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Nouvelles

Lutte contre l’inflation: Le système bancaire mis à contribution
La direction nationale de la Bceao et l’Apbef-Bénin ont tenu, ce mercredi à Cotonou, la troisième réunion de concertation au titre de 2022. La rencontre a permis, entre autres, d’éclairer les directeurs généraux des banques sur la stratégie de l’institut monétaire en vue de la baisse progressive de l’inflation. « Il est important que le système bancaire soit solide et accompagne les agents économiques, notamment le maillon qui représente la part la plus importante du tissu industriel dans les pays de l’Uemoa, à savoir les petites et moyennes entreprises et industries (Pme/Pmi), dans le contexte actuel de tensions inflationnistes et de risques entourant les prévisions de croissance », estime Emmanuel Junior Assilamèhoo, directeur national de la Bceao pour le Bénin. Cet appui passe par la mise en place de conditions de financement adéquates auprès du système financier et principalement bancaire, a-t-il expliqué, lors du point de presse à l’issue de la troisième réunion de concertation au titre de 2022 avec l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef-Bénin) tenue ce mercredi à Cotonou. En effet, fait-il observer, les conséquences de l’enlisement du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine et les difficultés liées à l’approvisionnement en carburant, gaz et électricité et en certains produits vivriers comme le blé ont engendré une flambée des prix, ce qui constitue un risque de récession économique pour de nombreux pays. Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le taux d’inflation est ressorti, en glissement annuel, à 7,5 % à fin juin 2022 et à 8,1 % en juillet, contre une cible de 1 à 3 % à moyen terme admise dans l’Union. Les tensions inflationnistes demeurant fortes, cela appelle à la mise en place de conditions de financement adéquates auprès du système financier et principalement bancaire. C’est ainsi que le Comité de politique monétaire de la Bceao a décidé, lors de sa réunion du mercredi 14 septembre dernier à Dakar, de relever de 25 points de base ses taux directeurs, afin de favoriser la baisse progressive des prix dans l’Uemoa. Le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité passe de 2,25 % à 2,50 % et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal de 4,25 % à 4,50 %. En revanche, le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union reste inchangé à 3,0 %. Objectifs La décision du Cpm-Bceao fait suite à la première hausse des taux intervenue en juin dernier. En effet, les demandes de refinancement des banques de l’Union auprès de la Banque centrale ont été servies au taux minimum de 2,00 % jusqu’au 15 juin et de 2,25 % depuis le 16 juin 2022. Le taux d’intérêt auquel les banques se prêtent de l’argent s’est établi à 2,62 % après 2,53 % un trimestre plus tôt. En plus, la Banque centrale réitère sa disponibilité à accompagner les banques en vue de soutenir les Pme/Pmi d’une part, et de sécuriser les avoirs de leurs clients d’autre part. « En dépit de ces augmentations, les taux directeurs de la Bceao, en vigueur dans l’Union, demeurent assez accommodants et ressortent les plus faibles observés en Afrique», selon E. Assilamèhoo. Il souligne que l’objectif de cette orientation de la politique monétaire est avant tout, de ramener l'évolution des prix dans les normes communautaires à travers « un léger coup de frein » à certaines composantes de la demande globale. « Elle vise également à donner un signal pour une meilleure articulation de la politique monétaire et des politiques budgétaires », ajoute-t-il. La réunion de ce mercredi a été l’occasion d’analyser l’évolution désagrégée des taux d'intérêt débiteurs appliqués aux crédits accordés à la clientèle des banques au Bénin, selon l’objet et le type de bénéficiaires. Le taux d’intérêt des crédits accordés par les banques à leurs clients, hors taxes et charges, s’est situé à 6,35 % au deuxième trimestre 2022 contre 6,27 % au premier trimestre 2022, selon la Bceao. A fin juin, informe Lazare Komi Noulékou, président de l’Apbef-Bénin, l’on a atteint 3,1 milliards F Cfa pour le financement des Pme/Pmi avec un taux de réalisation de 17,83 %. Par le Fonds national de développement agricole (Fnda) pour lequel l’Etat accompagne les banques à travers une politique de garantie à hauteur de 50 % des engagements, les financements ont atteint 9,5 milliards F Cfa, soit au total 12,6 milliards F Cfa d’engagements à la même période? Economie 22 sept. 2022


600 000 sans-papiers africains régularisés en Italie : Attention, cette annonce est infondée
Il circule depuis le lundi 19 septembre dernier, sur whatsApp et facebook, une information selon laquelle l’Italie a régularisé 600 000 migrants africains dans le but de combler le manque de main d’œuvre dans son secteur agricole. Mais cette annonce n’est pas vérifiée. Information virale sur les réseaux sociaux. Une publication abondement relayée sur whatsApp et facebook, fait croire que l’Italie a régularisé des centaines de milliers migrants illégaux africains au profit de son secteur agricole.
[caption id="attachment_87895" align="alignnone" width="470"] Publication whatsapp sur la supposée régularisation de 600 000 africains en Italie[/caption]   Une annonce d’il y a 2 ans. L’Italie avait effectivement pris des mesures, en 2020, pour régulariser des migrants au profit de son secteur agricole (et de l’aide à domicile) sans préciser s’il s’agit spécifiquement d’Africains ou simplement de migrants de tous horizons respectant les conditions.
