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Nouvelles

Fédération béninoise de tennis: Des tennismen béninois en compétitions internationales

La Fédération béninoise de tennis dirigée par Jean-Claude Talon a engagé le Bénin dans plusieurs compétitions sur le continent. Ainsi, les tennismen béninois vont défendre  les couleurs nationales non seulement lors des circuits internationaux de tennis mais aussi à la Coupe Davis.

Quatre tennismen béninois vont représenter le pays du 11 au 14 septembre prochain à Nairobi au Kenya à l’édition 2019 de la Coupe Davis. Il s’agit des joueurs de la légion étrangère Alexis Klegou et Delmas N'tcha qui seront rejoints par deux tennismen évoluant au Bénin. Sous la houlette de Bruno Danhouan et de Victorien Abikou,  les tennismen locaux comme Sylvestre Monnou, Arnaud Sewanou, Magloire Yakpa, récemment champion du Bénin, Charles Codjo affûtent leurs armes au Tennis club de l’Amitié  de Cotonou. Ils multiplient les séances d’entraînement dans la perspective de ce rendez-vous international de tennis. Selon le capitaine Coupe Davis, Bruno Danhouan, les joueurs s’entraînent en tenant compte des conditions dans lesquelles la compétition va se dérouler. « Nous travaillons les schémas d’adaptation, les tactiques liées à la surface,  les empreintes, le déplacement sur terre battue, en lien direct avec ce que les joueurs sont en mesure de découvrir à Nairobi en situation de compétition », a-t-il expliqué. Conscient de l’enjeu et du potentiel des joueurs, il travaille leur automatisme et leur propose les choix gagnants sur terre battue. Selon le capitaine Coupe Davis, le Bénin est craint dans sa zone. Classé 3e dans le groupe III zone Afrique derrière le Kenya et la Tunisie de Malek Jaziri, le Bénin d’Alexis Klégou, régulier depuis une décennie, part avec ses chances intactes. Les tennismen de la légion étrangère, Alexis Klégou et Delmas N’Tcha rejoindront le groupe à Cotonou avant leur départ le week-end prochain. Le  Bénin va affronter les pays comme l’Algérie, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria et la Tunisie lors de cette compétition.

Le Bénin au Circuit junior Itf des 18 ans et moins à Lomé

Une délégation béninoise séjourne à Lomé depuis dimanche dernier, dans le cadre du Circuit junior Itf des 18 ans et moins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.  Les tennismen tels que Carmine Bécoudé, Lassissi Bishola, Carmène Kpadonou, Emeline Honfoga (catégorie filles), Vence N'Tcha, Prince Gandonou, Mariano Kpodéziaou, Sodick Noudogbessi, Aristide Sètomè et Amour Gandonou (catégorie garçons) défendent les couleurs nationales à cette compétition dont la première étape se déroulera du  2 au 8 septembre tandis que la deuxième étape est prévue du 9 au 15 septembre prochain. Encadrés par les coaches Daniel Marété et Marc Todjinou, ces tennismen se sont préparés activement pour ne pas faire piètre figure à Lomé. Ils ont eu huit jours de mise au vert au Tennis club de l’Amitié avant leur départ.
La Fédération béninoise de Tennis  s’est investie pour que le pays garde sa place de leader. Signalons que la troisième étape de ce circuit international de tennis se tiendra à Cotonou dès le 16 septembre prochain.

Société 04 sept. 2019


Economie numérique : Une rencontre à Washington sur la taxe Gafa mondiale

La France et l'Organisation de Coopération et de Développement économique (Ocde) ont annoncé, le jeudi 29 août dernier, avoir mis en place un groupe de travail sur une taxe internationale sur les services numériques d'ici fin 2019. 

