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Nouvelles

Finale de la Ligue Pro Suite: Les grandes retrouvailles entre Dynamo Fc d’Abomey et Jsp
La saison 2020-2021 de football au Bénin est sur le point de s’achever. Au premier abord, ce sera avec la Ligue Pro Suite qui connaîtra son dénouement, demain, samedi 26 juin au stade René Pleven d’Akpakpa, au détour du match qui mettra aux prises Dynamo FC d’Abomey et la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp). Dynamo Fc d’Abomey et la Jeunesse sportive de Pobé (Jsp) ont rendez-vous, demain samedi 26 juin, au stade René Pleven d’Akpakpa, à partir de 16 heures. C’est pour une explication qui, au-delà d’une finale, aura valeur de match d’appui de la Ligue Pro Suite. Conformément à l’article 58 du Règlement du championnat relatif à la Ligue Pro en son alinéa 2, informe le président de la Ligue de football du Bénin, Pamphile Zomahoun, dans une correspondance en date du mardi 22 juin dernier, ces deux équipes sont qualifiées pour jouer ce match d’appui. Lequel déterminera le champion et le vice-champion de la compétition. En effet, au terme des matches aller-retour des poules A-B et C-D de la Ligue Pro Suite, saison 2020-2021, au sein desquelles elles ont évolué respectivement, les équipes de Dynamo Fc d’Abomey et de la Jsp sont arrivées en tête. La première, dans un groupe dans lequel elle avait comme adversaires Tonnerre Fc de Bohicon, Espoir Fc de Savalou, Energie Fc, Panthères Fc de Djougou et Réal sports de Parakou, a engrangé 27 points avec un goal différentiel de +12. Quant aux protégés du président Bruno Arthur Didavi, ils ont, avec un total de 26 points et un goal-average de +7, damé le pion à Aspac Fc, Avrankou Omnisports Fc, Uss Kraké Fc, Asvo Fc, Djeffa Fc, As Police et Adidja Fc, leurs adversaires de groupe. Pour atteindre ce stade de la compétition, la Jsp est revenue de très loin. Contrainte de jouer les derniers rôles pendant une grande partie de la Ligue Pro, elle a dû se séparer entre-temps de son entraîneur principal Luc René Mensah, en pleine compétition. Babatayo Jah Jah, sollicité à son chevet, lui a redonné confiance. Par rapport à l’issue de cette rencontre, il serait difficile de se prononcer. Les deux formations ne manquent pas de potentialités. Par le passé, leurs confrontations ont souvent donné lieu à des explications âprement disputées. Sports 25 juin 2021


Conseil des droits de l’homme: 47e session du 21 juin au 13 juillet à Genève
Le Conseil des droits de l'homme tient sa quarante-septième session ordinaire du 21 juin au 13 juillet au Palais des Nations, à Genève. A l’ouverture, la cheffe de l’Onu en charge des droits de l’homme, Michelle Bachelet, présentera son rapport annuel sur la situation dans le monde. En raison des restrictions imposées par la Covid-19, la session se déroulera une nouvelle fois de manière virtuelle. C’est sous la présidence de l’Ambassadeur Nazhat Shameem Khan, Représentante permanente des Fidji auprès de l’Office européen des Nations Unies que s’ouvre, ce matin, la 47e Session du Conseil des droits de l’homme. Durant près de quatre semaines, le Conseil examinera quelque 70 rapports présentés par des experts des droits de l'homme concernant de nombreux thèmes liés à la situation des droits de l'homme dans près de 40 pays. Au total, plus de 25 débats interactifs se dérouleront durant cette période. Au cours de la matinée, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, présentera son rapport sur le rôle central de l’État dans la lutte contre les pandémies et autres urgences sanitaires, et les conséquences socioéconomiques qui en résultent pour la promotion du développement durable et la réalisation de tous les droits de l’homme. Les questions liées au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance associée à ces sujets seront traitées le 12 juillet. Le Conseil sera saisi, dans ce cadre, d’un rapport sur le racisme systémique et les violations du droit international des droits de l’homme commises par les forces de l’ordre contre des Africains et des personnes d’ascendance africaine, en particulier les actes qui ont entraîné la mort de George Floyd et d’autres Africains et personnes d’ascendance africaine. Tout au long de la session, le Conseil tiendra plusieurs réunions-débats sur la lutte contre les mutilations génitales féminines ; les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, à l’occasion du dixième anniversaire de leur adoption ; les effets négatifs des changements climatiques sur l’exercice des droits de l’homme par les personnes âgées ; la promotion des droits de l’homme par le sport et l’idéal olympique; et la coopération technique pour promouvoir le droit à l’éducation. La journée annuelle de débat du Conseil consacrée aux droits humains des femmes s’étendra sur deux séances, les matins des 5 et 6 juillet. Elle portera, dans un premier temps, sur la violence à l'égard des femmes et des filles handicapées ; et, le deuxième jour, sur le respect de l’égalité des sexes pendant le relèvement après la pandémie de Covid-19.