  • « Agriculture : l'Italie veut régulariser 600 000 sans-papiers pour pallier le manque de main d'œuvre (en raison des effets néfastes de la Covid-19 sur le secteur Ndlr) », a titré infomigrants le 21 avril 2020, citant les propos de la ministre italienne de l'Agriculture d’alors, Teresa Bellanova, repris par le journal italien Corriere della Sera.
  • « Le gouvernement (italien Ndlr) va distribuer des permis temporaires de six mois aux migrants qui travaillent dans les champs du sud du pays. Exploités par la mafia, ces migrants, pour la plupart originaires d'Afrique, vivent dans des conditions déplorables », a précisé Tv5 Monde dans un reportage diffusé le 25 mai 2020.
200 000 migrants finalement. Au mois de juin 2020, le nombre de sans-papiers à régulariser a été estimé par les autorités italiennes.
  • A travers un article publié le 1er juin 2020, Radio France internationale (Rfi), a annoncé le début de l’opération de régularisation pour le même jour.
  • « Environ 200 000 clandestins pourraient ainsi obtenir des papiers, a estimé le ministère de l’Intérieur de manière très imprécise. Cela dépendra de plusieurs facteurs. », a rapporté le média français.
  • France info confirme les déclarations du ministère de l’Intérieur et précise que l’Italie « va leur accorder un permis de séjour de six mois pour trouver du travail ».
« Les agriculteurs d’Afrique » persiste et signe. Contacté via WhatsApp, la page facebook affirme qu’elle tient cette information de son « équipe en Italie » mais sans en apporter la preuve.
  • L’équipe installée en Italie est « une source sûre », selon « Les agriculteurs d’Afrique » qui ne voit pas la nécessité de retirer sa publication en attendant d’avoir les chiffres publiés par les autorités italiennes.
  • Au passage, cette page ne publie que des informations sans préciser ses sources mais elle promet « d’essayer de sourcer ses publications à l’avenir »
Information infondée. Aucun élément ne prouve que l’Italie a régularisé 600 000 sans-papiers africains à ce jour.
  • Les auteurs des publication sur facebook et whatsapp affirment que « l’Italie vient de régulariser 600 000 sans-papiers d'origine africaines » or, les publications médiatiques au début de l’annonce parlent de « 600 000 sans-papiers en Italie » sans préciser qu’il s’agit exclusivement d’Africains.
  • Les vérifications effectuées sur les canaux digitaux du gouvernement et des médias italiens et européens dans l’optique d’avoir des éléments probants sur cette information, ont été vaines. Pas de décision actuelle, ni de promesse dans ce sens.
  • Par ailleurs, les autorités italiennes n’ont pas récemment annoncé une pénurie de main d’œuvre le secteur agricole.
  • La droite et l’extrême droite favorites des élections le 25 septembre en Italie étaient de toute façon contre cette mesure de régularisation des sans-papiers.
Verdict : Aucun élément probant ne prouve que « l’Italie vient de régulariser 600 000 sans-papiers d'origine africaines pour pallier le manque de main d’œuvre dans le secteur agricole… ». Ces « 600.000 » relèvent d’une annonce qui date de 2020 dont le chiffre n’a jamais été confirmé par les autorités du pays. La publication est infondée. Fact-Checking 21 sept. 2022


Implantation d’un complexe brassicole à Sèmè-Podji: La Boad et Ccdbc signent un contrat de prêt de 20 milliards F Cfa
La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny et la Boad ont signé, lundi 19 septembre dernier à Cotonou, un contrat de prêt de 20 milliards F Cfa. Ce fonds servira au financement partiel du projet d’implantation d’une ligne de fabrication de canettes et d’exploitation d’un complexe brassicole à Sèmè-Podji. La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny (Ccdbc Sa) bénéficiera d’un prêt de 20 milliards F Cfa de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour mettre en œuvre son projet d’implantation et d’exploitation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle (Zfi) à Sèmè-Podji. Le contrat de prêt a été paraphé, lundi dernier à Cotonou, par Serge Ekué, président de la Boad, et Gilles Guérard, président du Conseil d’administration de la société Ccdbc, en présence du promoteur Elhadj Sayo Zoubérou, président-directeur général du Groupe Dongaco. Pour le président de la Boad, la signature de l’accord témoigne de l’engagement de la Boad à accompagner le secteur agro-industriel ouest-africain à travers la mise en place de concours financiers adaptés. « La Boad poursuit sa philosophie de soutien à l’éclosion des champions nationaux, conformément aux orientations en faveur du secteur privé contenues dans le plan stratégique Djoliba 2021-2025 de la Banque », souligne Serge Ekué. Aussi, justifie-t-il, le projet s’insère dans le programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) qui, en son pilier II, prône la poursuite de la transformation structurelle de l’économie. Cette collaboration, espère Gilles Guérard, positionnera la société dans un rôle pionnier de l’industrie agroalimentaire, ce qui constitue à n’en point douter, un moyen efficace de lutte contre la pauvreté par la création d’emplois, en plus d’apporter de la valeur ajoutée à l’économie béninoise. La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny est désignée nouvel embouteilleur au Bénin et au Togo des produits de la marque Coca-Cola par la société The