Selon le ministre de l'Économie français, Bruno Le Maire, après l’accord au G7 sur la taxation du numérique entre la France et les Etats-Unis, il est urgent de mener des actions pour accélérer les travaux avec un objectif: obtenir une solution internationale à l’Ocde au 1er semestre 2020. « Si nous voulons avoir un accord au premier semestre 2020, comme cela a été décidé par Emmanuel Macron et Donald Trump lors du G7, il faut que nous puissions avoir la proposition formelle de l'Ocde d'ici la fin de l'année 2019  », a-t-il expliqué aux côtés du secrétaire général de l'Ocde,  Angel Gurria. Une rencontre est prévue cette semaine à Washington entre le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin et le ministre Bruno Le Maire dans le cadre des échanges autour du sujet. Il est annoncé un groupe de travail technique entre les cadres de la France, des États-Unis et l'Ocde. Selon le ministre français de l’Economie,  la task force qui travaille sur la taxation du digital aujourd'hui à l'Ocde est co-présidée par la France et les États-Unis, donc il est parfaitement légitime que ces deux pays réfléchissent avec l'Ocde pour trouver des solutions.
Il faut rappeler que le projet d'accord sur lequel travaille l'Ocde repose essentiellement sur deux piliers à savoir : une répartition des impôts récupérés auprès des entreprises multinationales entre les pays où elles vendent leurs biens et services et l'application d'un taux minimum d'impôt sur les sociétés au niveau international. Le niveau auquel les entreprises doivent être taxées et le type d'entreprises concernées par la taxe pourront être débattus avant la signature de l’accord.
Ch. H

Société 03 sept. 2019


Tolikunkanxwé 2019 : La communauté Toli célèbre sa fête identitaire à Sèmè-Podji (Ifangni pour le rendez-vous de 2020)

Les filles et fils de l’aire Toli du Bénin et de la diaspora ont clôturé en beauté, le dimanche 1er septembre dernier, à Tori- Agonsa dans la commune de Sèmè-Podji, la sixième édition de leur fête de retrouvailles annuelles baptisée Tolikunkanxwé, à travers une  messe d’action de grâce. La cérémonie a été rehaussée par la présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.

Tolikunkanxwé fait son petit bonhomme de chemin. La sixième édition s’est déroulée du mercredi 28 août au dimanche 1er septembre dernier, à Tori-Agonsa dans la commune de Sèmè-Podji. Comme tous les ans, le dernier jour a été l’apothéose  avec la célébration d’une messe d’action de grâce dirigée par l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo. Elle a connu une forte mobilisation des populations de la communauté Toli venues notamment de Tori-Bossito, d’Avrankou, d’Adjarra, de Porto-Novo, de Sakété, d’Ifangni, d’Akpro-Missérété et de Sèmè-Podji et même de la diaspora béninoise surtout du Nigeria. Ce fut l’occasion pour le secrétaire général de cette association, de rappeler les objectifs de cette fête tournante dont les précédentes éditions se sont déroulées successivement à Akpro-Missérété en 2014, Tori- Bosito en 2015, Avrankou en 2016, Adjarra en 2017 et Porto- Novo en 2018. Selon Sylvestre Comlan Viahoundé, l’association Tolikunkanxwé n’est pas créée seulement pour organiser des fêtes de retrouvailles  annuelles. Elle s’est fixé, à l’en croire, quatre autres objectifs fondamentaux à savoir: écrire l’histoire du peuple Tolinu; renouer avec la culture des Tolinu; promouvoir la langue Toligbé et réaliser des infrastructures socio-communautaires. En lien avec ces objectifs, informe Sylvestre Comlan Viahoundé, chaque commune qui accueille les festivités bénéficie des infrastructures socio-communautaires.
Lesquelles infrastructures sont constituées de modules de salles de classe équipées en mobiliers scolaires; des complexes culturels et de la réhabilitation de palais royaux. Ces différents ouvrages réalisés se chiffrent à la somme de 127 901 472 F Cfa, informe le secrétaire général de Tolikunkanxwé. Sylvestre Comlan Viahoundé remercie tous les généreux donateurs, en particulier la Première dame du Bénin, Claudine Gbénagnon Talon, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et l’ancien président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pour leurs appuis importants et constants. Ces contributions financières ont été très déterminantes dans la concrétisation des ambitions de l’association, assure-t-il. Cerise sur le gâteau, le président de Tolikunkanxwé, Sokénou Djèbou, annonce que l’édition 2020, la septième, de la fête identitaire aura lieu à Ifangni. Il invite la communauté Toli à se mobiliser davantage pour la réussite de l’évènement.   
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a, pour sa part, émis le vœu de voir Tolikunkanxwé devenir un tremplin pour l’unité nationale, le  rassemblement, le pardon et la réconciliation du peuple béninois qui ne veut que vivre en paix. Il a ensuite invité les uns et les autres à se rappeler l’homélie de Mgr Aristide Gonsallo, qui veut que cette fête aille au-delà des réalisations d’infrastructures et contribue à mieux impacter les pauvres afin de réduire les inégalités au Bénin.