Divers rapports en examen
S’agissant des situations des pays, le Conseil sera saisi de plusieurs rapports ou comptes rendus oraux de la Haut-Commissaire des droits de l’homme et du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, concernant la situation des droits de l’homme en Iran, au Nicaragua, au Venezuela et au Myanmar. Les rapports des Rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’homme en Érythrée, au Bélarus, au Myanmar et dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 seront également examinés. L’Expert indépendant sur la République centrafricaine fera un point oral sur le contexte qui prévaut dans le pays. La Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie, présidée par Paulo Pinheiro, fera de même. S’agissant de la coopération technique et du renforcement des capacités, on assistera à une présentation orale des conclusions du rapport périodique sur la situation des droits de l’homme en Ukraine. Un rapport du Secrétaire général de l’Onu sur les moyens d’améliorer la situation des droits de l’homme dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine) sera aussi présenté. Le Conseil s’entretiendra en outre avec la Conseillère spéciale pour la prévention du génocide, Alice Wairimu Nderitu, originaire du Kenya. Le Groupe de travail sur la détention arbitraire présentera son analyse de la détention arbitraire résultant de l’application des politiques de lutte contre la drogue. Le Forum sur les entreprises et les droits de l’homme présentera son rapport. Dans le cadre de l’Examen périodique universel (Epu), le Conseil examinera les rapports portant sur 14 pays : Micronésie, Liban, Mauritanie, Saint-Kitts-et-Nevis, Australie, Sainte-Lucie, Népal, Oman, Autriche, Myanmar, Rwanda, Géorgie, Nauru, Sao Tomé-et-Principe. Les deux derniers jours de sa session, les 12 et 13 juillet, le Conseil se prononcera sur les projets de décision et de résolution qui lui seront soumis sur les questions examinées pendant la session. La Présidente procédera en outre à la nomination de nouveaux titulaires de mandats et membres de mécanismes du Conseil des droits de l’homme.   Par Catherine FIANKAN-BOKONGA, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse).
