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Nouvelles

Drame fluvial: Des mesures pour éviter les naufrages
Le Bénin a connu en l’espace de six mois, deux cas de naufrage sur l’un de ses plans d'eau. Des drames dont les dégâts restent encore vivaces dans les esprits. Néanmoins, on tend vers le bout du tunnel, au regard des nombreuses mesures envisagées par les autorités du pays.
Deux cas de naufrage en l’espace de six mois au Bénin. L’un à Goroubéri le mercredi 13 février dans l’après-midi, sur le fleuve Niger au niveau de la localité de Samba, où une pirogue a chaviré avec à son bord une centaine de passagers dont 64 ont pu être secourus. Le deuxième drame est survenu à Bopa dans le département du Mono le lundi 5 août dernier avec environ douze décès et quelques rescapés. Ces accidents qui suscitent émoi et crainte au sein des populations, qui n’ont autre possibilité que ce canal de voyage, peuvent bientôt être évités si la conscience collective adhère aux différentes mesures prévues par les autorités. Le gouvernement, quelques jours après le drame de Bopa, a dépêché une délégation ministérielle sur les lieux composée des ministres Romuald Wadagni de l’Economie et des Finances, Benjamin Hounkpatin, en charge de la Santé et Kakpo Mahougnon, des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. En prenant connaissance de la situation, la délégation ministérielle a annoncé diverses mesures, lesquelles visent à mettre fin aux drames qui surviennent sur les lacs et fleuves, soit par ignorance, soit par négligence des conducteurs de barques motorisées. La première action envisagée par le gouvernement est de renforcer les moyens humains et matériels de secours au niveau des embarcadères. Ce qui suppose que les personnes qui voyagent par pirogue pour rallier les différentes localités riveraines du lac sont sous une haute surveillance et susceptibles d’être secourues en cas de survenance de naufrage. La deuxième action est le déploiement et la présence constante des forces de sécurité sur les embarcadères. Ainsi, les chargements des barques doivent désormais se faire avec plus de prudence, de vigilance et de sécurité possible afin de préserver la vie des populations lacustres. D’autres mesures sont également envisagées telles que l’interdiction de la navigation à partir de 19h, de la surcharge et de l’embarquement de passagers et de marchandises dans la même barque. Le renforcement de capacité des pilotes est envisagé ainsi que la mise à disposition de chaque voyageur de gilet de sauvetage. Mais les populations lacustres doivent adhérer à ces différentes mesures, seule condition pour limiter les drames sur les lacs. Ainsi, le trafic fluvial sera désormais encadré à la satisfaction des populations lacustres elles-mêmes et autres touristes qui visitent le pays à travers ces régions.
Environnement 28 août 2019