Culture 03 sept. 2019


Smart China Expo 2019: La technologie 5G au cœur de l’évènement

Des dirigeants d'organismes internationaux, des universitaires et des hauts responsables d'entreprises de plusieurs pays et régions du monde ont participé, du 26 au 29 août dernier, dans la municipalité de Chongqing en Chine, à l'Exposition Smart China 2019. Plusieurs applications de la technologie 5G telles que la diffusion en direct et les premiers secours à distance, ont été dévoilées lors de cette rencontre internationale.

« Technologie intelligente: autonomiser l'économie, enrichir la vie ». C’est autour de ce thème que s’est déroulé le salon Smart China Expo 2019 qui a réuni du 26 au 29 août dernier, dans la municipalité de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, plus de 1800 participants et 843 entreprises de 28 pays et régions du monde, dont 13 lauréats du prix Nobel, quatre lauréats du prix Turing, des chefs d'entreprises du Fortune 500 et des géants de la technologie tels qu’Intel, Tencent, Baidu, Alibaba et Xiaomi.  L’objectif de cette rencontre internationale organisée par le ministère des Sciences et des Technologies, le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, l'Académie des Sciences de Chine, l'Académie d'Ingénierie de Chine, l'Association des Sciences et Techniques de Chine et l’administration de Chongqing est de présenter de nouveaux produits, technologies, formats commerciaux et modes de technologie intelligente via diverses conférences, expositions, sommets et concours. Au total, 530 projets ont été signés lors de ce rendez-vous international. Plusieurs sujets axés sur l'industrie intelligente, la fabrication intelligente et l'application intelligente, la technologie intelligente, et le big data ont été abordés par  les experts et les parties prenantes de l'industrie du pays et de l'étranger lors de cet évènement.
Dans le cadre de cette rencontre internationale, le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a rappelé dans son message, la volonté de l’Empire du milieu de travailler avec la communauté internationale pour créer ensemble une ère de l'intelligence virtuelle et partager les résultats des plus grandes avancées en matière de technologie intelligente.  A l’en croire, les technologies de l'information modernes, représentées par Internet, le big data et l'intelligence artificielle (Ia) favorisent de grandes mutations dans le monde.
Selon  le vice-premier ministre chinois Liu He, la technologie intelligente est devenue un nouveau et important point de croissance économique, avec des statistiques préliminaires montrant que les industries liées à l'IA en Chine ont dépassé les 500 milliards de yuans (71,4 milliards de dollars) en 2018. Pony Ma, président du géant de l'Internet Tencent Holdings, a appelé à des efforts conjoints entre les industries et les pays afin de réaliser des avancées technologiques car la fragmentation industrielle et le découplage technologique finiront par nuire aux intérêts de l'humanité.

Société 03 sept. 2019


Résurgence des actes de rançonnement: Les policiers rappelés à l’ordre

Les policiers sont avertis de probables actes de rançonnement sur les axes routiers dans le cadre de leur mission de patrouille. Le directeur général de la Police républicaine met en garde ses éléments et instruit la hiérarchie à prendre des mesures pour y remédier.

Le directeur général de la Police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla A. Yaya, rappelle ses éléments à l’ordre. Dans une note de service en date du 27 août 2019, ce dernier a informé que certains fonctionnaires de police s’adonnent à des actes de rançonnement, notamment au cours des patrouilles de sécurisation des axes routiers. « De tels comportements contraires à l’éthique et à la déontologie, qui portent atteinte à l’honneur et à l’image de marque de la police républicaine ne sauraient continuer », prévient le directeur général de la Police républicaine. Il a par ailleurs instruit les responsables à divers niveaux de la hiérarchie de prendre des mesures idoines pour faire cesser ces agissements.
« Le fonctionnaire de police qui sera dénoncé par les usagers ou surpris par les missions de contrôle diligentées par la direction générale se verra sévèrement sanctionné conformément aux textes en vigueur sans préjudice des poursuites judiciaires », détaille la note de service.

