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Nouvelles

Peintures de Claudine Dan: Des chefs-d’œuvre inspirés de la géométrie
A première vue, l’on se pose mille et une questions sur les créations de Claudine Dan, artiste peintre béninoise vivant en France. Mais en réalité, ses œuvres renvoient souvent à des notions mathématiques connues. Des vicissitudes de la vie peintes sur toiles dans un langage mathématique qui rappelle les figures géométriques apprises à l’école. Ces œuvres d’art sont la particularité d’une artiste peintre : Claudine Dan, Béninoise vivant en France. Professeure de mathématiques de profession, elle réalise souvent ses œuvres en utilisant des formes géométriques de sa matière d’enseignement, sauf qu’ici, elle ne les dessine pas. « Il y a des œuvres que j’ai peintes la nuit en observant les étoiles. Sur l’une de ces œuvres, vous verrez des points qui sont en réalité les projections des étoiles sur la terre. Chaque étoile projetée représente un être humain. Autrement dit, chacun de nous représente une étoile projetée sur terre. Là, vous avez la projection qui est une notion mathématique (rires) », illustre l’artiste. En plus des projections orthogonales, Claudine Dan fait recours à d’autres notions telles que la symétrie centrale axiale et l’angle. Cette part de maths revient de façon naturelle et spontanée dans l’aboutissement de ses œuvres: c’est la fractale, une répétition d’une forme à l’infini. « Cette notion m’habite», assure l’artiste. Plusieurs de ses tableaux à l’image de « Feu d’artifice » et « Sérénité » sont actuellement en exposition à Ouidah. Dans ses œuvres en général, la professeure de mathématiques aborde les thématiques liées, entre autres, « à nos parcours ou cycles de vie ». « Je les aborde parce que je me suis rendu compte que chacun de nous naît à un endroit, certains y restent et d’autres partent. Il y en a qui reviennent et d’autres partent sans jamais revenir. J’ai observé que ce cycle est récurrent et incontournable », explique-t-elle. Claudine Dan vient à Cotonou deux fois par an pour enseigner son art aux enfants. Au palais de la Marina, par exemple, les toiles de l’espace d’animation artistique de l’exposition diptyque ont été peintes par les apprenants de l’école inclusive de Louho (Porto-Novo) sous sa supervision. Ces tableaux montrent aussi la fractale. Une façon pour elle de transmettre les notions de géométrie aux apprenants. Reconversion Elle n’était pas une praticienne d’arts plastiques. L’histoire de Claudine Dan avec la peinture a commencé sur le chemin des mathématiques. Ne pouvant plus enseigner en raison de son état de santé, elle a décidé, parallèlement aux soins médicaux, d’écrire les mathématiques en bande dessinée en plusieurs tomes pour laisser aux apprenants « le fruit de son parcours ». Ce projet qui implique des compétences en dessin l’a conduite aux beaux-arts à Besançon. « Donc, ce qui m’a amenée dans l’art, ce n’était pas de peindre des tableaux ou de faire les ateliers peintures que je fais maintenant», relève-t-elle. L’envie d’exprimer ce qu’elle ressent au plus profond d’elle-même sur une toile est née suite aux cours qu’elle a suivis à Besançon notamment sur le modèle vivant. Celui-ci consiste à faire le dessin portrait de personnes qui posent toutes nues durant deux heures. Mais sa liberté de créer dont elle parle va au-delà du modèle vivant, car cela ne nécessite ni une pose ni un objet à reproduire. C’est donc à ce niveau de création que Claudine Dan dit s’être retrouvée en fin de compte. Elle peint sur tout objet mais beaucoup plus sur toile. De l’ombre à la lumière La carrière de Claudine Dan a vraiment décollé en février 2018 quand elle a exposé ses œuvres à l’ambassade du Bénin à Paris. Elle souligne que c’était grâce à l’un de ses compatriotes qui l’a repérée sur les réseaux sociaux et introduite auprès du chef de la représentation diplomatique du Bénin en France. C’était aussi, raconte-t-elle, la première fois depuis sa création que l’ambassade abritait une exposition du genre. L’événement était dénommé ‘‘ Retour à la source ’’, et Claudine Dan rappelle avoir exposé une cinquantaine d’œuvres. « Il y a avait tout le corps diplomatique du Bénin, des membres de l’Unesco, des ambassadeurs, des Béninois de la diaspora et plusieurs autres invités. Ce fut un très grand événement. Et c’est là qu’a décollé vraiment mon activité artistique sur la partie retour vers mon pays natal et d’origine, le Bénin », raconte-t-elle. La professeure de mathématiques a ensuite exposé à l’Unesco à Paris où elle a représenté le Bénin à la Semaine africaine. Elle a aussi exposé dans plusieurs autres lieux en France dont notamment à Bnp, Le Crédit lyonnais, Galeries Lafayette, dans des maisons de retraite, des hôpitaux, etc. Le succès de ses œuvres en France notamment auprès de ses compatriotes lui a donné la force de revenir au Bénin pour mieux se faire connaître. Ses peintures peuvent être accueillies par tout type de public et à tout endroit. « J’ai mes œuvres à la Basilique de Ouidah, à la Grotte mariale à Dassa, au diocèse de Besançon, etc. J’ai des œuvres que j’ai installées dans des églises à la demande des prêtres exorcistes… », détaille Claudine Dan. Au-delà de la France et de l’Europe, ses créations sont aussi sollicitées dans les Amériques. Sa passion pour l’enseignement, héritée de son grand-père et de sa mère, la pousse régulièrement à enseigner son savoir-faire artistique aux enfants à travers des ateliers peintures organisés dans plusieurs écoles et d’autres lieux