Assainissement des lacs et plans d’eau: Pour le sauvetage des espèces aquatiques
L’assainissement des lacs et cours d’eau au sud du Bénin est entré dans sa phase active depuis quelques jours. Le gouvernement a décidé en Conseil des ministres, le mercredi 11 janvier 2017, de débarrasser les lacs de tous les engins prohibés utilisés par les pêcheurs. Une mesure visant à protéger  non seulement l’environnement mais aussi l’écosystème aquatique.
L’assainissement des lacs et cours d’eau a démarré. Des actions de déguerpissement des outils prohibés dissimulés çà et là dans le lac Ahémé ont permis d’extirper une quantité importante de ‘’Acadjas’’ et autres matériels dont les pêcheurs se servent sur le lac. Cette opération fait suite à la décision prise par le gouvernement lors du Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2017. Celle-ci vise à lutter contre l’utilisation des engins et méthodes prohibés de pêche. Le gouvernement a fait constater que la prolifération de ces moyens non réglementés de pêche et l’avancée de certaines plantes aquatiques comme la jacinthe d’eau contribuent fortement à l’encombrement des plans d’eau. En plus, l’occupation illégale des berges par des populations pour stocker et vendre des produits pétroliers participe à la pollution anthropique de ces plans d’eau et de leurs chenaux à travers le déversement de déchets solides et liquides. « Face à ce triste constat, il s’avère nécessaire de prendre des mesures coercitives pour contenir les dérives et préserver l’environnement au niveau des lacs Ahémé, Nokoué ainsi que de la lagune de Porto-Novo », a mentionné le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2017. Il a également été décidé de la création d’une commission interministérielle chargée de proposer des mesures concrètes et pertinentes d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo. La commission ainsi instituée a évalué le niveau de dégradation des ressources des plans d’eau des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo et fait l’inventaire des facteurs d’accélération de la dégradation des écosystèmes des plans d’eau. Elle a aussi analysé les mécanismes mis en place par divers projets et programmes de réhabilitation des plans d’eau, relevé les insuffisances tout en  proposant des actions pertinentes par ordre de priorité afin d’avoir un impact positif direct à court et moyen terme sur les écosystèmes. L’évaluation des besoins d’assainissement des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo et la création d’une unité spéciale de police, chargée du contrôle des activités halieutiques placée sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) s’inscrivent également dans le cahier des charges de la commission. L’on peut dire que c’est suivant les propositions de cette commission que l’assainissement du lac Ahémé a démarré depuis le mardi 12 août dernier. Tout se passe selon nos sources, sous la surveillance des forces de sécurité publique notamment  la Police républicaine, la police fluviale et maritime et des agents des Eaux, Forêts et Chasse. Entre autres objets dégagés du lac Ahémé par les agents commis à cette opération, des engins de pêches, des filets moustiquaires, des branchages prêts à être introduits dans les plans d'eau. Importance de l’opération Ceux-ci sont saisis et brûlés instantanément. Il est à souhaiter que toutes les parties prenantes s’impliquent dans cette initiative de sauvetage des lacs du Sud-Bénin. En conséquence, chacun devra oeuvrer à préserver les ressources halieutiques, sous le contrôle du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et celui en charge de l'Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à travers l'Agence de réhabilitation du lac ahémé et ses chenaux (Adelac) et la Direction de la production halieutique. La mise en place du Programme intercommunal de réhabilitation du lac Ahémé a donné un coup de pouce à la lutte contre sa pollution. L’objectif principal de ce programme est la réhabilitation de l’écosystème à travers le dragage sectoriel et la création d’une zone de développement économique. Ainsi, le dragage du lac suivra l’assainissement, selon les autorités en charge de l’opération. Une fois le dragage terminé, l’on passera à la réhabilitation de l’écosystème qui permettra d’améliorer les revenus des populations qui vivent des activités de pêche. Ainsi, le comblement du lac et la disparition des espèces de poissons, passées désormais de 78 à 62, dans le lac et ses chenaux, selon un récent inventaire, seront maîtrisés.
Environnement 28 août 2019


4e édition de « Route des pêches à la marche »: Une randonnée au service de l’écotourisme

La 4e édition de la « Route des pêches à la marche » s’est déroulée le week-end dernier sur une distance de 32 km le long du circuit touristique « La Route des Pêches », de Cotonou à Ouidah. Environ 1500 personnes ont pris part à cette marche au service de l’écotourisme.

Les pratiquants de la marche, les fanatiques du sport d’entretien et des clubs de sport du Togo et du Cameroun ont participé, le week-end dernier, à la 4e édition de la randonnée pédestre dénommée « Route des pêches à la marche ». L’objectif de l’initiative est de  contribuer à la valorisation du circuit touristique « La Route des Pêches » à travers une marche sportive. Partis de la plage Fidjrossè à 6 h, les participants ont rallié  la Porte du Non-Retour de Ouidah à 11h. Dans une ambiance des grands jours, ils se sont soutenus pour atteindre les objectifs fixés par le comité d’organisation. Coordonnateur de l’initiative, Armel Ahouantchédé a rappelé la nécessité d’avoir une pratique sportive constante et régulière.
La grosse attraction de cette édition est dame Nicole Hounkpè, 74 ans. Venue de Grand-Popo, elle a tenu jusqu’au bout du circuit. Commerçante à Hilacondji, la septuagénaire a tenu bon le long des 32 kilomètres. « Je n’ai eu aucune difficulté durant le parcours. Tout va bien »,
a-t-elle expliqué à la fin avant d’inviter ses sœurs à faire comme elle. Malgré son handicap, Sadikou Akanni est arrivé en tête de cette marche. Sourd muet, ce dernier a exprimé sa satisfaction d’avoir pris part à cette marche. Les marcheurs venus du Togo, du Cameroun, de la Centrafrique et du Congo ont également animé cette randonné pédestre.
Heureux d’avoir atteint son objectif, le comité d’organisation entend réitérer cet évènement en 2020. Signalons que l’évènement a été clôturé par un géant concert.