Société 02 sept. 2019


Audiences du président du Parlement: Louis Vlavonou reçoit le Conseil national du dialogue social

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, vendredi 30 août dernier, à la suite des centrales et confédérations syndicales et la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), deux autres délégations. Il s’agit de la délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds) et de celle de l’Association des hommes d’affaires de plein évangile.

La délégation du Cnds est allée présenter la mission et les attributions de cet organe au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes en démocratie, pour qui connaît l’importance du Parlement par rapport à la mission qui est assignée à l’organe que je dirige, nous avons intérêt à nous rapprocher de l’Assemblée nationale », a expliqué le président du Cnds, Guillaume Attigbé. Selon lui, le Conseil national du dialogue social souhaite accompagner le Parlement comme il le fait déjà avec toutes les structures de l’Etat. Dans ce cadre,  il veut que le Parlement associe le Cnds en amont au vote de toutes les lois sociales. « Nous sommes dans un Etat démocratique. Les lois doivent être respectées et appliquées. Mais dans le même temps, le Conseil national du dialogue social travaille sur la base du consensus, l’entente entre les protagonistes. En d’autres termes, nous l’appelons la loi des parties. Donc il y a la loi qui doit être respectée dans un Etat de droit, mais à côté il y a l’entente qui peut résulter des échanges entre des protagonistes », poursuit Guillaume Attigbé. Selon lui, à partir de ce moment, le Cnds est à la croisée des chemins. « Il y a le respect de la loi et le travail que nous devons faire pour établir le consensus. Nous avons également le rôle d’anticiper sur ce que nous faisons.  Anticiper c’est prévenir, or pour prévenir, il vaut mieux que par rapport aux lois sociales qui sont votées par le parlement, que nous nous portions devant les élus du peuple. Dans le cas par exemple de l’étude d’une loi, si nous avons connaissance du projet de loi, nous devons faire connaître l’approche que nous avons », détaille le président du Cnds. Cette approche, à l’en croire,  peut permettre une meilleure applicabilité des textes qui touchent surtout le monde du travail.
Guillaume Attigbé félicite le président de l’Assemblée nationale qui a trouvé la pertinence de sa préoccupation et a promis que quelque chose sera fait pour qu’à l’avenir, le Cnds donne aussi son point de vue sur les projets et propositions de lois avant leur adoption. Ceci, afin d’anticiper et de prévenir par rapport aux problèmes éventuels qui peuvent être posés suite à l’application de ces textes de lois.
La délégation des hommes d’affaires de plein évangile, quant à elle, est  allée inviter le président de l’Assemblée nationale à prendre part au 30e anniversaire de son association qui s’est déroulé, le samedi 31 août dernier, pour qu’il apporte le message de la Nation à cette célébration. La délégation dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour faire de Louis Vlavonou, un membre d’honneur de l’organisation.

Th. C. N.

Actualités 02 sept. 2019


Réflexion sur Géo-ingénierie solaire et changement climatique: Pour contenir le réchauffement à 1,5°C

La Chaire internationale en physique mathématique et applications (Cipma-Chaire Unesco) de l’Université d’Abomey-Calavi a organisé,conjointement avec le Solar radiation management governance initiative (Srmgi), un atelier de réflexion sur les mécanismes de réduction des gaz à effet de serre. Cette rencontre internationale tenue à Cotonou, le vendredi 30 août, vise à trouver des solutions contre le réchauffement climatique.