aussi bien en France qu’au Bénin. « Les œuvres que nous créons lors des ateliers peintures, explique-t-elle, restent dans les écoles pour permettre aux enfants de continuer à apprécier leurs créations, de s’habituer à l’art. Cela peut également sensibiliser d’autres enfants…». Pour l’avenir, Claudine Dan souhaite, entre autres, poursuivre sur cette même lancée, c’est-à-dire enseigner la peinture aux enfants. Qui est-elle ? Prodige des mathématiques, Claudine Dan est née à Cotonou et y a fait ses études primaires notamment à l’Ecole primaire publique Sikè Sud. Sa mère en était d’ailleurs la directrice. Elle fit ses études secondaires au Collège d’enseignement général Gbégamey dans les années 80. Après un Baccalauréat C (autrefois appelé Sciences et techniques - ST) en 1987, elle s’inscrit dans la filière mathématiques et physiques (Mp) à l’Université nationale du Bénin (Unb), actuelle Université d’Abomey-Calavi (Uac). Les grèves perlées sur le campus lui ont fait perdre deux années universitaires. Elle décide alors d’aller en Côte d’Ivoire poursuivre ses études dans la même filière. Mais c’était comme si le spectre des grèves la suivait toujours. Elle perd, cette fois-ci, trois ans à l’Université de Cocody. « A un moment donné, j’avais fait une double inscription en Mp à l’Unb et en Mp à Cocody. Quand il y avait des grèves au Bénin, je pars à Abidjan pour rattraper les cours et quand il y avait des grèves à Abidjan, je revenais au Bénin. Je me suis retrouvée en 2e année, après cinq années blanches dans mon cursus universitaire», confie-t-elle. Mais le ciel finira par s’éclaircir quand elle décida d’aller poursuivre ses études en France. Elle s’inscrit à l’Université Paris 7, en 1992, où elle décrocha sa maîtrise en Mp quelques années plus tard. Claudine Dan est ensuite entrée dans l’enseignement public français pour dispenser les cours de mathématiques. Elle a enseigné pendant 20 ans. Parallèlement, elle a poursuivi ses études pour obtenir deux masters. L’un en mathématiques appliquées aux statistiques et l’autre en Santé publique pour préparer les enfants déscolarisés malades dans les hôpitaux aux examens. En France, elle fait partie d’un groupe d’enseignants qui rédigent les nouveaux programmes en mathématiques à l’Institut de recherches des mathématiques. Ce riche parcours lui a permis d’accomplir le rêve qu’elle nourrit depuis la classe de 3e à savoir redonner aux jeunes apprenants les connaissances que d’autres enseignants lui ont transmises. Et elle compte faire pareil dans la peinture, sa seconde vocation. Culture 16 août 2022


Drame: Cette vidéo ne montre pas des djihadistes calcinés par la foudre
Depuis mercredi 3 août dernier, une vidéo transférée de nombreuses fois sur l’application WhatsApp fait croire que des djihadistes sont morts brulés vifs par la foudre dans un village du Burkina Faso. Mais en vérité, il s’agit de la vidéo d’un drame survenu en Tanzanie, il y a trois ans. Des djihadistes sont-ils vraiment morts calcinés par la foudre que des populations d’un village du Burkina Faso ont attirée sur eux alors qu’ils s’apprêtaient à les attaquer ? L’information parait surréaliste, mais c’est bien ce que tente de faire croire une publication vidéo de 29 secondes devenue virale sur l’application WhatsApp depuis mercredi 3 août dernier. On y voit une trentaine de personnes mortes calcinées au milieu d’arbres et de motos qui ont totalement brûlé et dont les restes sont visibles au sol. Plus loin, se trouve un camion-citerne renversé qui est en feu. A l’intérieur du cordon de sécurité établi, s’activent des secouristes et des hommes en uniforme dont des sapeurs-pompiers. Certains se déplacent avec des brancards en main et d’autres donnent ou suivent des consignes. Derrière eux, se trouve un véhicule anti-incendie des sapeurs-pompiers. L’on voit aussi de nombreuses personnes amassées le long du périmètre de sécurité, observant le déroulement des opérations de constat et d’enlèvement des corps. La légende expliquant le contenu de la vidéo mentionne ce qui suit : « Burkina hier, les djihadistes sont arrivés dans un village pour encore commettre leur forfait sans compter sur la puissance des populations. Celles-ci ont envoyé la foudre et les djihadistes ont été calcinés comme ce que vous voyez sur cette vidéo». Le texte fait ainsi croire que les corps calcinés sont ceux des djihadistes venus attaquer des populations burkinabè. Ce qui n’est pas vrai. Vidéo provenant de la Tanzanie Une recherche effectuée avec Google Lens a permis de retrouver des articles de presse illustrés avec des photos identiques aux images de la scène macabre dans la vidéo publiée. On y retrouve un compte-rendu du journal français Le Monde publié mercredi 14 août 2019. La photo d’illustration de l’article a été prise après l’enlèvement des corps. Elle montre nettement le camion-citerne en feu, et les restes des arbres et motos brûlés. Des recherches avancées permettent de retrouver le premier article publié par le journal français au sujet du drame. La photo utilisée, ici, est plus vive. Elle fait voir cinq pompiers à l’œuvre face à une épaisse fumée dégagée par des flammes, un camion-citerne en feu, des corps totalement calcinés et des arbres et engins à deux roues brûlés. Toutes ces photos sont semblables aux images de la vidéo publiée. Au sujet du drame, Le Monde renseigne qu’il s’agit de l’explosion d’un camion-citerne accidenté, samedi 10 août 2019, dans la ville de Morogoro en Tanzanie. Le bilan du drame s’est alourdi à 85 morts à la date du mercredi 14 août 