Sports 28 août 2019


7e sommet de la Ticad: Aurélie Adam Soulé Zoumarou à une rencontre  sur les Tic

 

Présente dans la délégation qui accompagne le président Patrice Talon  à la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad7) qui se tient à Yokohama au Japon, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, participera, ce mercredi 28 août, à une table ronde de haut niveau sur les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication entre l’Afrique et le Japon. Elle est aux côtés du chef de l’Etat sur plusieurs dossiers relevant du domaine du développement du numérique au Bénin lors de ce sommet dédié au développement de l’Afrique. Il sera essentiellement question de mettre les projecteurs sur la capacité de l’Afrique à tirer profit de nouvelles activités générées par le fort potentiel que constitue le secteur des Tic. La ministre de l’Economie numérique et de la Communication ne manquera pas de partager avec ses pairs lors de ce panel de haut niveau la vision du gouvernement du Bénin pour le numérique à travers son Programme d’actions. 

Près de 5000 participants dont les chefs d’Etat et de gouvernements et des responsables d’institutions, des représentants d’organisations internationales et régionales, des acteurs du secteur privé, d’Ong et de la Société civile, sont présents à cette conférence autour du thème « Afrique et Yokohama partageant une passion pour le futur ». 

                                                                                                     

 

 

Economie 27 août 2019


Jeannine Agbolèmey Lawani au sujet des aliments industriels: « Les additifs et les modes de conservation présentent des dangers pour les consommateurs… »
Les additifs sont présents dans de nombreux aliments industriels pour relever leur goût, leur conservation ou leur aspect visuel. Malheureusement, certains d’entre eux présentent des dangers réels pour les consommateurs. Jeannine Agbolèmey Lawani, spécialiste en nutrition-diététique attire ici l’attention des consommateurs sur ces dangers.
La Nation : Qu’entend-on par produits alimentaires industriels? Jeannine Agbolèmey : Un aliment industriel est un produit dont la distribution et la commercialisation impliquent un conditionnement et une transformation spécifique par l’industrie agroalimentaire. L’objectif étant d’améliorer, de manière artificielle, le goût, la texture, l’aspect visuel, l’odeur. Bref, c’est tout aliment qu’on transforme et qu’on met sous forme d’emballage ou de conserve dans les industries. On peut citer en exemples : les pains et brioches industriels, les barres chocolatées, les biscuits apéritifs, les sodas et boissons sucrées aromatisées, les soupes instantanées, les plats tout prêts, les sardines. On a aussi des viandes, les poulets congelés importés. Il y a aussi des fruits qui sont transformés pour être stockés. On peut également prendre le cas des  tomates et des pois dans des boîtes, des cornichons, des pompons et d’autres fruits secs qu’on transforme dans les industries. Les plats industriels sont de plus en plus présents dans l'alimentation au Bénin et dans le monde. La moitié des aliments que nous consommons chez nous provient de l'industrie; le tiers est fait à la maison et le reste de façon artisanale. Quels sont leurs risques pour les consommateurs ? La consommation accrue d'aliments très caloriques riches en lipides est à la base de la progression de l'obésité, de graves problèmes de santé publique. Ces aliments sont différents de ceux désignés comme les aliments locaux ou simples ne subissant pas de transformation. Ceux-là mêmes qui sont consommés à l’état naturel comme les épis de maïs, le manioc, les oranges, les arachides. Les produits locaux ne subissent pas du tout de transformation. Ils quittent le champ et viennent à la maison pour une consommation directe. Ces aliments sont sans danger et font du bien à l’organisme. Contrairement aux aliments locaux, les produits alimentaires industriels ont de nombreux risques. Colorants, conservateurs, édulcorants, émulsifiants, exhausteurs, bref, les additifs sont présents dans de nombreux aliments industriels pour améliorer leur goût, leur conservation ou leur aspect visuel. Mais certains d’entre eux présentent un risque réel pour les consommateurs. La publicité dans les médias fait croire à des bienfaits de ces aliments industriels. Quel est votre avis sur une telle campagne publicitaire ? Je n’épouse pas cet avis et je ne suis pas extrémiste non plus. Etant donné qu’il n’y a pas un mal à avoir toujours disponibles des produits industriels sur les marchés. Nous ne pouvons pas empêcher ces commerciaux de faire de la publicité autour de leurs produits en invitant les populations à en consommer. Cela ne doit pas être non plus une raison pour ne pas