Coca-Cola Company (Tccc) depuis le 1er juillet 2022, rappelle le président du Conseil d’administration. Il se réjouit de l’accompagnement «conséquent » de la Boad pour les investissements nécessaires visant à faire de la société un hub industriel par la production et la commercialisation des boissons en cannettes, bouteilles plastiques et bouteilles en verre cassable. Le projet de complexe brassicole aidera le Bénin à migrer vers un développement économique profitable à toutes les populations de ce pays, avance-t-il. Assurances En soutenant le projet, la Boad fait œuvre utile non seulement pour le Bénin mais aussi pour toute la sous-région, dira le président Ekué, en ce sens qu’il s’agit d’une première dans l’espace Uemoa qui permettra de satisfaire la demande des brasseurs pour ce type d’emballages de plus en plus utilisés et conformes aux normes environnementales. Le financement du projet porte à 901,386 milliards F Cfa, le volume global des engagements de la Banque au Bénin, dont 36,381 milliards F Cfa en faveur du secteur agro-industriel. Gilles Guérard dit mesurer la responsabilité liée à l’engagement pris et assure que Ccdbc Sa a pleine conscience des défis et opportunités que représente ce challenge. Elle entend «œuvrer inlassablement à la réussite du projet », ajoute-t-il, avant de rassurer que les dispositions sont prises en vue d’atténuer au maximum les impacts négatifs de la mise en œuvre du projet sur l’environnement. Un Plan de gestion environnementale et sociale (Pges) d’un budget de 15,4 millions F Cfa est élaboré pour juguler l’encombrement du sol par les gravats de construction, la pollution de l’air due aux soulèvements particulaires, la production de déchets liquides et solides. Elhadj Sayo Zoubérou, président-directeur général du Groupe Dongaco et promoteur de la société Ccdbc se veut rassurant quant à l’utilisation des ressources qui seront mises à disposition. « Je prends conscience de la confiance que m’a fait l’institution et aussi de l’exemple que nous devons donner à travers ce financement privé majeur», laisse-t-il entendre. « Et pour y parvenir, s’engage-t-il, nous ne lésinerons pas sur la qualité de la ressource humaine requise. » Le promoteur saisit l’occasion pour plaider, au nom des opérateurs économiques du Bénin, en faveur d’un partenariat durable et franc entre le secteur privé et la Boad. Encadré Plus de 263 millions de canettes à produire par an Le projet d’implantation d’une ligne de fabrication de canettes et d’exploitation d’un complexe brassicole sera déployé sur le site de la société Dongaco dans la zone de Sèmè-Okoun comportant déjà une dizaine d’usines agroalimentaires et industrielles. Tel que conçu, il permettra de fabriquer en moyenne 263 millions de canettes par an. Ainsi, la société compte détenir une part de marché de 76 % dès la deuxième année d’exploitation pour la production de boissons gazeuses. Elle produira 385 000 hl de boissons gazeuses dès la première année et 730 000 hl à partir de la cinquième année, en moyenne 7 300 hl d’eaux minérales sur la période et 64 millions de canettes dès la première année et 200 millions de canettes à partir de la quatrième année. La capacité nominale de la ligne de fabrication est évaluée à 1000 canettes de 33 cl par minute, soit une capacité annuelle de 144 millions de canettes sur une base pessimiste de 242 jours de production par an. La société exploitera la ligne de production de boissons gazeuses (soda) d’une capacité de production de 138 hl par jour, à partir du concentré qui sera importé depuis l’Egypte, à travers le réseau de The Coca-Cola Company (Tccc). La capacité de production est estimée à 1700 canettes/min soit 102 000 canettes l’heure. D’un coût total de 40 milliards F Cfa, le projet devrait générer une centaine d’emplois directs et contribuer au renforcement du tissu industriel béninois et de l’économie locale et nationale. C. U. P. Société 21 sept. 2022


Intronisation de Charles III et obsèques de Elisabeth II : Faux, un bouc n’a pas été sacrifié
Des publications virales sur les réseaux sociaux au Bénin et ailleurs en Afrique prétendent qu’un bouc blanc a été sacrifié pour « l’intronisation du roi Charles III » et les obsèques de Élisabeth II. Mais c'est faux : l’animal fait partie du 3e bataillon du The Royal Wesh de l’armée britannique. Inédit ! « Un bouc blanc pour le sacrifice d’intronisation du roi Charles III et l’accompagnement de sa mère chez les ancêtres », alerte
Olivier Gnongoué sur sa page Facebook le 16 septembre 2022. L’activiste va plus loin et fait le lien avec les rites africains. « Il manque la calebasse, le coq et les colas pour faire comme dans les bois sacrés africains ».   De quoi s’agit-il ? Ces publications virales interviennent au lendemain de l’accession au trône de Charles III, à la suite du décès de la reine Élisabeth 2 le 8 septembre 2022. Sur les réseaux sociaux, les internautes partagent la photo d’un bouc blanc conduit par un garde pour prétendre qu’un rituel a été fait avant l’intronisation du roi Charles.
  • La plupart des commentaires accusent les occidentaux de combattre les rituels en Afrique et de faire pourtant le contraire chez eux.
  • « L’Afrique subsaharienne souffre autant parce qu’on valorise la culture des colons que la nôtre », a déploré le 18 septembre 2022 Conforti Tayo sur la page Facebook TAYES.