Actualités 21 juin 2021


Lutte contre le paludisme grave: De nouvelles stratégies pour réduire de 75 % la maladie chez les enfants
Les élus locaux et les directeurs départementaux des services déconcentrés de l’Atacora et de la Donga ont été entretenus sur la nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme au Bénin. A la faveur de la Conférence administrative départementale tenue mercredi 16 juin dernier à la préfecture de Djougou, une équipe du Programme national de lutte contre le paludisme est allée faire des plaidoyers pour l’implication des élus locaux dans la prévention du paludisme chez les enfants. La nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme appelée chimio prévention de paludisme saisonnier vise à réduire de 75 % le paludisme chez les enfants de trois à cinquante-neuf mois. Elle consiste en un traitement préventif du paludisme à travers la prise de médicaments mis en place par les services du ministère de la Santé. Les substances antipaludéennes desdits médicaments se concentrent dans le sang de ces enfants et après piqûre de moustiques, ils ne tombent plus malades, martèle Anicet Adjin, chef service des interventions communautaires au niveau du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Il a indiqué que chaque enfant recevra sur trois jours ce médicament par mois et ce pendant quatre mois. « On parle pendant ce temps de traitement complet. Là où ça devient efficace, pendant ce temps, vous ne verrez aucun enfant malade, aucun enfant ne va plus faire le paludisme. Mais c’est une stratégie qui coûte énormément cher », confie Anicet Adjin. Dans ses explications aux directeurs départementaux, le chef service des interventions communautaires au niveau du Programme national de lutte contre le paludisme s’est voulu, ce mercredi 16 juin à Djougou, rassurant. Leur implication est souhaitée afin de réussir cette lutte. Ils doivent jouer le rôle de veille de proximité au cours des activités de masse prévues dans le cadre de cette stratégie, exhorte Anicet Adjin. Le paludisme est un fardeau lourd au Bénin, les enfants en souffrent sérieusement, sans parler des parents, précise l’émissaire du Pnlp. « Ce qui nous intéresse, ce sont les enfants parce qu’ils sont les plus vulnérables et une fois anémiés, c’est la mort. Les enfants font le paludisme grave, c’est pourquoi on parle de couche vulnérable, il y a aussi les femmes enceintes qui constituent des couches vulnérables, mais les enfants nous préoccupent d’abord. Aujourd’hui, il faut dire que ces enfants ont droit à la santé. Pourquoi les laisser décimer par le paludisme ? » ajoute Anicet Adjin.
Renforcement des anciennes stratégies
Le ministère de la Santé dispose de plusieurs stratégies, mais une nouvelle stratégie complémentaire de prévention appelée la chimio prévention de paludisme saisonnier est mise en œuvre, précise-t-il, avant d’ajouter que le ministère veut réduire de 75 % au moins ces cas de paludisme chez les enfants. Les départements du Nord Bénin sont prioritaires à l’instar des pays situés dans les régions de la ceinture sahélienne comme le Burkina Faso, le Niger…qui ont entamé depuis cette stratégie suivant les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Il y a une saison pluvieuse et une saison sèche dans le Nord du Bénin. La saison pluvieuse étant longue, c’est en cette période qu’il y a assez de moustiques et en même temps assez de maladies, selon Anicet Adjin. Il a profité de son passage pour souligner que le Bénin met en œuvre diverses initiatives dans le cadre de la lutte contre le paludisme. « En 2019, on avait commencé par deux zones que sont Malanville-Karimama puis Tanguiéta-Matéri-Cobly. L’année 2020, on a ajouté deux zones à savoir Kandi-Gogounou et Ségbana-Banikoara. Cette année, on a élargi encore à deux nouvelles zones à savoir Natitingou-Boukombé-Toucountouna et Kouandé-Kérou-Péhunco », précise-t-il. Le souhait d’Anicet Adjin est la réussite à 100 % de la nouvelle stratégie car, confie-t-il, on ne veut laisser aucun enfant. « Par conséquent, nous sommes venus faire un plaidoyer auprès des autorités, pour demander l’accompagnement du préfet pour que les élus locaux s’impliquent fortement dans la mise en œuvre de cette stratégie et après ce plaidoyer, on va descendre au niveau de chaque commune, toujours pour le plaidoyer ainsi que dans les arrondissements, pour que les ménages ne laissent aucun enfant sans le traiter », a insisté Anicet Adjin. Aussi, souhaite-t-il l’appropriation par la communauté de la stratégie chimio prévention de paludisme saisonnier. Déré Lydie Martine Chabi Nah, préfet de l’Atacora, n’a pas marchandé son soutien à cette politique. Toutes les dispositions seront prises pour accompagner l’initiative, soutient l’autorité préfectorale.