Dans un contexte de limitation des gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique à 1,5°C tel que convenu dans l’Accord de Paris, la géo-ingénierie solaire encore appelée gestion du rayonnement solaire suscite un intérêt grandissant. C’est pour y réfléchir que les acteurs du monde scientifique, sous la bannière de la Chaire internationale en physique mathématique et applications (Cipma-Chaire Unesco) et Solar radiation management governance initiative (Srmgi), se sont mobilisés à Cotonou, ce vendredi 30 août. L’objectif est d’échanger sur le thème : « Géo-ingénierie solaire et changement climatique, enjeux et perspectives ouest-africaines ». Il s’agit d’une proposition qui vise, selon Andy Parker, représentant de Solar radiation management governance initiative (Srmgi), à réduire certains risques climatiques. A l’heure actuelle, il s’agit du seul moyen connu pour contrer rapidement la hausse globale des températures, signale-t-il. Cela implique toutefois, d’intervenir dans un système climatique complexe, faisant encourir d’importants risques et ayant des implications sociopolitiques majeures. « Les Grs importent davantage pour les pays en développement. Si elles permettent de réduire les risques liés au changement climatique, ces pays auront plus à gagner. Car, ils sont les plus exposés à ces risques. Cependant, si les Grs tournent mal, ils auront le plus à perdre, car ils sont souvent moins résilients au changement climatique », a expliqué Andy Parker.
Pour sa part, le président de l’Académie nationale des sciences arts et lettres du Bénin, titulaire de la Cipma-Chaire Unesco de l’Uac, le professeur Norbert Hounkonnou, a affirmé que consciemment ou non, les hommes agissent constamment pour construire ou déconstruire les fondamentaux de leur existence et cela impacte la vie et le climat sur la planète. Il estime qu’individuellement et collectivement, chacun est responsable du changement climatique avant d’exhorter à modifier les comportements et à changer la manière dont nous traitons l’environnement.
Au Bénin, la problématique du changement climatique est inscrite dans le Programme d’action du gouvernement actuel, confie Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet, représentant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Car, confie-t-il, la question du réchauffement climatique est un défi crucial pour les politiques gouvernementales, surtout celles des pays les plus vulnérables. « L’incapacité de l’humanité à réduire suffisamment ses émissions de gaz à effet de serre rend pourtant aujourd’hui incertaine la perspective d’un réchauffement climatique contenu à 1,5°C tel que convenu dans l’accord de Paris. Dans ce contexte alarmant, les techniques de géo-ingénierie du climat, et notamment de gestion du rayonnement solaire sont de plus en plus sérieusement étudiées comme des compléments éventuels à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, afin de limiter à court ou moyen terme, certains des risques liés à la hausse de la température globale », a détaillé Bienvenu Koudjo. Selon lui, la rencontre des acteurs scientifiques à Cotonou est d’un intérêt indéniable aussi bien pour la communauté scientifique que pour les décideurs politiques, tant les enjeux sont importants. Le représentant de la ministre Marie Odile Attanasso estime que c’est une belle et opportune initiative des co-organisateurs de la géo-ingénierie solaire dans sa théorie scientifique ainsi que ses dimensions sociopolitiques qui favorisera les échanges entre participants quant aux questions scientifiques, solaires, juridiques et éthiques complexes que soulève la géo-ingénierie solaire. « Le Bénin sera le point de départ des stratégies de lutte contre les effets dévastateurs des changements climatiques », s’est-il réjoui.

Société 02 sept. 2019


Pour viol sur mineure (9e dossier): 7 ans d’emprisonnement pour un taxi-motocycliste

L’examen du dernier dossier de la série des affaires de viol inscrites au rôle du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, siégeant en matière criminelle, a abouti, jeudi 29 août dernier, à la condamnation à 7 ans de réclusion criminelle du mis en cause, N’Dokpo Djimahloué.