éduquer les populations à la consommation des produits locaux. Il n’est pas un secret que la consommation des produits industriels expose à des dangers. Certains scientifiques, par exemple, affirment que le glutamate est un additif inoffensif, même consommé en grande quantité, tandis que d’autres y voient des risques graves, surtout sur le développement et la bonne santé du cerveau, notamment chez les enfants où le glutamate compte parmi les médiateurs chimiques les plus importants. En concentration excessive, le glutamate serait toxique pour les neurones. En réalité, ces produits à l’intérieur des boîtes de conserve ne constituent pas des dangers. Mais c’est plutôt le processus de leur transformation et leur consommation. Car le processus de transformation nécessite certaines pratiques qui nuisent déjà à ces produits. N’oublions pas que dans le processus de transformation, on utilise des additifs qui sont parfois nocifs à la santé. Au-delà des additifs dont la nature détermine la qualité du produit à consommer, la conservation aussi peut nuire. Pour m’expliquer, je prends l’exemple de la sardine, on ajoute des nitrates pour sa conservation en empêchant la boîte de se bomber et pour que les protéines qu’elle contient à l’intérieur ne se gâtent. En ajoutant ces nitrates, le produit peut faire une longue durée de conservation. D’où la nécessité d’une veille de sécurité sanitaire des aliments aussi bien pour tout ce qui est produit à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Je parle aussi des produits à l’intérieur car ils constituent aussi des dangers en raison des engrais qu’on utilise pour la croissance rapide des plantes. La consommation des conserves doit être limitée. L’on ne doit pas les prendre comme une consommation de premier choix. L’on doit les prendre comme des produits dont nous avons besoin rarement. Faire la promotion des produits bio locaux doit être une nécessité. L’Etat doit penser à sauvegarder la santé de sa population en encourageant la production de ces denrées et œuvrer à leur accès à moindre coût aux plus pauvres. Ces produits doivent pouvoir assurer la sécurité sanitaire de la population. Une population en forme, c’est le développement qui est assuré. Lorsque les aliments transformés constituent la base de nos régimes alimentaires, nous créons un terrain favorable au développement des maladies chroniques. Par exemple, la science montre clairement que l’adhésion massive à des régimes à base d’aliments transformés observée dans certaines grandes villes augmente les risques d’obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de cancers. Ce qui augmente le taux de mortalité. Les additifs et les modes de conservation constituent les sources de dangers pour les aliments industriels. Vous parliez tantôt de veille de la sécurité alimentaire. De quoi retourne-t-elle ? Le Bénin dispose d’une Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anssa) qui est sous la direction du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Je saisis l’occasion pour rappeler que la veille de la sécurité alimentaire doit être  normalement une fédération de forces entre le ministère de la Santé et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Quand on parle de sécurité sanitaire des aliments, ce n’est pas seulement du côté des agronomes, ni de celui des vétérinaires mais cela concerne également les nutritionnistes en termes de qualité et de quantité  de ce qui doit être vérifié au niveau des produits présents sur le territoire national. Que ce soit ce qui  doit rentrer comme ce qui doit sortir. Par exemple, les yaourts produits au Bénin ont encore beaucoup d’insuffisances. L’étiquetage ne respecte pas encore les normes. En principe, un yaourt dans le commerce doit préciser l’apport en glucides, en lipides et sa densité protéique afin d’orienter les consommateurs selon le cas. Qu’il s’agisse d’un enfant, d’une femme enceinte, d’une personne diabétique. Faute d’une réglementation en la matière, le yaourt comme d’autres produits aujourd’hui sont fabriqués et mis sur le marché sans crainte. Normalement, les étiquetages doivent être surveillés. Et lorsqu’on constate qu’un étiquetage n’est pas respecté, automatiquement ces produits doivent être saisis et détruits. Il s’agit de voir si les produits qui sont fabriqués à l’intérieur comme à l’extérieur ont un bon étiquetage, c’est-à-dire, qui respecte les règles fixées par le pays. Il ne revient pas à l’extérieur de nous fixer les règles. Mais il revient à chaque pays de définir ses règles. Il existe, d’ailleurs, le Code alimentaire à l’international. Ce qui n’empêche aucunement pas chaque pays de s’inspirer des lois de ce code alimentaire pour rédiger ses propres lois. Ce sont l’ensemble de ces lois qui doit être respecté tant pour les