  • « Ici, des pseudo hommes de Dieu auraient crié au loup, condamné un rite taxé de satanique », a commenté Yves Naki, le 17 septembre 2022 sur la publication de Olivier Gnongue.
C’est une mascotte. Une recherche d’image inversée faite avec Google Lens renvoie à des articles, de médias britanniques sur la proclamation de Charles III, nouveau souverain d'Écosse, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord.
  • Le bouc blanc faisait partie des éléments du 3e bataillon du Royal Welsh ayant honoré le nouveau roi le 11 septembre 2022. Soutenus par la fanfare du Royal Welsh, ils ont défilé de l'hôtel de ville à 11h25 le long du boulevard de Nantes, North Road et Duke Street jusqu'au château.
  • « Ils étaient accompagnés de la mascotte du régiment, un bouc gallois appelé le caporal suppléant Shenkin IV, et du sergent-major de chèvre Mark Jackson », écrit le site d’information britannique GBN
  • Dans une vidéo publiée le 19 août 2022 sur site de l’armée britannique, on retrouve le bouc, le caporal Shenkin IV, au rassemblement de mascottes de l'armée. C’était au château d'Édimbourg dans le cadre des célébrations du jubilé de platine de Sa Majesté la reine.
Verdict. Il ne s’agit pas d’un bouc sacrifié dans le cadre de l’intronisation de Charles III et des obsèques de Elisabeth 2. L’animal appelé le caporal Shenkin IV est un membre du 3e bataillon du The Royal Wesh. Actualités 20 sept. 2022


Bénin : Décès de la CA de Sirarou ce lundi
  Marguerite Sinangnissiré, cheffe d’arrondissement de Sirarou, dans la commune de N’Dali, a rendu l’âme ce lundi 19 septembre 2022. La conseillère communale est morte des suites d’une courte maladie provoquée par un grave accident de circulation dont elle a été victime. La cheffe d’arrondissement de Sirarou est passée de vie à trépas. Elle avait été amputée d’une jambe suite à un accident de circulation. Affaiblie physiquement, elle se remettait timidement de cette souffrance. Mais ce lundi elle a malheureusement fait une rechute. Marguerite Sinangnissiré a fait un malaise qui lui a été fatal. Conduite d’urgence au CHUD Borgou-Alibori, la désormais ancienne cheffe d’Arrondissement de Sirarou a poussé son dernier soupir.   Actualités 20 sept. 2022


2e session ordinaire de l’Assemblée consulaire: Les projections budgétaires de la CCI Bénin validées
La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI Bénin) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année. L’assemblée consulaire s’est penchée sur l’élaboration du budget 2022-2023, ce lundi 19 septembre, au siège de l’institution à Cotonou. L’assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI Bénin) s’est penchée à sa deuxième session ordinaire sur les grandes orientations du budget 2023. A l’ouverture des travaux, ce lundi 19 septembre, la ministre de l’Industrie et du Commerce a indiqué que le budget prévisionnel exercice 2023 devra dans ses différentes déclinaisons, non seulement répondre aux attentes des mandants en termes de services aux entreprises, mais aussi marquer la CCI Bénin dans l’écosystème entrepreneurial afin de permettre à l’institution d’atteindre les objectifs à minima fixés par le gouvernement à la mandature 2020-2025. Aussi, indique la ministre Shadiya Alimatou Assouman, la CCI Bénin ayant une couverture nationale, elle devra renforcer son dispositif d’intervention dans les régions économiques qui regorgent d’un important vivier de micro, petites et moyennes entreprises. Le président de l’institution se veut rassurant quant à la prise en compte de ces différentes orientations dans le budget prévisionnel. Arnauld Akakpo fait savoir que la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin envisage de bâtir une communauté d’affaires plus forte, résiliente et diversifiée, moteur du développement économique à l’horizon 2025. Une offensive économique « En 2023, nous allons lancer une offensive économique pour atteindre les objectifs de notre plan stratégique pour plus d’impact », a-t-il déclaré. Ainsi, l’institution consulaire compte travailler à, être en permanence une structure de proximité des entreprises, développer des stratégies d’alliance et des partenariats, renforcer le rayonnement de la CCI Bénin dans les territoires, favoriser la croissance durable des entreprises, être un acteur de veille économique, faire naître une véritable émulation et un engagement plus fort de la part du secteur privé béninois et renforcer la crédibilité avec l’Etat. Selon le président Arnauld Akakpo, les activités prévues en 2023 par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin sont déclinées autour de huit budgets programmatiques auxquels s'ajoutent les budgets support, investissement et institutionnel. Un contexte particulier Tout en encourageant la CCI Bénin à maintenir cette rigueur dans la tenue à bonne date des assises statutaires de l’institution consulaire et dans cette obligation de compte rendu à l’assemblée consulaire, la ministre Shadiya Alimatou Assouman a exhorté à être prudent dans les projections de mobilisation des ressources. En effet, elle relève que la session budgétaire se tient à une période où l’économie mondiale fait face à des perturbations en raison de la crise russo-ukrainienne qui affecte indirectement le Bénin, et qui devrait être prise en compte dans l’adoption du budget 2023 de l’institution consulaire. Car même si les effets de cette crise ne sont pas directement et significativement perceptibles sur l’économie du pays au regard de la solidité des agrégats macroéconomiques, cette situation conjoncturelle n’est pas à ignorer dans les programmations de prévisions, selon la ministre. « La session budgétaire de ce jour revêt un caractère particulier au regard des