2019, ont écrit Jeune Afrique et plusieurs autres organes de presse. « Les victimes sont principalement des conducteurs de moto-taxi et des habitants qui étaient accourus pour récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne », rapporte Le Monde qui a épinglé une vidéo enregistrée avant l’explosion dans l’article. On y voit effectivement une horde de personnes parmi lesquelles des conducteurs qui ont garé leurs motos et véhicules non loin. Tous s’étaient alors massés sous des arbres en train de récupérer le carburant renversé sur le sol, dans des bidons et autres récipients. Devant ces personnes, se trouvait le camion-citerne tombé sur le côté, et qui a explosé après. Sur Youtube et les réseaux sociaux, on retrouve d’autres vidéos enregistrées sous plusieurs angles avant, pendant et après l’explosion. Si la vidéo provient de la Tanzanie, y a-t-il quand même eu des djihadistes foudroyés en Afrique ou ailleurs ? Les recherches effectuées dans ce sens n’ont abouti à aucun résultat. Verdict La publication partagée sur l’application WhatsApp, depuis mercredi 3 août dernier, est une infox. La vidéo provient de la Tanzanie et non du Burkina Faso. De plus, elle a été déplacée de son contexte. En clair, il ne s’agit pas de djihadistes morts calcinés par une foudre que des populations d’un village burkinabé auraient attirée sur eux au moment où ils voulaient les attaquer. Actualités 16 août 2022


Savalou : Le nouveau roi Dada Ganfon Gbaguidi XV fait sa sortie officielle
Après son intronisation il y a une semaine, le nouveau roi de Savalou a effectué sa sortie officielle ce jour, vendredi 12 août, en présence des dignitaires de la cour royale, des rois amis? de personnalités sociopolitiques, des cadres et notables de la commune. La cérémonie s'est déroulée en deux phases. Au cours de la première qui s'est déroulée à l'intérieur du palais royal, il a été observé le rite de sortie officielle avec, entre autres, des coups de canon annonçant l'apparition du roi. Ce dernier fait ses premiers pas à l'extérieur sous le rythme houngan. Il fera le tour de la cour pour saluer sa population et ses invités, puis entonne un chant dans le cercle des joueurs de tam-tam et esquisse quelques pas de danse. Le nouveau roi va ensuite dévoiler son nom de règne qui est Dada Ganfon Gbaguidi XV. Il reçoit également un nom de son chef de collectivité et de la Tassinon principale du royaume. La deuxième phase de la cérémonie est festive. Elle se déroule actuellement au quartier Dénou où le roi est maintenant dans son accoutrement et vêtu de tous ses attributs. Parmi les personnalités présentes ce vendredi à Savalou, il y a le maire de la ville et son homologue de Dassa, l'ancienne ministre Odile Attanasso et l'ancien président de la Cour constitutionnelle, Me Robert Dossou. Actualités 12 août 2022


Prof. Philippe Lalèyè sur le choix des filières: « Évitez le suivisme !»
  Une formation, pour quoi faire et avec quel financement ? Prof. Philippe Lalèyè, conseiller technique du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, aide les candidats à se retrouver dans l’offre pléthorique des cursus disponibles. Quels sont les pièges à éviter par les nouveaux bacheliers ? Les nouveaux bacheliers doivent choisir en fonction de leurs capacités et aptitudes. Évitez le suivisme ! C’est en fonction de vos moyennes obtenues au Bac que le classement sera fait. Ce n’est pas parce qu’un ami veut faire telle filière qu’il faut le suivre et opérer le même choix. Ce n’est pas évident que ça puisse prospérer. Aussi, faudrait-il tenir compte des débouchés, de ce que vous voulez devenir après la formation. Il faut savoir qu’on ne fait pas une formation pour rester à la maison. Il faut faire ce qui est bon pour soi et qui peut donner facilement des ouvertures pour son propre développement et celui de la nation. Comment optimiser alors ses chances de sélection ? Il faut prendre le temps de s’imprégner du guide d’orientation. Il a pour but de les accompagner à déterminer les choix. Il faut voir les matières fondamentales qui permettent de faire le classement en fonction du baccalauréat et des filières. Et c’est sur cette base que chacun peut se retrouver et connaître sa capacité afin de faire le choix idéal plutôt que de choisir les filières dans lesquelles ils ne sont pas performants. Quelle sera la prochaine étape ? Après l’orientation, il y a l’ouverture de la plateforme de sélection de recueil des choix de filières dans les universités publiques. Les nouveaux bacheliers seront invités à s’inscrire. Et comme je l’ai dit, il faudrait que les candidats se pressent pour aller faire l’inscription sur la plateforme pour être classés. C’est quand ils auront été classés, qu’ils sauront là où ils ont été mis. Certains concours sont lancés. Les candidats étaient largement informés, mais ça ne rentre pas dans le processus de la plateforme pour obtenir la bourse totale ou partielle? Education 12 août 2022


Magistrat Yadèlin Justin Sèglé au sujet du contrat de bail: « Faites attention à tous les détails »
