La Nation Bénin...
Un enfant qui se gratte beaucoup, surtout la nuit, et présente de petits boutons mérite une attention particulière. Dans un contexte où des cas de gale refont surface, le Dr Oscar GBEKE explique les principaux signes qui doivent attirer l’attention des parents.
Un enfant rentre de l’école et commence à se gratter davantage que d’habitude. Quelques petits boutons apparaissent sur ses mains, ses poignets ou son ventre. Pour les parents, difficile de savoir s’il s’agit d’une simple irritation ou d’un problème plus sérieux.
La gale fait partie des affections de la peau qui peuvent provoquer ces symptômes. Très contagieuse, elle est causée par un petit parasite qui se loge sous la peau. Selon le Dr Oscar GBEKE, médecin, le principal signe à surveiller reste le prurit, c’est-à-dire la démangeaison. Celle-ci est souvent particulièrement forte la nuit.
Le médecin explique que certaines lésions peuvent aussi orienter vers la gale. Parmi elles figurent les sillons scabieux. Ce sont de petites lignes fines, légèrement courbées et parfois grisâtres. Elles correspondent aux petits passages creusés sous la peau par le parasite.
Le Dr GBEKE évoque également les vésicules perlées. Ce sont de minuscules boutons transparents remplis de liquide. Des papules rouges peuvent aussi apparaître. Elles correspondent à la réaction de la peau au parasite et à ses déjections. Plus rarement, de petits nodules rouges ou brunâtres peuvent être observés, notamment au niveau des aisselles ou des organes génitaux chez l’homme.
Où regarder chez l’enfant ?
Certaines parties du corps sont particulièrement concernées. Le médecin conseille de regarder entre les doigts, sur les côtés des mains, à l’intérieur des poignets, aux coudes, autour du nombril, sur les fesses et les cuisses. Chez les nourrissons, les lésions peuvent également apparaître sur la paume des mains et la plante des pieds.
Les traces de grattage sont également fréquentes. Elles peuvent parfois devenir plus visibles que les lésions elles-mêmes.
Le visage et le dos sont généralement épargnés chez l’adulte, précise le praticien. Chez les jeunes enfants, la maladie peut toutefois toucher davantage de parties du corps.
Consulter plutôt que traiter au hasard
La présence de boutons et de démangeaisons ne suffit pas à confirmer une gale. D’autres problèmes de peau peuvent présenter des signes similaires. En cas de doute, le médecin recommande donc de consulter afin d’obtenir un diagnostic et un traitement adaptés.
La gale étant très contagieuse, une prise en charge rapide permet aussi de limiter sa propagation au sein de la famille et dans l’entourage de l’enfant.