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Diplomatie internationale : Macky Sall retire officiellement sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU

International

L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé ce samedi 17 octobre 2026 le retrait définitif de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Ce désistement survient au lendemain d’un scrutin indicatif décisif au Conseil de sécurité, rebattant les cartes de la succession au sommet de l’organisation mondiale.

Par   Cédric V. SOSSOU-AGBO (coll), le 19 oct. 2026 à 06h53 Durée 3 min.
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Par une déclaration faite sur les réseaux sociaux, l’ancien chef de l’État, Macky Sall, a expliqué avoir pris cette décision mûrement réfléchie en espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité.

Ce pas de côté fait suite à la séquence électorale de la veille. Lors d’un vote de test très important, tous les candidats qui étaient encore dans la course s’étaient vu opposer au moins un avis défavorable de la part d’un membre permanent du Conseil de sécurité, équivalant de facto à un droit de veto. Cet enlisement procédural a profondément modifié la configuration de la course, ouvrant la voie à de nouvelles dynamiques et potentiellement à de nouvelles candidatures.

Analysant les équilibres géopolitiques issus de ces consultations, l’ancien président sénégalais a souligné que les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes et éventuellement féminine. Une lecture réaliste des rapports de force onusiens qui l’a conduit à jeter l’éponge.

Portée initialement sur les fonts baptismaux diplomatiques par le Burundi, la candidature de Macky Sall n’avait pas manqué de susciter de vives turbulences et des contestations acerbes sur la scène intérieure au Sénégal.

Sur le plan économique et politique, l’ancien locataire du palais de la République faisait face à des critiques virulentes l’accusant d’avoir dissimulé une partie de la dette publique durant son magistère. Parallèlement, des collectifs de victimes et des organisations de la société civile meurtris par la répression sanglante des manifestations survenues entre 2021 et 2024 s’étaient vigoureusement opposés à sa diplomatie mémorielle et à ses ambitions internationales.

En dépit de ces contestations internes, Macky Sall avait réussi à s’assurer un soutien stratégique de taille en juillet dernier, celui de son successeur à la tête de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye. Un appui institutionnel qui n’aura finalement pas suffi à surmonter les vetos croisés des grandes puissances au Conseil de sécurité.