enjeux économiques et des perspectives prometteuses de développement du pays », a déclaré Shadiya Alimatou Assouman qui va inviter les participants à avoir toujours à l’esprit les missions statutairement dévolues à l’institution consulaire et les objectifs assignés par le gouvernement à la mandature. Elle a également assuré de son soutien à toutes les actions qui seront entreprises au profit des entreprises sans distinction de secteur d’activité. En 2023, la mandature actuelle de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin sera à mi-parcours. La ministre de l’Industrie et du Commerce indique qu’il serait judicieux qu’un point d’étape du niveau d’atteinte des objectifs fixés soit fait au cours d’un séminaire qui regroupera les acteurs opérationnels et dirigeants de l’institution consulaire et les cadres techniques de son département ministériel. Autant de chantiers que le président de la Chambre et ses pairs sont appelés à réaliser. Les travaux se sont poursuivis après la cérémonie d’ouverture en la présence de Eric Kader Gbian Tabé, conseiller technique à la Formalisation des Entreprises, à la Promotion des Organisations professionnelles et au Suivi des Institutions Consulaires. L’ordre du jour adopté, Christophe Tozo, président de la Commission Finance Budget et Fiscalité, assisté de Raymond Adjakpa Abilé, secrétaire général de la CCI Bénin a présenté le projet de budget de la CCI Bénin gestion 2023. L’exposé a porté sur sept points essentiels notamment l’évolution des budgets de la CCI Bénin de 2020 à 2022, l’exécution du budget 2022 à fin août 2022, la présentation du budget 2023 : ressources & emplois, ainsi que de la présentation des programmes 2023, des Budgets support 2023, institutionnel 2023 et de trésorerie 2023. A l’issue des travaux, le projet de budget exercice 2023 a été adopté à l’unanimité des participants. Ces ressources serviront en 2023 au déploiement des huit programmes essentiels de la CCI Bénin? Société 20 sept. 2022


Education inclusive: Handicap international a élaboré son plan de plaidoyer
Dans le cadre de son Projet éducation inclusive et formation professionnelle (Bénin), l’Ong Handicap international a organisé, les jeudi 15 et vendredi 16 septembre derniers à Bohicon, un atelier d’élaboration d’un plan de plaidoyer pour l’éducation inclusive. Une rencontre qui a mobilisé une vingtaine de représentants de plusieurs associations s’occupant des questions relatives à la vie et aux conditions des personnes handicapées ou potentiellement handicapées. Dans le cadre de l'atelier, Handicap International qui est une Ong internationale de solidarité qui intervient dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophe a réuni durant deux jours des associations et autres Osc intervenant sur cette thématique pour l’élaboration d’un plan de plaidoyer en faveur de l’éducation inclusive. Les objectifs de cet atelier sont d’élaborer les plans de plaidoyer par axes stratégiques et de valider le plan commun de plaidoyer. Puis, de procéder à la désignation des chefs de file pour chaque axe stratégique. C’est dire que cette initiative répond à la mission collégiale qui consiste à travailler aux côtés des personnes handicapées et des populations vulnérables pour parvenir à leur assurer une éducation inclusive et effective. Présentant le projet qui réunit les partenaires et acteurs à Bohicon, Mariette Amoussou, cheffe du Projet éducation inclusive et formation professionnelle, a rappelé que, suite à une première phase de 4 ans, le projet « Education inclusive 2 » est initié par Handicap international (HI), avec le financement de l’Agence française de développement (Afd). Ce projet d’une durée de 4 ans répond aux difficultés d’accès et de maintien des enfants handicapés aux dispositifs d’éducation et de formation professionnelle. Il couvre les départements de l’Atlantique et du Littoral et vise à améliorer l’accès et la qualité des enseignements-apprentissages inclusifs pour les filles et garçons handicapés à travers la mise à l'échelle progressive de stratégies innovantes sur le continuum éducation formation. Ainsi, pour atteindre cet objectif, le projet s’associe à plusieurs Osc béninoises et Ong internationales pour mettre en place un comité national de plaidoyer pour la promotion de l’éducation inclusive au Bénin, spécifiquement l’inclusion des personnes handicapées. Le comité de plaidoyer a été installé en juin dernier. Un comité ad hoc, constitué de trois membres - que sont les structures Faphb, Cbo-Ept et Cipcre),- a travaillé à élaborer des documents de proposition dont un document d’orientation qui, après avoir présenté l’état des lieux de l’inclusion au Bénin, a retenu et hiérarchisé neuf préoccupations de plaidoyer sur la période de 2022 à 2026. Un document de positionnement des Osc sur les neuf préoccupations de plaidoyer. Puis, un document qui présente la constitution des groupes thématiques pour conduire les préoccupations de plaidoyer. A l’occasion de l’ouverture des travaux de l'atelier, Nassirou Domingo, président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin, n’a pas caché sa satisfaction face cette initiative qui vise à assurer une éducation inclusive, surtout aux plus vulnérables. Il rappelle aussi aux acteurs présents la mission assignée à ces assises de Bohicon. Il s’agit pour eux, à travers les groupes thématiques mis en place, d’élaborer leur plan de plaidoyer à finaliser et valider par l’ensemble des organisations représentées. Il leur revient également de procéder à la désignation par chaque groupe thématique de son chef de file pour conduire les activités définies. Il faut noter que les travaux de cet atelier, sous la supervision de Mariette Amoussou de Handicap international, ont été conduits par Nassirou Domingo, président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin? Société 19 sept. 2022