Santé 18 juin 2021


Audience à la Cour suprême: Le préfet de l’Ouémé prend conseils auprès du président
Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou se donne toutes les garanties pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de Porto-Novo. C’est dans ce cadre qu’elle a jugé utile de rencontrer le président de la Cour suprême, Victor Adossou qui l’a reçue en audience, dans l’après-midi du mardi 15 juin dernier. Pour la représentante du chef de l'Etat au niveau du département de l'Ouémé, les échanges avec son hôte lui ont permis de s’abreuver des principes de la légalité des actes en matière de décentralisation et de la gouvernance locale. En effet, selon elle, l'une des missions du préfet est le contrôle de la légalité des actes pris par les maires. « Il faut que les actes soient conformes à la loi. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me déplacer pour rencontrer le président de la Haute juridiction afin de m'abreuver de ses conseils », précise-t-elle. Le préfet de l’Ouémé avoue avoir beaucoup appris lors de sa visite au président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou, confie-t-elle, l’a conseillée de prendre soin de vérifier tous les actes qui lui parviennent. Mieux, Marie Akpotrossou informe que le président de la Cour suprême lui recommande de s’assurer de la conformité de l’acte à la loi avant de se décider, si elle est amenée à prendre une décision. L’autorité préfectorale n’entend pas s’arrêter au niveau de la Cour suprême compétente en matière administrative et judiciaire. Marie Akpotrossou a prévu de faire le même exercice avec tous les autres présidents d’institutions de la République installées dans l'Ouémé afin de bénéficier aussi de leurs conseils avisés pour la réussite de sa mission. Immaculée HOUEDETE, (Stag.) Ouémé-Plateau Actualités 17 juin 2021


Première session ordinaire de la Haac: D’importants dossiers étudiés
Les chantiers ouverts durant la première session ordinaire 2021 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) nécessitent les efforts soutenus des uns et des autres pour des victoires plus éclatantes. Le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, a profité de la cérémonie de clôture de ladite session, ce mardi 15 juin, au siège de l’institution à Cotonou, pour rappeler ce besoin aux acteurs à divers niveaux. Clap de fin pour la première session ordinaire 2021 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac). Les travaux ouverts, le 16 février dernier, se sont achevés ce mardi 15 juin. Cette session a été essentiellement consacrée à la gestion de la campagne médiatique de la présidentielle d’avril 2021, comme l’illustre le rapport d’activités présenté par le conseiller Fernand Gbaguidi, premier rapporteur de l’institution. Au total, 16 dossiers sont passés au scanner et 13 décisions prises au cours des travaux. Le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, compare ce résultat à la liste de dossiers auxquels il a promis de s’attaquer il y a quatre mois, avant d’adresser sa gratitude à l’ensemble des conseillers pour leur « collaboration active » et leur « assiduité ». Il salue tout de même « le sens de responsabilité élevé des professionnels des médias qui ont respecté les dispositions de toutes les décisions » de la Haac « contribuant ainsi à une élection apaisée, au développement du pays et à l’unité nationale ». Les dossiers abordés durant la session sont d’une importance capitale et il paraît nécessaire de maintenir le flambeau allumé. Raison pour laquelle le premier responsable de la Haac pense qu’il faut des efforts soutenus de la part de tous. « Il nous revient de multiplier nos énergies pour enregistrer des victoires meilleures », exhorte Rémi Prosper Moretti. Comme priorités de l’institution, sans doute, pour la prochaine session, il y a l’aboutissement du processus d’autorisation des médias en ligne et la sélection et l’implantation des radios. Pour y arriver, « il est important que nous renouvelions notre engagement, que nous maintenions le cap et que la solidarité prime entre nous, en toute circonstance, dans les tâches qui nous attendent pour le bonheur de toutes et de tous », conclut-il. Actualités 16 juin 2021


