responsabilité civique dans les écoles et les communautés, adaptés aux réalités locales ; la mise en place d’une justice centrée sur la personne, visant à améliorer l’accès à l’information et l’accompagnement des citoyens tout au long des procédures judiciaires; la mise en place d’une charte nationale d’accueil judiciaire définissant des standards clairs de courtoisie, d’information et de délais de réponse dans toutes les juridictions. Cette vision est soutenue par deux objectifs clés. Le premier objectif centre la justice sur la personne. Le duo Wadagni-Talata place le justiciable au cœur du système judiciaire. Il se propose de réduire l’asymétrie d’information en améliorant notamment l’accès aux droits. Ce qui permettra à la justice de devenir plus lisible, plus accessible et plus prévisible, renforçant ainsi la confiance des citoyens. Cette approche se traduit notamment par la mise en œuvre d’un certain nombre de dispositifs dont surtout une aide juridictionnelle intégrée aux outils numériques d’information et de suivi des procédures, afin de renforcer l’accompagnement juridique du citoyen et garantir l’égalité réelle des armes. Il y a ensuite la promotion de l’hébergement public sécurisé des actes judiciaires, notariés et d’huissier, assurant leur intégrité, leur traçabilité et leur conservation durable; le portail citoyen d’information et de suivi des dossiers permettant un accès en temps réel aux audiences, décisions et actes demandés et le mécanisme d’identification des successibles pour sécuriser les procédures successorales et prévenir les fraudes.
Modernisations de la détention
L’autre volet pour soutenir le secteur Paix-Justice concerne la modernisation de la détention. L’objectif pour le duo est que l’incarcération cesse d’être un centre de coûts passif et devienne une économie pénitentiaire productive. Ainsi, le système pénitentiaire rompt avec une conception d’enfermement derrière quatre murs pour promouvoir une sanction active, éducative et productive. Ce faisant, la peine devient un temps structuré de reconstruction, orienté vers l’apprentissage de la discipline sociale, l’acquisition de compétences et la responsabilisation individuelle. Cette approche se traduit notamment par des espaces pénitentiaires productifs notamment des fermes, ateliers artisanaux, unités éducatives structurées ou dispositifs de service national sous discipline légale ; une sanction conçue comme un parcours gradué de discipline sociale visant à enrayer l’avantage criminel et protéger durablement la société et une peine transformative fondée sur un contrat d’engagement pénitentiaire incluant travail, suivi socioprofessionnel et obligations réparatives, détaille Romuald Wadagni.