Alexandre Adjinan au sujet de la rentrée scolaire 2022-2023: « Les enseignants sont prêts parce qu’ils aiment leur métier… »
  Alexandre Adjinan, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin (Snestfp-Bénin), se prononce sur les diligences faites pour une bonne reprise des classes. Il exprime à l'occasion quelques doléances des enseignants. La Nation : A cette rentrée scolaire, quel est l’état d’esprit du corps enseignant ? Alexandre Adjinan : Au niveau des enseignements maternel et primaire ainsi qu'au niveau des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, les enseignants sont prêts. Ils sont prêts parce qu’ils aiment leur métier, parce qu’ils savent qu’ils ont un rôle très important à jouer dans le développement de notre pays, parce que l’éducation est le socle du développement. Ils sont prêts parce qu’ils sont des patriotes et ils se sont toujours sacrifiés pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne le secondaire, presque tous les enseignants sont déjà entrés en possession de leurs emplois du temps. Mais ils ne sont pas satisfaits parce que les problèmes auxquels ils sont confrontés ne sont pas réglés. Que peut-on retenir des négociations gouvernement-centrales syndicales en prélude à cette reprise ? Il faut dire que nous avons eu à dénoncer cette méthode du gouvernement qui consiste à appeler les représentants des travailleurs non pas pour négocier, mais pour les informer tout simplement des diligences faites, c'est-à-dire des dispositions prises dans le cadre de la rentrée. C’est vrai que l’éducation est la priorité des priorités, mais les travailleurs des autres secteurs ont également des problèmes. On ne devrait pas bloquer les négociateurs jusqu’à la veille de la rentrée. Cela dit, qu’est-ce qu’on peut retenir essentiellement ? Nous pouvons dire qu’il y a eu des annonces. Quid de l’annonce d’une avance sur salaire au profit des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) ? C’est au cours de la rencontre avec les partenaires sociaux que le gouvernement a annoncé qu’il paiera une avance d’un mois de salaire aux Ame. C’est un pas dans la bonne direction. Mais en principe, nous estimons qu’à défaut de leur payer les primes de rentrée, il serait mieux que le gouvernement appelle cela une allocation destinée aux Ame pour effectuer la rentrée. Nous aurions souhaité qu’on ne considère pas cela comme une avance, mais une allocation qui s’apparente à la prime de rentrée que les autres catégories d’enseignants prennent. Et cela va constituer un véritable motif de soulagement et de satisfaction. Quelles sont les autres décisions attendues pour une année scolaire apaisée ? Pour que l’année scolaire soit fructueuse, le gouvernement doit poser quelques actes. Il s’agit de retourner au quota horaire hebdomadaire aux Ame, soit 20 heures par semaine, au lieu des 28, voire 30 heures attribuées depuis trois ans, qui dépassent leurs potentialités. Ensuite, il faut augmenter leurs salaires. Donc, la revalorisation des salaires annoncée doit aussi concerner les Ame et les payer 12 mois sur 12. En dehors de la situation des Ame, il y a également d’autres problèmes à régler. Prenons le cas des Agents contractuels de droit public de l’Etat (Acdpe) de la promotion 2016. C’est vrai que la ministre du Travail et de la Fonction publique l’a annoncé lors des négociations. Les contrats à durée indéterminée (Cdi) attendus par ces contractuels de 2016 et 2014 ont commencé à être disponibles. Notre souhait est qu’il y ait de la célérité dans le traitement de ces dossiers afin que les Cdi deviennent disponibles et qu’on pense également à les envoyer en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. En dehors de cela, il y a la formation initiale des Acdpe des promotions 2012 et 2014 qui tarde à venir. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a promis que cette formation va démarrer au plus tard en décembre 2022. Nous espérons que cette date ne va pas connaître un autre report. Ce qui est aussi important, c’est la formation des professeurs adjoints, contractuels de l’Etat et agents contractuels de droit public de l’Etat. Parce qu’il y a de ces professeurs qui ont été formés, recrutés dans les années 2000 à 2005, et également des Acdpe recrutés en 2008 et 2009, ajoutés à ces professeurs de l’Etat; il y a un gros effectif de professeurs adjoints qui attendent d’être envoyés en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. On doit les envoyer en formation parce que les professeurs adjoints sont plus nombreux et font pratiquement 95 % de l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges du Bénin. Nous le disons parce que nous avons près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et Acdpe. Mais sur cet effectif, il y a seulement 1 181 élèves professeurs certifiés et professeurs certifiés. Cela veut dire que les élèves professeurs certifiés sont ceux qui attendent d’être formés pour devenir professeurs certifiés. Ils ne sont pas encore des professeurs certifiés parce qu’ils ont la maîtrise. Et parmi les 1 181, il y a également les membres de l’administration scolaire à savoir les proviseurs, les chefs d’établissements, les censeurs et les directeurs des collèges à second cycle, ainsi que les cadres à divers niveaux du secteur de l’éducation. Donc, lorsqu’on fait le point, sur l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges, surtout dans les classes de second cycle, il y a seulement 5 % de professeurs certifiés sur près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et agents contractuels de