Relance de l’économie béninoise: L’Ifc réitère son soutien au gouvernement
La Société financière internationale (Ifc) entend accroitre ses opérations pour soutenir la croissance du Bénin. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de l’institution, l’a réaffirmé lors de sa visite de travail, du 7 au 8 juin dernier à Cotonou. Le Bénin peut compter sur la Société financière internationale (International Finance Corporation - Ifc) pour attirer plus d’investissements privés et relancer de manière durable son économie. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de cette organisation du Groupe de la Banque mondiale consacrée au développement du secteur privé, a réaffirmé cet engagement aux autorités béninoises, les 7 et 8 juin derniers, lors de sa visite officielle de travail, la troisième du genre depuis son installation. Pour ce faire, souligne l’hôte, l’Ifc entend accroître ses opérations dans le financement des petites et moyennes entreprises (Pme), mais aussi dans divers secteurs porteurs pour la création d’emplois et la transformation structurelle de l’économie du pays, aux premiers rangs desquels l'agro-industrie, le tourisme, les infrastructures ou encore les marchés financiers. Toutes choses qui réjouissent les ministres d’Etat Abdoulaye Bio Tchané chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale et Romuald Wadagni de l’Économie et des Finances avec qui il a échangé notamment. Le soutien actif de l’Ifc aux actions prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag), ne fera pas défaut, a martelé M. Pimenta, en louant les efforts du gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires. Cette politique met le Bénin sur les rails d’une croissance durable et inclusive, en attirant plus d’investisseurs privés, estime-t-il. Par ailleurs, M. Pimenta salue les « ambitieuses » mesures prises par le gouvernement pour faire face aux effets pervers de la pandémie de Covid-19, lesquelles ont permis d’atténuer les chocs sanitaires, sociaux et économiques induits par la crise. Actif au Bénin depuis 1999, l’Ifc a facilité plus de 300 millions de dollars de transactions ces dix dernières années dans les secteurs du commerce, de l’industrie et de la finance. Elle est également intervenue via son activité-conseil dans la structuration et l’exécution de partenariats public-privé (Ppp) dans les domaines des infrastructures portuaires, de la santé, de l’eau et de l’énergie, ainsi que dans l’appui aux réformes du climat des affaires. Afin de renforcer son soutien au développement du secteur privé béninois, l’Ifc a nommé en novembre 2020 un responsable pays permanent, en la personne de M. Cyndo Obre, pour assurer la collaboration avec le gouvernement, les partenaires et le secteur privé. Actualités 11 juin 2021


Lutte contre les maladies prioritaires et les épidémies: « Un bilan satisfaisant », dixit le ministre de la Santé
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) a fait, ce jeudi 10 juin à Cotonou, le point de ses activités sur la période 2016-2020. Le bilan est satisfaisant et les indicateurs encourageants, ont noté le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et les autres membres du creuset. L’année 2020 a été marquée par la gestion de la crise de Covid-19 mais les autres maladies n’ont pas été pour autant négligées. Mieux, « Globalement, les indicateurs par rapport aux maladies prioritaires et les épidémies sont en bonne voie : le bilan des cinq dernières années est satisfaisant », a laissé entendre hier Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. C’était à l’issue de la session consacrée au bilan 2016-2020 du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp), tenue à Cotonou. En effet, les données publiées par l’Onusida en 