produits importés que ceux exportés. Nous avons aussi les lois intérieures que la production intérieure doit respecter. En tant que nutritionniste, quel serait l’impact de la mauvaise conservation de ces produits sur la santé ? L’impact négatif de ces produits alimentaires est lié à la nutrition. C’est entre autres le diabète, l’hypertension artérielle, et bien d’autres pathologies comme le cancer, les problèmes digestifs, les problèmes neurologiques, des céphalées. Mais nous lions toujours cela à de vulgaires problèmes. Et c’est  l’intestin, la flore intestinale qui est déséquilibrée. Comment peut-on prévenir les maladies liées aux aliments industriels ? Pour prévenir les maladies liées aux produits alimentaires industriels, il va falloir élaborer et adopter des lois. Parlant de dangers il y a par exemple ces bouillons que nous appelons cubes. Nous sommes appelés nous-mêmes à décider de l’entrée des produits sur notre territoire. Les exhausteurs de goût dans l’aliment doivent respecter les lois de notre pays et c’est en fonction de cela qu’on doit sensibiliser la population à leur  consommation. Ce qui n’est pas le cas du cube. Cela ne remplace pas l’aliment lui-même mais c’est juste un exhausteur de goût. Donc on ne doit pas exagérer. Le sel ainsi que le sucre sont des dangers pour la santé; ce sont des aliments qui causent les maladies cardiovasculaires. Donc, pour régler ces problèmes, nous devons disposer de lois et faire des sensibilisations pour amener chaque secteur à faire son travail. La sensibilisation telle qu’elle se pratique dans notre pays impacte-t-elle les populations? Je n’ai pas l’impression qu’il y a déjà de la sensibilisation. La sensibilisation se fait sur plusieurs plans. C’est d’abord communiquer à travers les médias et informer la population sur ces différents sujets. Ailleurs, à l’extérieur on impose aux producteurs bien qu’ils fassent leur publicité de mettre en bas des étiquettes de leurs produits les éventuels risques que courent les consommateurs. Donc, on doit pouvoir informer la population, disposer d’un plan de communication sur les médias et partout dans le pays, les radios locales, les radios de proximité, passer dans les marchés pour expliquer aux vendeurs la nécessité pour eux de disposer uniquement dans leurs rayons de produits de bonne qualité et vérifier les dates de péremption de leurs articles. Il faut vérifier l’étiquetage et tout ce qui est lié à l’aliment complet pour faire sa publicité. A vous entendre, les risques sont loin d’être négligeables avec la consommation des produits évoqués. Si tel est le cas, que faut-il alors manger ? Quand on parle de la bonne nutrition, il faut savoir quel est l’apport de tout ce qui est produit alimentaire en fonction de nos besoins pour avoir une bonne santé. Ces besoins dépendent de chacun; ils ne sont pas les mêmes. L’alimentation d’une femme est différente de celle d’un homme. Dans la consommation, on doit respecter certaines règles. Nous avons des groupes d’aliments, les macro-nutriments qui sont les lipides, les glucides, les protides qui sont des aliments qui donnent la force. Mais à un âge donné, l’homme ne croît plus, ce sont les enfants qui croissent. En dehors de ça, nous avons besoin des lipides qui sont des macro-nutriments. En ce qui concerne les micro-nutriments, ils sont tout ce qui a trait aux vitamines. Il s’agit des vitamines B1, B6, B9, tout ce qu’on appelle acide folique, la B12. Il y a plusieurs types de vitamines que l’aliment doit apporter. La B12, on la retrouve dans tout ce qui est alimentation de la viande et du poisson, la B1, B6, la B9 qui est l’acide folique, on ne les trouve que dans les légumes verts et il faut bien les préparer, car s’ils sont mal cuits, ce n’est plus du légume à acide folique. Ce qui entraîne des problèmes d’hypertension artérielle. Donc, on peut faire d’hypertension artérielle par déficit d’acide folique, même l’excès de l’alcool cause des déficits en acide folique. Ce qui crée des problèmes neurologiques que beaucoup ignorent. Quels conseils à l’endroit de nos gouvernants et des populations ? Au niveau des gouvernants, je leur dirai que « Prévenir vaut mieux que guérir ». Aujourd’hui, nous investissons plus dans la prise en charge des maladies alors que si nous faisons désormais attention à tout ce que les gens produisent,  à tout ce que les populations consomment, on pourra mieux accompagner ceux qui sont déjà malades. Mieux, ceux qui sont en bonne santé ne tomberont plus malades. Nous devons développer l’approche de prévention pour réduire la  fréquentation des hôpitaux. En plus, la veille de la sécurité alimentaire doit être une priorité pour le bien-être de tous. Quant aux populations, elles devront savoir opérer des choix dans leur alimentation.
Santé 27 août 2019