Un contrat type de bail à usage d’habitation domestique est désormais institué au Bénin par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Le magistrat Yadèlin Justin Sèglé, juge au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi démontre l’importance d’un tel document. L’auteur de l’ouvrage « La réglementation du bail à usage d’habitation domestique en 70 questions-réponses », met l’accent aussi sur des réflexes à avoir. Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE & Fulbert ADJIMEHOSSOU La Nation : Quels sont les premiers réflexes que les locataires doivent avoir quand on leur soumet un contrat de bail à usage d’habitation domestique ? Yadèlin Justin Sèglé : Le contrat est un accord de volontés. Dès lors, vous vous entendez sur les clauses. Pour cela, vous devez lire article par article et faire attention à chaque détail sur les caractéristiques de l’appartement en location, les accessoires du loyer, vos obligations particulières, etc. Vous faites attention à tout, avant d’apposer votre signature. Après, vous ne pourriez pas dire que vous ne saviez pas. Si vous ne savez pas lire, il faut chercher quelqu’un pour vous traduire le contenu. Ainsi, vous vous engagez en toute connaissance de cause. Désormais, tout contrat de location d’habitation domestique doit être conclu sur la base du formulaire du contrat type de bail institué par arrêté ministériel ! La loi n° 2018-12 du 2 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d'habitation domestique en République du Bénin, modifiée et complétée par la loi n° 2021-02 du 1er février 2021 a prévu que le contrat de bail soit écrit. En effet, quand on parle de contrat en général, il peut être écrit, verbal ou même tacite. Mais ici, le législateur béninois a fait l’option d’un contrat écrit. Pour faciliter la tâche aux citoyens, il a jugé utile de mettre à la charge du ministère en charge de l’Habitat, l’obligation de proposer un modèle de contrat type. Et quand on parle de modèle de contrat type, cela suppose que c’est le point de départ. Les parties essaient de l’adapter à leurs situations particulières. Mais elles ne peuvent pas prévoir des dispositions qui vont à l’encontre de celles du contrat type qui, elles-mêmes, doivent être conformes à la loi. En quoi le contrat écrit protège toutes les parties ? Le contrat écrit protège toutes les parties en ce qu’il permet de fixer les droits et obligations particuliers de chacune d’elles et facilite l’administration de la preuve. L’écrit est utile aussi bien pour le bailleur que pour le locataire. Par exemple, dans la loi sur le bail, il est prévu la possibilité de résiliation de plein droit. Une telle possibilité n’est envisageable qu’en présence d’un contrat écrit. La résiliation de plein droit interviendra s’il est prévu au contrat ce qu’on appelle une clause de résiliation de plein droit, c’est-à-dire une disposition qui va indiquer que le contrat de bail sera rompu de droit en cas de survenance d’une situation donnée. Cela peut être, par exemple, un défaut de payement de loyers sur un certain nombre de mois. Quand une telle clause est prévue au contrat et que le locataire en arrive à accumuler effectivement des loyers sur le nombre de mois indiqué, le contrat est résilié de plein droit. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut aller le sortir soi-même. Il faut recourir à un huissier qui va lui laisser une mise en demeure pour l’obliger à faire le payement de ce qu’il doit dans le délai d’un mois. S’il ne paye pas dans ce délai, on dira que la clause de résiliation de plein droit est accomplie à son égard. Le juge des référés va constater que ce contrat est déjà résilié et va ordonner l’expulsion du locataire, puisqu’il n’a plus de titre d’occupation. Ce scénario que je viens de décrire n’est valable qu’en présence d’un contrat écrit. Au-delà du fait que le législateur rend obligatoire l’écrit, le contrat écrit offre suffisamment d’avantages. En voilà un qui permet au propriétaire d’avoir une expulsion rapide des locataires qui ne veulent pas honorer leurs engagements. Il y a d’autres avantages dont je fais cas dans mon ouvrage. Aussi bien dans la loi que dans ce contrat type institué, la caution exigée est de trois mois. Mais certains propriétaires continuent d’en réclamer plus. Les locataires finissent par payer suivant une formule donnée, étant dans le besoin. N’est-ce pas là une infraction ? En principe, les propriétaires ne doivent pas exiger plus. La loi est peut-être dure, mais elle reste la loi. Évidemment, en l’état, on peut dire non qu’il ne s’agit pas d’une infraction. La loi sur le bail n’a pas assorti cette obligation d’une sanction pénale. Le législateur aurait pu prévoir que le bailleur qui perçoit un dépôt de garantie supérieur au quantum légal, est passible d’une amende de tel montant ou d’une peine d’emprisonnement donnée. Toutefois, si un propriétaire impose plus qu’il n’en faut à un locataire, celui-ci peut saisir la justice pour se faire entendre. Parce qu’en tout état de cause, jusqu’à nouvel ordre, vous ne devez pas, en tant que propriétaire/bailleur, exiger un dépôt de garantie de plus de trois mois de loyer. Si quelqu’un perçoit au-delà, il peut être contraint par voie de justice à restituer le supplément. Il est vrai que construire une maison pour la mettre en location a un coût. Mais dans le même temps, il faut comprendre que l’État a un devoir de régulation. C’est dans ce rôle que le législateur a estimé qu’il fallait cantonner le dépôt de garantie pour permettre aux gens qui n’ont pas un revenu consistant d’avoir un local à habiter. Parce qu’il fut un temps où pour louer, on vous demande une garantie de six mois, voire d’un an. Ce n’est pas à la portée de tous. Le droit au logement est un droit capital, un besoin fondamental pour toute personne. Et l’État a l’obligation de le garantir. C’est pour cela qu’il y a cette régulation qui s’inscrit dans le cadre de l’établissement d’un équilibre social. Il faut que les gens le comprennent et l’acceptent. L’autre problème qui