2020 indiquent une régression de 15 % des nouvelles infections à Vih au Bénin depuis 2010. La prévalence tend à se stabiliser à 1,2 % dans la population en général. En ce qui concerne la tuberculose, le taux de notification effective est en régression, passant de 39 à 35 cas pour 100 000 habitants entre 2014 et 2018, selon les statistiques sanitaires nationales. La séroprévalence du Vih chez les patients tuberculeux est restée stable à 15 % depuis 2014 avec une légère baisse à 14 % en 2018. Les données du Système national d’information et de gestion sanitaire (Snigs) indiquent que l’incidence annuelle du paludisme grave connaît une baisse régulière sur les cinq dernières années, passant de 1,9 % en 2014 à 1,5 % en 2019. Selon les données de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (Ants), la proportion de poches de sang révélées positives au virus à hépatite B varie de 7,56 % en 2013 à 5,98 % en 2019, et celles à hépatite C de 2,63 % à 1,25 % sur la même période. Des résultats probants sont également obtenus dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique : choléra, méningite cérébro-spinale, rougeole, paralysie flasque aiguë, fièvres hémorragiques (dengue, Lassa) et autres maladies concernant la santé animale (rage, charbon bactéridien), selon Dr Melchior Aïssi, secrétaire exécutif du Cnls-Tp. « Sur tous les fronts, nous avons enregistré des progrès relativement importants », se réjouit Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
Défis et actions à mener
« C’est vrai que nous avons des défis, des progrès à encore accomplir. Et pour cela, nous devons mettre tous nos moyens à disposition », reconnaît M. Bio Tchané. Le gouvernement travaille en ce moment, annonce-t-il, sur un programme à moyen terme qui va s’attaquer à des problèmes structurels au niveau de la santé : infrastructures, équipements et surtout les ressources humaines. Une des solutions, dévoile-t-il, c’est la mise en place des relais communautaires qui se déploient à travers une phase pilote dans douze communes avec l’appui de la Banque islamique de développement. Entre autres défis, indique Dr Melchior Aïssi, le paludisme reste la première cause de consultation dans les formations sanitaires : 46,1 %, selon l’Annuaire des statistiques sanitaires 2019. Il est question de réduire l’incidence annuelle du paludisme simple qui, après une diminution de 14,2 % en 2014 à 13,1 % en 2016, est repartie à la hausse en 2017 avec 15,2 % puis à 17,1 % en 2018. Sur la même période, le taux de létalité reste presque stable : 1,1 % en 2018 contre 1,2 % en 2014. Pour infléchir ces tendances, «Nous avons des initiatives qui sont en cours avec la nouvelle politique de santé communautaire que nous sommes en train de mettre en place pour pouvoir impacter positivement au niveau des ménages », confie Benjamin Hounkpatin. Ainsi, assure-t-il, l’hygiène et l’assainissement seront au rendez-vous et les malades seront rapidement orientés vers les structures sanitaires pour être pris en charge tôt afin de ne pas développer des formes graves de la maladie. Pour les hépatites virales, le Bénin demeure dans les zones d’endémies élevées. La vaccination pour tous les nouveau-nés a démarré et se poursuivra. En ce qui concerne le Vih/Sida, des pochettes de forte contamination existent, notamment dans les rangs des professionnelles de sexe (8,5 %), les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (7 %), les serveuses de bars et restaurants (5,2 %). Aussi, est-il important d’amener les populations à se faire dépister à 90 % au moins et que 90 % des cas positifs soient mis sous traitement pour atteindre une charge virale indétectable, préconise Benjamin Hounkpatin. « L’assurance-maladie du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain) qui permet de prendre en charge les pauvres extrêmes et non extrêmes, est également quelque chose de très important pour assurer une prise en charge efficiente de ces pathologies », estime le ministre de la santé.