Taxi-motocycliste, N’Dokpo Djimahloué, de nationalité béninoise, n’a pas pu se défaire, jeudi dernier, des liens de la justice qui le retiennent depuis septembre 2013 où, pour satisfaire sa libido, il a cru bon de se jeter sur sa passagère qui était une mineure au moment des faits. Qualifiés de viol, grave infraction en matière pénale, prévu et puni par l’article 332 du Code pénal et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin, les faits dont le taxi-motocycliste s’est rendu coupable lui ont valu sept années de réclusion criminelle. Ce délibéré du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, statuant en premier ressort, est fondé sur l’ensemble des articles 249 à 383, 361, 826 à 833 et 365 du code de procédure pénale ainsi que les articles 34 et 35 du code pénal. Le verdict du magistrat Antoine Houézé et ses confrères portant sur ce dernier dossier de la série des affaires de viol au rôle de la session criminelle, conditionne le coupable à poursuivre son séjour carcéral, les sept prochains mois, à la prison civile de Lokossa. N’Dokpo Djimahloué qui n’a pas nié, à la barre, les faits mis à sa charge, était en détention provisoire depuis le 19 septembre 2013. Relevant la bonne collaboration de l’accusé à la manifestation de la vérité tout au long de sa poursuite ainsi que l’enquête de moralité qui lui est favorable et son casier judiciaire qui ne fait état d’aucune condamnation antérieure, le ministère public avait pourtant invité le tribunal à lui infliger 12 ans de réclusion. Peine que la défense assurée par Me Rufin Tchiakpè a trouvée trop lourde en mettant l’accent sur le sort qui n’est déjà pas favorable à son client, très tôt orphelin de mère et de père. On en était là, quand la présence de B. A., la victime, a été signalée au tribunal. Après une petite concertation, elle sera invitée à la barre, mais dispensée du récit des faits de son agression sexuelle, vu que les aveux de l’accusé, selon Antoine Houézé, président du tribunal, sont conformes à ses déclarations à l’instruction. La victime a été alors appelée à se prononcer sur les dommages et intérêts. Contre toute attente, B. A. âgée de 19 ans et mère d’un enfant crée la surprise en refusant de se constituer partie civile, préférant, au mieux, implorer la clémence du tribunal pour la relaxe de l’auteur de son agression. Les différentes relances ainsi que les assurances du tribunal à la protéger contre les éventuelles intimidations qui l’auraient ainsi conditionnée, ne réussiront pas à faire changer d’avis à B. A. « Les dépenses effectuées pour mes soins à la suite de l’agression sexuelle étant déjà remboursées, je ne demande plus rien d’autre que votre pitié pour lui rendre sa liberté », insiste la victime de ce neuvième dossier de la session criminelle du tribunal.

Taxi-motocycliste indélicat

Relativement aux faits de ce dossier, ils remontent au dimanche 15 septembre 2013 à Aplahoué, chef-lieu du Couffo, où aux environs de 21 heures, N’Dokpo
Djimahloué, taxi-motocycliste, assurant le transport de la mineure B. A. en direction de Lokogba, marqua un arrêt sur le trajet, non loin du lieu de destination de sa cliente, sous prétexte de vouloir uriner. Descendu de la motocyclette fermée à clé, il saisit B. A. (née le 30 juin 2000), la tira dans la brousse sous un oranger. Malgré la vive réaction de celle-ci, le transporteur en perte de contrôle de sa pulsion sexuelle, maîtrisa sa victime avant de la projeter sur les herbes où il lui imposa des rapports sexuels. Surpris par un individu qui, alerté par les cris de détresse de la fillette qu’il ne parvenait plus à étouffer dans le cours de l’acte sexuel, l’indélicat taxi-motocycliste prendra la fuite en abandonnant, sur les lieux, sa moto de marque Sanya 125, couleur rouge. Le certificat médical issu de l’examen physique et clinique auquel la victime a été soumise, le 16 septembre de la même année, confirme que le violeur ne s’est pas arrêté à l’intention. La pénétration vaginale a été effective, selon le certificat, qui laisse lire au titre des constats que « l’examen direct du vagin permet d’objectiver la présence de sang rouge vif et des lésions traumatiques assimilables à des égratignures ».

Composition du tribunal

Président : Antoine Houézé
Assesseurs : Jocelyn Gbaguidi, Bienvenu Sohou, Gédéon
Adjiboye et Thierry Ahovè
Ministère public : Florent
Gnansomon
Greffier : Alain Kakpo

Actualités 02 sept. 2019


Jeux africains 2019 : Roméo N’tia offre la deuxième médaille au Bénin

Après la karatéka Océane Ganiero, lundi 26 août dernier, l’athlète Roméo N’tia a permis au Bénin de décrocher sa deuxième médaille de bronze, vendredi 30 août dernier, aux 12es jeux africains au Maroc. Il a fini troisième lors de la finale de l’épreuve de saut en longueur chez les hommes.