revient souvent, c’est la difficulté pour les locataires d'entrer en possession de leur caution à la fin. Quelles précautions faut-il prendre en amont, avant de signer le contrat ? Si pour certaines situations vous ne prenez pas les précautions idoines, vous aurez du mal à vous faire entendre après. C’est justement partant de ces constats que j’ai eu l’idée de proposer cet ouvrage. Je propose aux gens de se le procurer et de s’en approprier le contenu, pour savoir quoi faire et éviter un certain nombre de situations désagréables. En réalité, si vous ne faites pas l’état des lieux à l’entrée, c’est clair qu’à la fin du bail, la restitution du dépôt de garantie va poser problème. Le propriétaire pourrait mettre des réparations ou remises en état à votre charge, pour lesquelles vous ne serez pas d’accord. S’il y a conflit, vous irez en justice. Mais là, c’est une question de preuves. Il faut pouvoir justifier que ces charges vous sont indument imputées. Vous allez le prouver comment s’il n’y avait pas eu au départ un état des lieux? C’est pour cela qu’il faut déjà en prendre la mesure et savoir que l’état des lieux d’entrée est nécessaire. Et il faut le faire avec beaucoup de soins. Il faut décrire avec le plus de précision possible l’état des différents équipements ou compartiments de l’appartement : l’éclat de la peinture, l’état des carreaux, des fenêtres à lames, le nombre d’ampoules, de robinets… Et si possible, il faut prendre des photographies. Parce qu’en son temps, il faudra justifier par exemple que la peinture était déjà détériorée. Si vous ne faites pas l’état des lieux à l’entrée, à la sortie, ça va poser problème. Quand vous prenez ces précautions, s’il y a des détériorations éventuelles, le dépôt de garantie communément appelé caution va servir aux réparations imputables au locataire. Mais si à l’entame, il n’y avait pas un état des lieux d’entrée et que le bailleur veut garder la caution, ça devient un conflit. Et il n’y a que la justice pour trancher. Mais il faut savoir dans le même temps qu’en justice, il faut prouver ses allégations? Actualités 12 août 2022


Sur les ruines du Coteb: Une nouvelle usine textile à Parakou
Une nouvelle usine de textile verra bientôt le jour à Parakou. L’annonce a été faite par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, lundi 8 août dernier dans cette ville, lors de sa rencontre avec les médias. En lieu et place du Complexe textile du Bénin (Coteb) de Parakou qui est tombé en faillite, sera érigée une nouvelle usine dans un proche avenir. Cette assurance, c’est le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, qui l’a donnée au cours de sa conférence de presse, lundi 8 août dernier dans la cité des Kobourou. Une bonne nouvelle que les populations de cette ville ont accueillie avec joie. En effet, se prononçant sur les ambitions du Bénin dans le secteur textile, Wilfried Léandre Houngbédji a laissé entendre aux populations parakoises que l’espoir est permis et qu’elles n’auront plus encore à pleurer pendant longtemps, sur les ruines du Coteb. « Je sais que la dynamique est engagée », a-t-il rassuré. « Nous sommes repartis maintenant dans une dynamique de réindustrialisation de notre pays. De sorte que, à terme, l’activité économique va repartir de plus belle et il y aura de quoi occuper suffisamment les jeunes », a poursuivi le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Dans la perspective des retombées d’une telle installation l’espoir renaît dans les rangs des populations de Parakou et ses environs. Ce sera la création de plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, et par ricochet, le développement de l’économie locale au niveau de la ville. Ex-Ibétex, le Coteb a fermé ses portes en 2016. C’est suite à un audit financier dont les conclusions ont révélé qu’il roulait à perte depuis le 31 décembre 2015 avec un passif estimé à plusieurs milliards de francs. Il s’en est suivi la procédure judiciaire qui a donné lieu au processus de sa « liquidation ». En témoigne la décision du Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Prise en décembre 2018, elle a fait constater la faillite et ouvert la procédure collective de liquidation des biens de ladite société. Il y a quelques années, la société jouissait d’une grande réputation sur le plan international. C’était grâce à ses produits de qualité et très enviés comme son kaki, ses jeans, débardeurs, serviettes et autres? Actualités 12 août 2022


Lycées militaires : Les concours d’entrée lancés
  Le concours d’entrée au prytanée militaire de Bembèrèkè et au lycée militaire des jeunes filles de Natitingou ont lieu ce jeudi 11 août. C’est la date retenue pour la composition dans ces deux cadres de formation des élites pour la nation. Par Marlène AYEDAMOU (Stagiaire) Ayant pour mission de former les jeunes les plus méritants sur le plan scolaire aux carrières militaires et civiles, le prytanée militaire de Bembèrèrè et le lycée des jeunes filles Mathieu Kérékou de Natitingou accueilleront bientôt de nouveaux pensionnaires. L’entrée à ces lieux de savoir nécessite un test de niveau. C’est pourquoi un concours d’entrée est organisé, comme de coutume, ce jeudi. Les candidats composeront dans plusieurs matières notamment en compréhension de texte, en expression écrite et en mathématiques. Plusieurs centres de composition ont été retenus à raison d’un par département. Pour le compte des départements de l’Alibori, de l’Atacora, de l’Atlantique et du Borgou, les candidats composeront respectivement dans les écoles urbaines centre de Kandi, de Natitingou, d’Allada et au complexe scolaire Wansirou de Parakou. Quant aux départements des Collines, du Couffo, de la Donga et du Littoral, ce sont les écoles urbaines centre de Dassa-Zoumè , d’Aplahoué, de Djougou et le Complexe scolaire Camp-Guézo qui accueillent les candidats. Les candidats des départements du Mono se penchent sur leurs épreuves au Complexe scolaire Guinkomè de Lokossa tandis que ceux de l’Ouémé sont à l’Ecole urbaine centre de Porto –Novo. Enfin, l’Ecole urbaine centre de Pobè et l’Ecole urbaine centre d’Abomey ouvrent leurs portes respectivement aux candidats des départements du Plateau et du Zou. Actualités 11 août 2022