Santé 11 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


37e Journée nationale de l’arbre: Cap sur la promotion des écoles vertes dans le Mono et le Couffo
Instituée par le décret 85-291 du 23 juillet 1985, la Journée nationale de l’arbre a été célébrée, mardi 1er juin dernier. L’occasion a été saisie dans les départements du Mono et du Couffo pour relancer les établissements scolaires dans la compétition de l’école la plus verdie. Dans le Mono comme dans le Couffo, ce sont deux établissements scolaires qui ont servi de cadre à la phase officielle de la célébration, au niveau départemental, de la trente-septième édition de la Journée nationale de l’arbre couplée avec le lancement de la campagne annuelle de reboisement. Le Collège d’enseignement général d’Agamè a accueilli, pour le compte du Mono, le préfet Komlan Zinsou et une forte délégation des membres de la Conférence administrative départementale. Plus d’un hectare du domaine de l’établissement a reçu, entre autres plants, des tecks mis en terre par la délégation sous la supervision des fonctionnaires du Service de l’Inspection forestière du Mono-Couffo. Le préfet, le maire de Lokossa, le premier adjoint au maire et le reste de la délégation ainsi que les élèves se sont aussi adonnés à l’exercice. Agamè est l’un des cinq arrondissements de Lokossa. Outre le site officiel, la plantation des arbres a eu lieu dans d’autres localités de la commune. Les autres communes du Mono aussi ne sont pas restées en marge de la Journée nationale de l’arbre. A Comé, Athiémé, Bopa, Grand-Popo et Houéyogbé, confirme le commandant de l’Inspection forestière, Mathias Affoutou, diverses essences ont été mises en terre. Idem dans les six communes du Couffo. Dans ce département, le préfet Christophe Mègbédji, ses proches collaborateurs ainsi que des membres de la Conférence administrative départementale se sont donné rendez-vous à l’école primaire publique Kissamenhouedji, dans la commune de Djakotomey, pour donner le top de la célébration de la journée. Deux mille cinq cents tecks sont prévus pour être mis en terre sur un hectare du site de l’établissement.
Des écoles verdies
L’objectif poursuivi à travers le choix des établissements scolaires dans le Mono et le Couffo, pour marquer la présente édition de la Journée nationale de l’arbre et procéder, par la même occasion, au lancement de la campagne de reboisement de cette année, est de stimuler le monde scolaire à donner le meilleur de lui-même pour la promotion d’écoles plus verdoyantes. Et surtout, amener les écoles des deux départements à oeuvrer pour conserver dans l’une ou l’autre, le titre de meilleure école verdie au terme d’un concours initié dans ce cadre. Cette compétition entre les établissements scolaires est l’une des recettes du gouvernement mises en œuvre pour faire contribuer le monde scolaire à la restauration du couvert végétal. Le commandant Mathias Affoutou rappelle qu’au terme de la précédente évaluation des écoles, c’est le Ceg Akodéha, à Comé, qui est sorti gagnant du concours sur le plan national. Pour lui, si les usagers de l’école font montre d’un peu plus de volonté dans l’entretien des plants mis en terre, ils donneront la chance à leur établissement de sortir vainqueur. Outre le prix à recevoir, il ne doit échapper à personne le rôle important de l’arbre dans la satisfaction des cinq besoins fondamentaux de l’homme, a-t-il indiqué. Il n’a pas manqué de solliciter la contribution des élus et des autres couches de la communauté pour l’atteinte de l’objectif global de la Jna, notamment limiter les impacts anthropiques. Au nom du personnel du Ceg Agamè, Simon Sovissi a salué le choix porté sur son établissement avant de promettre que les attentes ne seront pas déçues. Son collègue de l’Epp Kissamenhouedji a fait à peu près la même promesse dans le Couffo. Appuyant les propos des maires présents sur les sites de célébration les préfets ont exhorté les populations à avoir comme réflexe de marquer les événements heureux comme malheureux par la mise en terre de plants. Pour le préfet du Couffo, planter des arbres limitera les effets du changement climatique, notamment le manque d’eau qui induit actuellement le jaunissement des cultures dans les fermes non irriguées.