Et pourtant, le jeune sauteur béninois de 26 ans, Roméo N’tia  a occupé le 6e rang sur 11 athlètes avec un saut de 07,54 m pour se qualifier pour la finale jeudi dernier. Chance de médaille pour le Bénin, le natif de Natitingou a créé la surprise en finale, avec une performance de 7m72. Il a réussi du coup, à monter sur la troisième marche du podium. Cette deuxième médaille est une bonne nouvelle pour le Bénin dans cette compétition où il est représenté en cyclisme, en athlétisme, au judo, au karaté, en aviron, en taekwondo, au tennis, à la natation, au badminton, au beach-volley et au tir à l’arc.

Société 02 sept. 2019


Développement durable dans le Borgou: Les Osc s’approprient l’Agenda 2030

Dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise depuis lundi 19 août dernier dans les départements du septentrion et du centre du Bénin, le Réseau des Ong pour les Objectifs de développement durable (Rodd) était à Parakou, hier jeudi 29 août. A la faveur d’un atelier, comme cela a été le cas pour des représentants des Organisations de la Société civile (Osc) de l’Atacora, de la Donga et de l’Alibori, il a été question de sensibiliser et d’informer ceux du Borgou sur l’Agenda 2030 et ses outils d’opérationnalisation au niveau national.

La réalisation du nouvel agenda mondial pour le développement à l’horizon 2030 exige la participation de tous et à tous les niveaux. Elle ne devrait pas être le fait du gouvernement seul. Que ce dernier ait arrimé son Programme d’action aux Objectifs de développement durable (Odd) et aux documents de planification du développement au niveau national à travers le Plan national du développement (Pnd) et le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d), c’est déjà intéressant. C’est la preuve qu’il a fait de l’Agenda 2030 son cheval de bataille dans la lutte contre la pauvreté et l’élimination de la faim. Aussi, par rapport à la formulation des bonnes pratiques et à l’intégration dudit agenda dans les stratégies nationales et locales de développement, les Osc devraient pouvoir jouer leurs rôles. Mais encore faudrait-il qu’elles en aient une parfaite maîtrise. D’où l’importance de l’atelier de trois jours que le Réseau  des Ong pour les Objectifs de développement durable (Rodd) organise, depuis hier jeudi 29 août à Parakou, à l’intention des représentants des Osc du Borgou.
Cette rencontre fait partie du plan de travail annuel 2019 du réseau, selon sa présidente Carmen Garba. L’atelier vise, a-t-elle indiqué, à permettre aux Osc de s’approprier l’Agenda 2030 et les cibles prioritaires retenues par le Bénin, puis de comprendre la thématique de la sécurité humaine. Il s’agit également de les outiller à maîtriser leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre et le suivi du Pnd et du Pc2d au niveau local. Les représentants des organisations présentes auront aussi à s’informer sur le concept de l’initiative de la Ceinture et la Route. A leur tour, il leur reviendra d’aller dupliquer la formation reçue dans leurs communes respectives.
« L’atelier nous facilitera la disponibilité au niveau local des compétences adéquates, pour assurer une prise en compte effective de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063 dans les documents de planification du développement au niveau local », a insisté Carmen Garba. Elle espère qu’avec l’appui des partenaires de son réseau comme le Pnud, dans chaque commune, des ambassadeurs Odd seront installés sous peu.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, croit qu’à la fin de la présente formation, chacun des participants contribuera, mieux que par le passé, à l’amélioration des activités de développement durable au profit des communautés à la base. Le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, souhaite qu’avec les notions acquises, qu’ils initient et mettent en œuvre des projets à forts impacts Odd.
L’atelier prend fin demain, samedi 31 août. Ensuite, ce sera au tour des représentants des Osc des Collines et du Zou d’accueillir la délégation du Rood pour le même exercice.

Société 30 août 2019


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