Entretien avec Mireille Normande Songbé, activiste de la valorisation du patrimoine culturel: « L’éducation à la culture est quasi absente dans les foyers »
La valorisation du patrimoine culturel national est le leitmotiv de Mireille Normande Songbé. En marge de ses activités professionnelles, elle est une passionnée de la culture et œuvre pour l’expansion de ce patrimoine. Initiatrice du projet « Sauvons nos panégyriques » qui se propose d’aider chaque famille béninoise à retrouver, à reconnaître et à valoriser ses panégyriques, elle s’étend dans cet entretien sur ses motivations et projets. La Nation : Quelles sont les raisons qui sont à la base de la disparition des panégyriques claniques ? Mireille Normande Songbé : Il est a priori difficile d’identifier une raison précise comme étant à la base de cette situation. En plus, je ne parlerais pas de disparition mais plutôt d’une sorte de négligence ou de désintérêt. Et cela ne concerne pas que nos panégyriques. Il en va de même pour les contes, les histoires sous l’arbre à palabres et bien d’autres choses touchant à notre patrimoine, à nos us et coutumes, à notre art et plus généralement à notre culture. Pour en revenir aux raisons, nous pouvons les scruter ensemble. Aujourd’hui, nous sommes dans un monde hyper connecté. Nous avons dépassé le 2.0. Les réseaux sociaux occupent une majeure partie de notre temps et les exigences de la vie quotidienne absorbent les parents à telle enseigne que l’éducation culturelle est quasi absente dans les foyers. Or vous savez qu’il suffit de réciter les panégyriques d’un enfant pour parfois le soulager d’une douleur, de ses pleurs ou même d’un mal. Notre combat consiste à remettre les panégyriques au cœur de la vie quotidienne. C’est un challenge énorme mais je pense qu’il n’est pas impossible. Depuis quand avez-vous commencé le travail pour la promotion des panégyriques? Je peux dire que nous y sommes depuis longtemps à travers de petites actions. Mais depuis deux ans, nous avons formalisé nos actions à travers le projet «Sauvons nos panégyriques » dont la première action phare a été d’amener les populations à prendre conscience de l’importance de ce pan de notre patrimoine. Beaucoup n’y ont pas cru au départ mais avec le temps, ils ont compris combien fier on peut être de se faire appeler « Aziman», « Sadonou», « Agli », « Houègbonou », «Djèto», et que sais-je encore ? Pour le moment, nous focalisons notre action sur des campagnes de proximité et nous avons pour cœur de cible les géniteurs. On ne s’en rend pas toujours compte mais dans la génération d’avant nous, il y a également beaucoup de parents qui ignorent non seulement leurs panégyriques mais aussi l’importance que cela revêt pour la famille. Dans ces conditions, on ne peut rien espérer de bon pour les générations à venir. Cela ne veut pas dire que nous ne travaillons pas non plus pour les plus jeunes. Non. Nous sommes très présents dans le milieu scolaire pour permettre aux plus jeunes d’emprunter la bonne piste et de se mettre très vite dans la danse. Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager dans ce travail ? Vous savez, je suis d’Agonlin et j’ai eu la chance de grandir dans une famille qui met un point d’honneur à ces choses-là. Je suis Aziman, Azimanvi Houèkonou, Aziman Gancica. Et c’est une grande fierté pour moi lorsqu’on m’appelle ainsi, ou lorsqu’un ami ou un collègue, au lieu de mon prénom, me salue avec un « Aziman, bonjour ». Pendant mon cursus universitaire, j’ai observé que la plupart de mes camarades de promotion qui ont grandi à Cotonou ou dans les grandes villes ne savaient rien de leurs panégyriques. Certains n’en avaient jamais entendu parler. On s’est donc lancé de petits challenges entre étudiants et cela a permis à certains de connaître non seulement les leurs, mais aussi leurs villages et d’y faire même un tour, la signification de leurs noms de famille, etc. Le déclic est parti de là et je me suis promis, depuis lors, de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce pan de notre vie culturelle soit entièrement restauré et valorisé. De manière concrète, par quels moyens ou actions faites-vous la promotion des panégyriques claniques ? Nous fonctionnons avec des moyens de bord. A ce jour, nous sommes dans l’autofinancement. Mon salaire y passe, les avoirs des autres membres du creuset aussi. Comme je vous le soulignais tantôt, nous menons des actions orientées vers des cibles bien précises. Nous communiquons beaucoup sur les réseaux sociaux aussi parce que la jeunesse est au cœur de nos actions et nous pensons ainsi pouvoir les toucher plus facilement. Nous sommes dans des budgets limités. Mais il arrive que nous frappions à des portes pour demander des soutiens. Sauf qu’entre les attentes et les avoirs, le fossé est souvent énorme. Mais cela n’émousse en rien notre ardeur. Actuellement, nous