Environnement 03 juin 2021


37e Journée nationale de l’arbre: L’appel à la restauration des forêts
Le Bénin a célébré la 37e édition de la journée nationale de l’arbre, le mardi 1er juin. Pour cette édition, le site de la Coopérative d’aménagement rural de Kpoé-Kpanrou dans la commune d’Abomey-Calavi a été retenu pour le reboisement conformément au thème de la journée qui invite à la restauration des forêts pour le bien-être des populations. La 37e Journée nationale de l’arbre a été célébrée, le mardi 1er juin à Kpoé-Kpanrou dans la commune d’Abomey-Calavi, notamment sur le site de la Coopérative d’aménagement rural (Car) Grand Hinvi de cette localité. Elle a été couplée avec la campagne nationale de reboisement 2021-2022 qui a mobilisé un parterre de personnalités dont le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et celui du Cadre de vie et du Développement durable, le maire de la commune d’Abomey-Calavi, le contre-amiral Patrick Aho, chef d’État-major général des armées, l'ambassadrice du Venezuela près le Bénin … Pour cette édition, le thème retenu est « Arbre et restauration des forêts pour le bien-être ». L’activité principale a été la mise en terre de 12 500 plants de diverses espèces dont le Fraké (Terminalia superba), l’Acacia, le Khaya Senegalensis… sur un domaine de cinq hectares, sous gestion du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Au total, 5 % d’essences autochtones sur le site de sorte à avoir des cultures vivrières à une grande productivité au terme de huit ans d’exploitation de l’acacia. Selon Christophe Zannou, président de la Car Grand Hinvi, le site est subdivisé en cinq zones que sont la zone de la palmeraie qui couvre 613 ha, la zone de reboisement de 106 ha, la zone de culture annuelle de 629 ha et celle de l’habitat qui fait 129 ha… L’importance du bois dans les habitudes quotidiennes tant au niveau national qu’à l’échelle internationale n’est plus à démontrer, selon Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi. Le bois, précise-t-il, est utilisé tous les jours pour la satisfaction de divers besoins, mais force est de constater que sa surexploitation entraîne la dégradation des ressources forestières. Cet acte, d’après lui, compromet l’atteinte des résultats escomptés quant à l’amélioration de l’environnement. « Les anciennes méthodes d’agriculture, les feux incontrôlés de végétation, le surpâturage sont autant de causes de la destruction de nos forêts à une allure qui, de nos jours, inquiète », a expliqué Angelo Ahouandjinou. « Le reboisement massif contribue à restaurer les écosystèmes et à maintenir une bonne qualité de vie sur la terre », a indiqué José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Selon lui, l’arbre constitue l’habitat et la ressource d’alimentation de bon nombre de citoyens. Mieux, les activités de reboisement intensif enclenchées depuis plus d’une dizaine d’années procurent des milliers d’emplois et génèrent un revenu financier très important. Il rappelle que le Bénin met en œuvre des mesures pour restaurer son écosystème et consolider le couvert végétal et le gouvernement travaille à réduire les effets néfastes des changements climatiques. Son homologue Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture a exprimé le vœu de voir planter sur le site des palmiers à huile.
Activités de reboisement en 2020
L’arbre, c’est la vie, souligne le directeur général des Eaux, forêts et chasse, le conservateur principal, Rémi Hèfoumè. Faisant le point des activités de reboisement de l’année 2020, il a indiqué qu’au titre de la journée nationale de l’arbre, 121 536 plants, toutes essences confondues, ont été mis en terre sur 74,34 ha avec plus de 36 000 mètres linéaires de plantation d’alignement. Pour le compte de la campagne de reboisement, 5 508 ha ont été reboisés avec plus de 320 000 mètres linéaires de reboisement d’alignement. Il a souligné que les essences utilisées sont celles à croissance rapide, mais aussi des essences autochtones dont le teck, l’acacia, le moringa, le caïlcedra, l’iroko, le baobab, les fruitiers et que leur taux de survie est de 64 %. Rémi Hèfoumè a précisé que pour le compte de 2021, plus de 24 millions de plants sont disponibles en pépinière contre 22 914 409 plants produits en 2020.
Environnement 02 juin 2021


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