Système des Nations Unies/Togo: Le Béninois Damien Mama remet ses lettres de créance au président Faure Gnassingbé
Nommé coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo, le Béninois Damien Mama a remis ses lettres de créance au président Faure Gnassingbé, ce samedi 23 juin au palais de la présidence de la République à Lomé, en présence des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique. Lui qui devrait prendre fonction depuis la fin du mois de mars prend finalement les commandes de l’institution presque trois mois après sa nomination par le secrétaire général des Nations Unies António Guterres. Il succède ainsi à la Sénégalaise Khardiata Lo N’diaye en poste depuis 2011. « Le Président de la République m'a assuré que le Togo restera engagé pour les Objectifs de Développement Durable (ODD) et ensemble nous allons adopter une approche concrète. Nous n'allons pas nous focaliser sur les discours mais nous allons travailler concrètement à transformer la vie des populations », a confié à l'agence de presse AfreePress ce fonctionnaire des Nations Unies âgé de 45 ans, au terme de ses échanges avec le président Faure Gnassingbé. Ancien chef du Bureau des Opérations et de l’Etat de droit au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) fait désormais partie des rares Béninois à occuper une telle fonction au sein des Nations Unies. Il a par ailleurs travaillé dans plusieurs pays africains sur les questions de développement, de paix et de sécurité́, y compris comme représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo et directeur de la stabilisation et du relèvement au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). International 27 août 2019