droit public. Donc, il est urgent que les professeurs adjoints des différentes promotions soient envoyés en formation pour être qualifiés à intervenir dans les classes de second cycle, et l’offre éducative sera ainsi améliorée. Il y a aussi les problèmes des formations qui ne sont pas terminées. Il s’agit de la situation des enseignants qui ont des problèmes dans les écoles normales. Des recalés qui attendent une dernière chance au niveau de l’Ecole normale supérieure de Natitingou et des problèmes à régler au niveau de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. C’est sans oublier le cas des enseignants en situation de reversement. Ces problèmes doivent être réglés. Quand le gouvernement va poser ces actes, les enseignants auront le moral au top pour faire de cette année scolaire une année réussie. La question de la formation résolue, peut-on s’assurer de meilleurs résultats au terme de cette année scolaire ? Au-delà de tout cela, il y a une préoccupation très sensible que nous n’occultons jamais. Il s’agit de la situation des 305 enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire dont les contrats ont été résiliés pour n’avoir pas participé à l’évaluation organisée par le gouvernement les 24 août et 7 septembre 2019. L’appel que nous lançons au chef de l’Etat qui a le dernier mot par rapport à cette situation est de voir les conséquences de cette décision sur les concernés et leurs familles d’une part et sur le système éducatif béninois d'autre part. Et puisque les conséquences sont nombreuses, nous voudrions prier le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ses collègues-là pour le bonheur de leurs familles et du système éducatif béninois. En dehors de ceux-là, il y a également les pré-insérés qui ont vu leurs contrats résiliés aussi parce qu’ils ont protesté contre les 28 h et 30 h et ont refusé de surveiller une évaluation. Cela a suffi pour qu’on résilie également leurs contrats au cours de l’année écoulée. Nous voudrions prier également le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ces Ame aussi, parce que le système éducatif béninois en a besoin. Les 305 sont des enseignants qualifiés. Les Ame sont également des gens qui sont reçus au test organisé par le gouvernement. Nous ne pouvons pas les oublier. Les 305 appartiennent à une promotion à travers laquelle, je m’identifie. Il faudrait qu’on les intègre. Quel est votre mot de la fin ? Je voudrais dire aux élèves de savoir que la reprise est effective et que l’avenir se prépare. Chacun doit prendre le travail au sérieux. Les parents doivent donner les moyens à leurs enfants et faire le suivi, parce qu’il y a certains qui ne passent pas dans les établissements pour s’enquérir du niveau d’évolution, et c’est à la fin du premier trimestre ou semestre qu’ils se réveillent. Ce n’est pas normal. Que les parents n’abandonnent pas les enfants aux enseignants dans les lycées et collèges. A l’endroit des collègues enseignants, je dis beaucoup de courage? Education 19 sept. 2022


Rentrée des classes: L’appel du gouvernement aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au nom du gouvernement, s’est adressé aux acteurs de l’école. Il met chacun d’eux devant ses responsabilités pour que soient relevés les défis de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre. « L’éducation, arrhes de l’univers et d’une survie collective ». C’est autour de ce thème fédérateur que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, veut que les activités scolaires tournent tout au long de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre, sur toute l'étendue du territoire national. Comme de coutume, l’autorité ministérielle, au nom du gouvernement, rappelle à chaque acteur ses responsabilités. Le ministre demande aux parents d’élèves de ne pas manquer de mettre à la disposition des enfants un minimum de fournitures pour leur permettre de développer les compétences attendues d’eux. Ils doivent leur garantir une alimentation saine et équilibrée, gage d’une bonne santé mentale et physique, et maintenir les contacts périodiques avec leurs enseignants afin de s’assurer de leur présence effective aux cours et du sérieux dont ils doivent faire montre dans leurs apprentissages. Quant aux enseignants, Salimane Karimou, les exhorte à l’accomplissement de leurs obligations professionnelles telles qu’elles sont inscrites dans les différents actes réglementaires et dans leurs cahiers des charges. « Le métier que vous avez choisi ou que vous exercez par défaut n’est pas un métier comme les autres. En dépit des nombreuses contraintes et exigences qu’il renferme, il est indéniablement le plus beau métier du monde. Soyez donc fiers d’être l’artisan qui, dans sa moule, façonne le constructeur, le développeur et protecteur de l’immortalité. Cela n’a pas de prix. Certes, vous avez besoin du minimum vital pour accomplir votre mission dans de bonnes conditions. L’Etat en est conscient et s’y emploie », souligne le ministre à l’égard des enseignants. Salimane Karimou les félicite notamment pour les avancées significatives de l’école béninoise au regard de ses résultats qui ne font que s’améliorer d’année en année. La belle preuve, souligne-t-il, l’année scolaire 2021-2022 a enregistré pour le compte des examens de fin d’année des scores éloquents marqués par des taux de 81,85 % au Certificat d’études primaires (Cep) ; 66,46 % au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et 60 % au Baccalauréat. Sur les chapeaux de roue Toutefois, le ministre invite les enseignants à bannir les comportements qui entraînent certains dysfonctionnements et vices qui risquent, si on n’ y prend garde, de plomber les efforts. Lesquels ont noms, entre autres: