La Nation Bénin...

Tournée nationale du porte-parole du gouvernement: Wilfried Léandre Houngbédji boucle son périple à Porto-Novo

Actualités
Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, échangeant avec les populations de Porto-Novo et des localités environnantes Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, échangeant avec les populations de Porto-Novo et des localités environnantes

Clap de fin, samedi 19 septembre dernier à Porto-Novo, pour la tournée nationale de dialogue direct du ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Entamée le 9 septembre, cette tournée avait pour objectif de rapprocher davantage l’action publique des citoyens, de présenter les récentes mesures sociales prises par le gouvernement et de recueillir les préoccupations des populations.

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 21 sept. 2026 à 06h44 Durée 3 min.
#Wilfried Léandre Houngbédji

Pour la dernière étape de sa tournée, Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, a échangé directement avec les populations de Porto-Novo et des localités environnantes, dans une ambiance marquée par une forte mobilisation. Têtes couronnées, leaders religieux, artisans, étudiants, femmes des marchés, acteurs de la société civile et autres composantes de la population ont pris part aux échanges, conduits notamment en langue goun.

Pendant plusieurs heures, il a présenté les principales mesures sociales mises en œuvre par le gouvernement dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture, la protection sociale, l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’amélioration des conditions de transport des étudiants.

Dans le secteur éducatif, le porte-parole du gouvernement a mis en avant les efforts déployés en faveur des cantines scolaires. À Porto-Novo, leur couverture est désormais proche de 100 %. Le nombre d’écoles maternelles et primaires bénéficiaires est passé de 14 à 86, permettant à l’ensemble des enfants concernés de bénéficier d’un repas chaud par jour.

À l’échelle nationale, le nombre d’enfants de la maternelle et du primaire bénéficiant de ce programme est passé de 1,4 million à 1,9 million depuis la rentrée scolaire 2026-2027. Au-delà de sa dimension éducative, le gouvernement présente cette politique comme un mécanisme de soutien aux ménages, notamment ceux qui éprouvent des difficultés à assurer quotidiennement l’alimentation de leurs enfants.

Wilfried Léandre Houngbédji a également évoqué la gratuité de la scolarité des filles, du primaire jusqu’au secondaire. Selon lui, cette mesure constitue une opportunité pour les parents de maintenir davantage les filles à l’école et de leur garantir les mêmes chances de réussite que les garçons.

La question des mariages précoces et forcés s’est également invitée dans les échanges. Le ministre porte-parole du gouvernement a rappelé la nécessité de protéger les filles et de leur permettre de poursuivre leur scolarité plutôt que de les exposer à des unions précoces.

Dans l’enseignement supérieur, l’annonce du déploiement de 63 bus neufs à compter de ce lundi 21 septembre devrait contribuer à renforcer le transport universitaire. Cette mesure intervient parallèlement à la revalorisation des allocations et à la modernisation des infrastructures d’accueil.

« Soigner d’abord et payer ensuite »

Autre sujet abordé au cours de la rencontre, l’inclusion des personnes en situation de handicap. Le porte-parole du gouvernement a présenté plusieurs mesures, parmi lesquelles la gratuité de la scolarité pour 5 000 élèves en situation de handicap, l’octroi automatique de bourses universitaires après le baccalauréat et la subvention des équipements destinés à améliorer leur autonomie.

« L’appareillage concerne les équipements divers pour le bien-être des personnes handicapées, comme les tricycles, les déambulateurs... Chaque année, nous allons équiper 1 000 personnes handicapées. Nous avons également un fonds dédié à cette couche sociale qui a été dédoublé, passant de 200 à 400 millions de F Cfa par an, pour aider les personnes handicapées qui se battent pour vivre, notamment celles qui ont appris un métier, qui sont artisanes ou qui ont été à l’école », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji.

Il a insisté sur la portée sociale de ces mesures. « Ce sont des mesures fortes pour nos parents handicapés, pour qu’ils sachent eux aussi qu’ils sont des enfants du Bénin. Plus le pays sera riche, plus il s’occupera de tous ses enfants », a-t-il ajouté.

Le ministre a par ailleurs apporté des précisions sur les bénéficiaires des différentes mesures, en indiquant qu’elles concernent notamment les personnes présentant un handicap lourd.

Sur le volet sanitaire, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé le mécanisme de prise en charge des urgences vitales, fondé sur le principe de « soigner d’abord et payer ensuite ».

L’objectif de cette mesure est d’éviter que l’absence immédiate de moyens financiers constitue un obstacle à la prise en charge d’une personne dont la vie est en danger. Elle concerne notamment les victimes d’accidents ainsi que les patients souffrant de pathologies graves nécessitant une intervention urgente, a souligné le porte-parole du gouvernement.

Après la présentation des différentes mesures, Wilfried Léandre Houngbédji s’est prêté à un exercice de questions-réponses avec les populations. Les échanges, directs et sans tabou, ont permis aux participants d’exposer plusieurs préoccupations.

La situation des personnes dialysées non fonctionnaires, qui bénéficient désormais de quatre centres de prise en charge à coût réduit, le problème des femmes du marché de Ouando ainsi que la promotion des œuvres des artisans figurent notamment parmi les préoccupations soulevées.

À chacune de ces questions, le ministre porte-parole du gouvernement a apporté des éléments de réponse, donnant ainsi aux participants l’occasion de mieux comprendre les actions engagées ou envisagées par le gouvernement.

La rencontre, organisée dans les locaux de la cité administrative de la nouvelle préfecture de Porto-Novo, a connu la présence du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, et du maire de Porto-Novo, Rachadou Toukourou.