sommes en pleine mobilisation de ressources pour une action d’envergure dans les écoles. Nous lancerons sous peu le projet « L’école du panégyrique » avec des clubs dans les écoles, lycées et collèges. Ce qui demande des moyens plus importants et vous me permettrez de saisir l’opportunité que vous m’offrez pour demander à toutes les bonnes volontés de nous venir en appui pour donner corps à ce grand et beau rêve. Quel point pourriez-vous faire de vos activités ? Je pense qu’il est précoce de vouloir dresser un bilan à l’heure actuelle. Comme je le soulignais, notre travail est une œuvre de longue haleine. On peut même dire qu’il s’étend à l’infini. Tant que toutes les familles de notre pays n’auront relevé le challenge de l’apprentissage et de la maitrise des panégyriques, tant que de génération en génération, on ne sera pas en mesure de transmettre ce savoir de père en fils, de mère en fille, des arrière-grands-parents aux arrière-petits-enfants, on ne peut logiquement faire aucun bilan. Mais cela ne veut pas dire que nos actions manquent d’impact. J’ai évoqué tantôt le cas des parents qui eux-mêmes doivent faire un effort pour se ressourcer, se mirer à travers ce pan de leur culture pour mieux le transférer à leur progéniture. Ce travail, nous l’avons conduit pendant plus d’un an et nous sommes très heureux des retours qui nous parviennent, de gens qui se sont reconnectés avec leurs origines parce qu’ils ont pris part à notre campagne ou à nos projets, ou même parce qu’ils ont été touchés par nos sensibilisations. C’est déjà un début de soulagement pour nous. Aujourd’hui, certains parents peuvent, lorsqu’on demande à leurs enfants à l’école, leur origine ou la signification de leurs noms, leurs panégyriques, les orienter sans souci. Quelles sont vos perspectives ? Nos perspectives sont à court, moyen et long termes. Dans les semaines à venir, donc à court terme, notre prochain projet intitulé « L’école du panégyrique» va se déployer. Dans les lycées et collèges, puis dans les écoles primaires, nous allons lancer des activités dont la finalité sera de relever le défi : « Tous les écoliers et élèves du Bénin connaissent leurs panégyriques». Le même projet va s’étendre par la suite aux artisans parce qu’il ne concerne pas que les scolaires. Nous avons ciblé certains corps de métiers que nous voulons bien inclure dans cette phase d’apprentissage des panégyriques. Vous imaginez bien que ce n’est pas un travail facile, d’où la difficulté à vous présenter un bilan. Ce que je peux vous dire, c’est qu’à ce jour, près d’une centaine de familles au moins ont été impactées avec l’initiative. Mais notre vraie difficulté reste la mobilisation des moyens. Quel appel avez-vous à lancer ? Ce sera un appel au soutien. Nous voulons que toutes les personnes qui aiment la culture se joignent à nous pour permettre aux plus jeunes de se baigner dans la richesse culturelle et linguistique que constituent les panégyriques. Nul ne sera de trop. Actualités 11 août 2022


Promotion de la culture et de l’athlétisme: Be The Best lance le village du Marathon de Porto-Novo
L’Ong Be The Best réédite son amour pour la promotion de la culture et de l’athlétisme dans la ville capitale du Bénin. Elle a lancé, à la Place Dangbéklounon, le 7 août dernier, le village du Marathon de Porto-Novo avec des stands bien achalandés, en prélude à la course proprement dite prévue pour dimanche 14 août prochain. La fièvre de la cinquième édition du Marathon Be The Best de Porto-Novo prévue pour dimanche 14 août prochain monte déjà en intensité. Et ceci, à travers le village du Marathon qui a ouvert ses portes à la Place Dangbéklounon avec des stands bien fournis. Comme les autres éditions, ce village qui a été lancé, juste au lendemain de la marche populaire organisée par l’Ong Be The Best pour annoncer les couleurs du rendez-vous sportif du dimanche 14 août prochain, se veut notamment être un vivier pour la valorisation de la culture béninoise et singulièrement du patrimoine culturel, cultuel et touristique de Porto-Novo. Ainsi, grâce à ce village qui est animé durant les huit jours de 8h jusqu’à l’aube, la population et les visiteurs pourront vivre des animations culturelles, des jeux dotés de cadeaux, des mini-concerts, des rencontres, des projections et des communications sur divers thèmes liés aux potentialités de Porto-Novo et à la richesse de son patrimoine matériel et immatériel, a souligné la directrice exécutive de l’Ong Be The Best, Michaëlle Gayet. Elle invite toute la population à prendre part au village où différentes activités sont prévues pour tous les âges. Le village est également ouvert pour permettre aux athlètes et à tous ceux qui veulent participer au Marathon de s’inscrire, de prendre des informations sur les différents parcours de la compétition à savoir: le Marathon sur une distance de 42,195 km, le semi-marathon de 21,100 km, la course de 10 km et la marche de 10 km. La directrice exécutive de l’Ong Be The Best invite les décideurs politiques, les entreprises, les autorités administratives à divers niveaux et les personnes de bonne volonté à accompagner l’initiative qui vise à révéler la ville capitale du Bénin. Michaëlle Gayet remercie tous ceux qui soutiennent l’initiative depuis cinq ans où l’Ong travaille sur la vie et la santé des femmes, des hommes et des enfants à travers différentes activités. Appels au soutien Procédant à l’ouverture officielle du village, le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, félicite l’Ong Be The Best pour l’organisation