7e sommet de la Ticad: Patrice Talon et la délégation béninoise à Yokohama

Parti de Cotonou, hier lundi 26 août, le président Patrice Talon a été accueilli ce mardi 27 août, à l'aéroport Haneda de Tokyo à sa descente d'avion par Daini Tsukahara, ancien ambassadeur du Japon près le Bénin et actuel assistant spécial du ministre japonais des Affaires étrangères pour la Ticad 7. A la tête d’une délégation béninoise composée de Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, d’Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Romuald Wadagni, ministre de l'Économie et des Finances et Makarini Abissola Adechoubou, ambassadeur du Bénin près le Japon, le chef de l’Etat béninois prendra part aux travaux de la 7e  Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad 7) qui se déroulera du 28 au 30 août 2019 à Yokohama, préfecture de Kanagawa au Japon.

Politique 27 août 2019


Journée du Patrimoine immatériel et Nuit des contes: Pari tenu pour l’association Mémoires d’Afrique
L’association Mémoires d’Afrique a tenu le pari de faire revivre, comme jadis ,les contes et légendes du Bénin dans trente communes du pays. A l’occasion de la dixième édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel, la quatorzième édition de la Nuit des contes aura vécu dans la mémoire du public, le mercredi 14 août dernier.
L’espace culturel ‘’Le Centre’’ sis à Lobozounkpa s’est recréé lors de la 10e édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel pour accueillir la 14e édition de la nuit des contes, à l’instar d’autres localités dans 30 communes du Bénin. Le décor féérique qui renvoie aux séances de conte, le soir au village, sous l’arbre à palabres, installe le public venu nombreux pour revivre une des traditions séculaires que perpétue depuis plus de 20 ans l’association Mémoires d’Afrique. Tout autour de lampions allumés, des conteurs, aussi bien professionnels qu’amateurs, successivement passent devant le public pour lui livrer des récits aussi captivants qu’instructifs. Une ambiance qu’élèves, étudiants et autres curieux n’ont pas voulu se faire conter. Plus de 250 personnes ont fait le déplacement pour vivre ces instants d’extase et d’évasion à la grande satisfaction, des organisateurs dont Salinas Hinkati, secrétaire général de l’association Mémoires d’Afrique. Des contes extraits du livre ‘’Contes et légendes du Bénin’’ de l’association ainsi que d’autres ont été dits au public sous diverses formes à cette séance que certains n’ont pas voulu voir prendre fin, même au-delà de 23 heures. La dixième édition de la Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel, a connu son lancement officiel dans la ville de Pobè sous l’égide du père Israël Mensah, fondateur de l’association Mémoires d’Afrique et des autorités communales. A l’occasion, outre la nuit des contes qui l’a marquée, l’enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey- Calavi Arthur Vido a entretenu le public sur l’importance des contes dans l’écriture de l’histoire africaine. Instituée par le Conseil des ministres en sa séance du 14 juillet 2010 sous l'initiative de l'association Mémoires d'Afrique, cette journée célébrée tous les 14 août en hommage au capital immatériel inestimable du Bénin, a permis à l’historien de montrer que l’écriture n’est pas la seule source dont a besoin l’Afrique pour reconstituer son histoire ; la tradition orale est également un outil indispensable dans l’écriture du passé des Africains. Les traditions orales forment une partie essentielle du patrimoine culturel immatériel africain, indique le conférencier. Il note que le conte fait partie intégrante de la tradition orale, outil utile dans la reconstitution de l’histoire des peuples d’Afrique. « Depuis la nuit des temps, le conte se pratique devant les maisons et souvent sous un arbre, mais  les séances se tiennent la nuit à la maison autour d’un feu ou au clair de lune. Il est rare de voir des enfants et des femmes assister à des séances de traditions orales de jour. Ceci serait dû au fait que les occupations de la femme ne le lui permettent pas, mais aussi au fait que dans la journée, les enfants aident leurs mamans, ou préfèrent s’adonner à d’autres activités ludiques », informe-t-il, tout en relevant les valeurs découlant du conte. «A travers le conte, c’est la société qui s’exprime. Tout en se divertissant, il permet de développer l’intelligence de l’individu, l’instruit, l’éduque, le socialise et l’enracine dans sa culture. Bien qu’étant un monde imaginaire où hommes, animaux et choses parlent, le conte est un monde dans lequel prévaut un ordre idéal de justice et de bonté. Son importance dans la reconstitution de l’histoire africaine ne souffre alors d’aucun doute !»,conclut Arthur Vido.
Culture 27 août 2019


