La Nation Bénin...
Le Mali a été secoué samedi 25
avril par une série d’attaques coordonnées d’une ampleur inédite. Dès 5h20 du
matin, des explosions et tirs d’armes automatiques ont retenti simultanément à
Kati, en périphérie de Bamako, ainsi qu’à Kidal, Gao, Sévaré et Mopti.
Echanges de tirs nourris entre
rebelles et armée malienne dès les premières heures du samedi 25 avril dans
plusieurs villes du pays. Tandis que les rebelles disent avoir pris le contrôle
de Kidal, l’armée malienne a affirmé, dans un communiqué publié dans
l’après-midi, que la situation était « sous contrôle » malgré des tirs encore
entendus. Elle a déclaré avoir « neutralisé plusieurs terroristes » et détruit
des équipements. La junte a appelé la population au calme tout en reconnaissant
la gravité de l’offensive.
L’Union africaine a condamné
les attaques et mis en garde contre les risques pour les civils.
Attaques simultanées
A Kati, ville qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, et la principale base militaire du pays, la résidence du ministre de la Défense Sadio Camara a été visée par un engin explosif. Son entourage a assuré qu’il était sain et sauf. Dans la capitale, des combats ont été signalés près de l’aéroport de Bamako-Sénou, tandis que des hélicoptères survolaient la zone.
Dans le Nord, le Front de libération de l’Azawad (Fla), alliance rebelle à dominante touarègue, a revendiqué la prise de contrôle de plusieurs positions à Kidal et Gao. Selon un ancien maire de Kidal cité, des hommes armés occupent désormais plusieurs quartiers de la ville, entraînant des affrontements avec l’armée malienne. Le gouverneur de Kidal se serait réfugié dans un ancien camp de la Minusma.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, est également impliqué dans l’assaut en coordination avec le Fla, selon les sources sécuritaires.
Cette offensive conjointe
marque un tournant dans la crise sécuritaire malienne. Pour les analystes,
Kidal représente une victoire symbolique pour les rebelles, la ville ayant été
reprise par l’armée en 2023 comme preuve de la restauration de l’autorité de
l’État.
Tirs, explosions et confusion ont marqué la journée du 25 avril 2026, après des attaques coordonnées visant plusieurs positions militaires à Bamako et dans d’autres localités du pays.