de façon régulière depuis 2017 de ce marathon. Lequel est en harmonie, selon elle, avec les priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). Le préfet encourage Be The Best dans son initiative de promotion du sport dont l’importance n’est plus à démontrer, surtout dans la vie d’un homme et l’édification d’une nation. Le chef service en charge du Sport à la mairie de Porto-Novo, Hèlèche Tognomègni, représentant le maire, a dit toute sa fierté pour l’organisation de ce village qui s’ouvre en prélude au marathon. Pour lui, cette initiative de l’Ong Be The Best vient combler un vide, celui de la promotion d’un marathon dans la ville capitale, comme c'est le cas dans toutes les grandes capitales au monde. Hèlèche Tognomègni se réjouit de la tenue de façon régulière depuis cinq ans de cette compétition qui est en train de devenir un label au Bénin. Le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Viérin Dégon, félicite aussi l’Ong Be The Best pour tous les efforts qu’elle déploie depuis 2017 pour ce marathon qui ne cesse de se professionnaliser avec des coureurs internationaux. Il exhorte les filles et fils de Porto-Novo à se mobiliser pour accompagner l’initiative pour sa pérennité. Car, selon lui, l’organisation d’un marathon n’est pas chose facile. Elle nécessite la contribution de tous, insiste le président de la Fédération béninoise d’athlétisme? Actualités 11 août 2022


Législatives 2023: Le baroud d’honneur de Me Adrien Houngbédji
Le rapprochement entre l’Union progressiste (Up) et le Parti du renouveau démocratique (Prd) tendant à acter une éventuelle fusion des deux formations politiques laisse croire à un sursaut d’orgueil des ténors du parti arc-en-ciel notamment Me Adrien Houngbédji. Il aura joué un rôle clé dans l’animation de la vie politique béninoise aussi bien à travers sa posture d’allié du pouvoir que son statut d’opposant depuis le renouveau démocratique. Me Adrien Houngbédji, leader charismatique du Prd, a eu le beau rôle au lendemain de la Conférence nationale et s’est montré un acteur majeur de l’univers politique national, alternant à merveille ses ‘’jeux politiques’’ sans toutefois perdre de sa superbe. Une position qui laisse à désirer aujourd’hui vu la disgrâce que connaît le parti arc-en-ciel à l’avènement de la réforme du système partisan. Recalé aux dernières législatives, le parti n’aura non plus la rédemption aux élections communales de 2020, manquant de réunir les 10 % des suffrages au plan national pour accéder au partage des sièges. Une fois de plus, le Prd rate le coche de tenir dans l’arène politique le rôle qui a toujours été le sien. Les deuxièmes législatives de l’ère Talon se profilant, l’avenir du parti se joue désormais dans les urnes et l’intérêt des dirigeants à rechercher l’alchimie qui devrait ramener la formation politique au devant de la scène s’impose plus que jamais. Si le rapprochement entre l’Union progressiste (Up) et le Parti du renouveau démocratique donne à penser à une éventuelle fusion des deux formations politiques, il n’en demeure pas moins que la surprenante réunion du samedi 6 août dernier à la résidence de Me Adrien Houngbédji ne laisse aucun doute sur les mobiles d’une telle décision. A l’idée que le Prd risque de rester une fois encore en rade s’il n’arrive pas à sortir la tête de l’eau, il est à imaginer tout le prix qu’attacherait la direction exécutive nationale du parti à voir se réaliser ce vœu si cher à elle. Le partenariat que projettent les deux partis quoique les amarres n’en soient pas encore fixées, nourrit l’espoir de voir le Prd se repositionner dans le cœur de ses militants depuis sceptiques quant à la ‘’remontada’’ annoncée par le leader du parti au lendemain de leur mauvaise fortune. Homme de grande fierté, voir Adrien Houngbédji finir sans le panache des grands jours du parti qu’il a porté à bout de bras est presque impossible et tous les scénarios possibles sont envisageables. Au soir de sa carrière politique, il ne peut qu’espérer mieux pour cette formation politique. L’ardent désir qu’il a de porter le parti à toutes les joutes électorales traduit bien sa hargne de ne point le voir s’étioler. Main tendue Se référant au propos du chef de l’Etat d’être redevable au Prd, lors de la campagne électorale de la présidentielle de 2021, il est tout aussi plausible que le mariage annoncé par les deux parties devienne réalité dans les prochains jours. Aussi révélateur qu’a été son parcours politique, Adrien Houngbédji tel un phénix se prépare à faire sa renaissance et par conséquent, celle du parti, et ceci ne serait qu’une prime à sa résilience face à tous les tumultes qu’il a connus par le fait de ses choix politiques. Le parti Up-Prd fera le combat de cette formation qui connaît une agonie avec la réforme du système partisan. L’hégémonie des deux partis de la mouvance présidentielle que sont l’Union progressiste et le Bloc républicain a tôt érodé les traditionnels fiefs du Parti du renouveau démocratique au point de ne lui laisser que le choix d’une mort certaine. La fusion annoncée ne peut qu’être une bouffée d’oxygène pour ses dirigeants isolés, depuis lors, de la gestion des affaires publiques. Au départ hétéroclite s’il se concrétisait, le parti Up-Prd devra constituer dans les meilleurs délais un ensemble homogène où les idéaux des deux formations devront triompher sans les spectacles de dissensions auxquels le public est souvent habitué de la part des politiciens. Actualités 11 août 2022


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