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Sortie de l'igname à Parakou : les marchés Dépôt et Arzèkè reprennent vie

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Sortie de l'igname à Parakou Sortie de l'igname à Parakou

A quelques jours de la fête de l’igname, le précieux tubercule fait son grand retour sur les étals des marchés Dépôt et Arzèkè à Parakou. Entre récolte, commercialisation et consommation, vendeuses et acheteurs renouent avec une tradition très attendue qui marque le début d’une période de forte activité commerciale.

Par   Marise DJENOUKPO (Stag.), le 14 août 2026 à 14h02 Durée 3 min.
#Sortie de l'igname à Parakou

Depuis quelques jours, la présence de l’igname se fait remarquer sur les marchés et aux abords des principales voies de Parakou. Entassés sur les étals ou recouverts de sable et de terre pour leur conservation, les tubercules attirent déjà de nombreux consommateurs qui commencent à constituer leurs provisions en prévision de la fête de l’igname.

 

Au marché Dépôt, les vendeuses se réjouissent de cette période qu’elles attendent chaque année. Mme Zénab, commerçante spécialisée dans la vente d’ignames, considère cette période comme un moment important pour son activité. « La sortie de l’igname est un moment que nous attendons toute l’année », confie-t-elle. Sur les différents étals, plusieurs variétés sont proposées, notamment l’igname Laboko et l’igname simple. Les prix varient selon la qualité et le calibre des tubercules. Mme Fatou, une autre vendeuse, indique que l’igname Laboko est initialement proposée à 4 000 francs Cfa, mais qu’après négociation, elle peut être cédée à 3 000 francs Cfa. Quant à l’igname simple, son prix est fixé à 4 500 francs Cfa, un tarif sur lequel la vendeuse affirme ne pas vouloir négocier. Selon Fatou Soumanou, ces ignames proviennent notamment des champs de Djougou. Elle assure que la qualité est au rendez-vous, particulièrement pour le Laboko, très apprécié pour la préparation de l’igname pilée en raison de sa texture souple et élastique.

Des prix qui varient d’un marché à l’autre

 

Quelques centaines de mètres plus loin, au marché Arzèkè, les étals d’ignames s’alignent également aux abords du marché. Là aussi, les deux principales qualités observées au marché Dépôt sont disponibles, mais les prix sont différents. Aïcha Abdou, qui aide sa mère dans la vente, explique que leurs ignames proviennent de Savalou et sont réputées pour leur bonne qualité. « Le Laboko est vendu à 4 500 francs Cfa, tandis que l’igname simple coûte 3 000 francs Cfa », précise-t-elle.

 

Ces différences de prix d’un marché à l’autre s’expliquent notamment par l’origine des tubercules, leur qualité, leur calibre et les conditions d’approvisionnement. Les consommateurs, de leur côté, n’hésitent pas à comparer les prix et à négocier avant de faire leur choix. Au fil des échanges, les marchés retrouvent une animation particulière. Les clients habitués reviennent, les vendeuses accueillent leurs premières commandes et les paniers se remplissent progressivement. Derrière cette effervescence se dessine une activité économique importante pour de nombreuses familles. Sous la fine pluie d’août, l’odeur de la terre fraîche qui recouvre les tubercules accompagne ainsi le retour de l’igname sur les marchés de Parakou. Pour les commerçantes, cette période annonce de bonnes perspectives de vente. Pour les consommateurs, elle marque surtout l’arrivée d’un produit emblématique de la gastronomie béninoise et les prémices d’une fête de l’igname très attendue.