La Nation Bénin...

Manifestations du 17 octobre : le président Emmanuel Macron tape du poing sur la table

International
Emmanuel Macron Emmanuel Macron

Les manifestations du 17 octobre en France contre la vie chère et la crise de l’éducation ont dégénéré dans plusieurs villes du pays, notamment à Paris, Marseille, Lille, Grenoble, Bordeaux et Limoges. Les violences, les pillages de commerces et la destruction de biens publics ont atteint un point culminant. La police et le ministère de l’Intérieur font état de plus de 2 000 interpellations, un chiffre record dans l’histoire récente du pays.




Par   Karimath Foumilayo Lawani (coll.), le 19 oct. 2026 à 19h04 Durée 3 min.
#Manifestations du 17 octobre

Dans une allocution télévisée prononcée depuis l’Élysée ce dimanche 18 octobre 2026 à 20 h, Emmanuel Macron a indiqué s’adresser au peuple français dans « un moment d’une extrême gravité ». Face aux violences observées, le président s’est interrogé : « Comment des Français peuvent faire cela à la France ? » Il a avoué ressentir, aux côtés de ses concitoyens, « de la colère et de la honte ». Devant les biens publics incendiés et les commerces saccagés, il a assuré que « ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser », estimant que « rien ne le justifie, rien ne l’explique et rien ne l’excuse ».
Par ailleurs, le chef de l’État a apporté tout son soutien aux forces de l’ordre, cibles de vives critiques, ainsi qu’aux commerçants, artisans et acteurs économiques victimes des pillages. Il a également promis l’ouverture rapide d’un grand dialogue social devant réunir les formations politiques, les syndicats, les organisations estudiantines, les parlementaires et les collectivités.
Enfin, le président a lancé un appel solennel au calme, au respect et à l’unité nationale.
En marge des rassemblements, des milliers de commerces, dont des enseignes de renom telles qu’Yves Rocher, Louis Vuitton, Hugo Boss, Nike, Sephora ou Lacoste, ont été pillés ou dégradés, représentant des pertes financières considérables pour l’État et les acteurs privés.