absentéisme et retard injustifiés, alcoolisme, détournements, harcèlement, vols, mauvaise gestion, inconscience professionnelle, agressions verbale ou physique, violence sous toutes ses formes. A l’endroit des apprenants, Salimane Karimou leur rappelle la fin des vacances et la reprise des classes après plus de deux mois de repos. Pour lui, la meilleure manière de témoigner leur gratitude à l’égard de l’Etat et de leurs enseignants, afin de les inciter à mieux se donner pour eux, c’est d’être ponctuels, assidus, pugnaces et attentifs. Les apprenants ne doivent pas perdre de vue qu’en plus d’être l’espoir de leurs parents, ils constituent l’avenir du Bénin, fait-il savoir. Le ministre rassure de l’engagement du gouvernement à jouer sa partition. Selon lui, l’Etat a mis en place et à temps les moyens devant permettre aux enseignants de démarrer les cours dès ce lundi 16 septembre, premier jour des classes. Les enfants des écoles déjà couvertes par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi), auront droit à leur premier repas chaud de l’année scolaire 2022-2023 dès ce premier jour à partir de 19 heures, assure l’autorité ministérielle. Salimane Karimou salue l’augmentation exponentielle du nombre d’écoliers ayant bénéficié de repas chauds, passant d’environ 750 000 à 1 080 000 depuis avril 2022. « C’est dire que l’engagement du gouvernement à faire passer le taux de couverture de 51 % à 75 % a été tenu », se réjouit-il? Education 19 sept. 2022


Coopération franco-béninoise sur la formation professionnelle: Les axes prioritaires définis à Paris
Deux groupes de travail consacrés à la coopération culturelle et à la formation professionnelle, ont discuté, le 12 septembre à Paris, de projets inédits de coopération entre le Bénin et la France. Bonne nouvelle depuis Paris. « La mise en œuvre de partenariats entre des entreprises et établissements français et l’Agence de Développement de Sémè City est bien avancée », renseigne le communiqué conjoint de la réunion des groupes de travail consacrés à la culture et à la formation professionnelle, qui s’est tenue à Paris le 12 septembre 2022. En effet, à la suite de la visite du président Emmanuel Macron à Cotonou en juillet 2022, des groupes de travail ont été lancés pour définir des axes prioritaires, tant en matière de formation professionnelle que de culture, sur lesquels le Bénin et la France accentueront leur partenariat au cours des prochaines années. C’est ainsi que le programme de coopération relatif au partenariat franco-béninois en matière de formation professionnelle et au développement du pôle régional d’enseignement supérieur de Sémè City, de même que la feuille de route pour la création d’un Institut franco-béninois ont fait objet de discussions. « La réunion des groupes de travail franco-béninois illustre une nouvelle fois, le dynamisme du partenariat et de la relation renouvelée entre la France et le Bénin », salue le communiqué conjoint. Au cours des travaux, le groupe consacré à la formation professionnelle s’est concentré sur l’appui français à la Cité internationale de l’innovation et du savoir, Sémè City. Des priorités ont été définies pour en faire un pôle d’excellence à vocation régionale en matière d’enseignement supérieur et de formation technique et professionnelle. « En lien avec le développement de Sémè City, le groupe de travail a retenu que l’effort de la France au Bénin se porterait en particulier sur l’appui aux filières de formation dans les secteurs de l’agriculture, du tourisme et de la culture, selon une approche globale, comprenant la formation de formateurs, la définition des programmes, la certification professionnelle, la mobilité des enseignants ou encore des étudiants, l’appui à la mobilisation de ressources », renseigne le communiqué conjoint. Une doléance pour 2024 Plusieurs sujets ont été abordés par le groupe de travail dont la problématique de la circulation des œuvres contemporaines de l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui ». Le communiqué dévoile la « volonté forte de la France d’accueillir ces œuvres en 2024 ». Les discussions ont aussi porté sur le nouveau Quartier culturel et créatif à Cotonou. Il comprendra, entre autres, le nouvel Institut franco-béninois, dont la construction sera prise en charge par le Bénin, une résidence d’artistes, dont le modèle reste à définir, et un musée d’art contemporain. «Les échanges ont porté sur les possibilités d’accompagnement français à la réalisation de ces projets. La France s’est par ailleurs engagée à poursuivre son appui pour le développement des filières professionnelles des industries culturelles et créatives, du patrimoine, des archives et de la conservation, et du tourisme (hôtellerie et restauration) au Bénin», lit-on dans le communiqué. A ce rendez-vous, il y avait Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Économie et des Finances, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur, Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaires, technique et de la Formation professionnelle, et Jean-Michel Hervé Babalola Abimbola, ministre de la Culture. En face d’eux, il y a Chrysoula Zacharopoulou, Secrétaire d’Etat française chargée du Développement, de la Francophonie, et des Partenariats internationaux. Selon le communiqué, les groupes poursuivront leurs travaux en format technique, à Cotonou, afin de travailler en binôme sur le détail de ces coopérations. Un travail de suivi s’effectuera également à Paris. Une attention particulière sera portée, lit-on, sur la coordination des acteurs français et béninois, et sur le lien avec nos partenaires européens. Actualités 19 sept. 2022


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