Fesmma 2019: La grand-messe de la mode ce jour à Cotonou
La onzième édition du Festival de mode et de mannequinat africain (Fesmma) sera à son terme, ce jour, vendredi 23 août, à la faveur d’une soirée de gala à Cotonou. Bien plus qu’une soirée de gala, ce sera l’apothéose d’une manifestation qui a démarré depuis plusieurs jours et qui se veut le plus grand rendez-vous africain de la mode et du mannequinat.
La ville de Cotonou se veut, à la faveur de la onzième édition du Festival de mode et de mannequinat africain (Fesmma), le point de ralliement des grands noms de la mode et du mannequinat du continent. Ils sont nombreux à fouler le sol béninois ces jours-ci pour cette grande célébration qui connaîtra son point culminant ce soir. La grande nuit du Fesmma verra sur le T, les plus grands mannequins du continent. A ces derniers s’ajouteront ceux de l’écurie John Médard Agency International du Bénin pour une fête que tous prédisent belle et inoubliable. Les organisateurs entendent tenir le pari. A quelques heures de la soirée, tout est fin prêt, ont-ils confirmé. Et même si le nerf de la guerre a largement fait défaut, les petits plats ont pu être mis dans les grands pour une célébration de la mode, du mannequinat et de leurs acteurs. Pour la présente édition, la Guinée-Conakry est le pays à l'honneur pendant que des participants sont attendus d’autres pays comme la Côte d'Ivoire, le Mali, le Ghana, le Burkina Faso, le Sénégal, le Tchad, le Nigeria, le Gabon, le Cameroun et le Togo. Au total, plus de 70 mannequins et une vingtaine de stylistes étaient attendus, mais aux dernières nouvelles, l’effectif des participants va bien au-delà. « La mode et l’Art », c’est le thème retenu cette année. Comme annoncé, la grande foire qui mobilise des artisans et acteurs de mode de plusieurs pays s’est effectivement ouverte à l’hôtel Golden Tulip avant l’évènement et voit exposer les produits de nombreux créateurs. Ils sont en effet nombreux ces créateurs qui présentent leurs réalisations au public, le laissant admiratif face à leur créativité.  Le promoteur de l’événement, John Médard et son comité d’organisation ont aussi comme ambition cette année de mobiliser des fonds pour venir en aide aux femmes souffrant de la fistule. Ils ont également organisé une grande campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes. A en croire l’organisation, le Fesmma est une aubaine pour le Bénin, à l’heure où le tourisme de développement prend son envol dans le pays. Le Fesmma est en effet, le premier évènement de mode au Bénin qui récompense tous les acteurs de la mode béninoise et africaine. Il est aussi le premier évènement de mode qui organise un concours pour les jeunes stylistes béninois et africains. Bien d’autres corps de métiers gravitant autour de la mode sont aussi mis en compétition comme les coiffeurs de mode, les photographes de mode, les maquilleurs… Conférence-débat, ateliers de formation et bien d’autres rencontres professionnelles ont été aussi organisés en marge du grand défilé de mode international et de la soirée de gala prévue pour ce soir.
Culture 27 août 2019


Éliminatoires Chan Cameroun 2020: Les Écureuils locaux dans l’enfer de Kégué ce dimanche
Accrochés (0-0) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, le week-end dernier, les Ecureuils locaux du Bénin se déplacent à Lomé où ils vont jouer les Eperviers locaux ce dimanche 4 août, au stade de Kégué. Le sélectionneur Moussa Latoundji et ses poulains devront jouer leur va-tout pour renverser le Togo sur ses installations.
Contraints au partage des points sur leurs installations, le week-end dernier, les Ecureuils locaux iront défier les Eperviers du Togo, ce dimanche 4 août au stade de Kégué à Lomé. Restés trop attentistes, sans rythme, sans envie, et sans jeu collectif lors de la manche aller,  Nabil Yarou et ses coéquipiers devront faire mieux pour arracher la qualification en terre togolaise. Ils devront présenter un nouveau visage face aux Togolais au risque de laisser tout espoir d’accéder au prochain tour. Les Ecureuils locaux doivent se réveiller de leur torpeur; sinon, avec une prestation comme celle du week-end dernier les enverrait au-devant de réelles désillusions. Le match aller est une rencontre à vite oublier même si elle peut servir de référence au staff technique pour contrer l’adversaire. Le sélectionneur Moussa Latoundji est conscient de l’enjeu. Il a travaillé tout au long de la semaine avec les joueurs. «  Nous allons nous libérer pour jouer la qualification à Lomé » a-t-il promis le week-end dernier en conférence de presse d’après match. Selon lui, les joueurs vont se ressaisir et montrer un esprit de groupe pour aller chercher le billet de la qualification dans l’antre de Kégué. L’effectif renforcé Les Ecureuils locaux ont repris les entraînements depuis le lundi 29 juillet dernier avec le débriefing de leur performance du match aller. Chacun des joueurs ainsi que les membres du staff technique et le sélectionneur ont relevé les faiblesses de l’équipe et en ont tiré des leçons. Tous ont évoqué les difficultés de la formation à porter le danger dans le camp adverse. A en croire le capitaine Nabil Yarou, le gros point noir reste l'absence totale d'animation offensive, l’envie de marquer a laissé place à un jeu approximatif. « Si le Bénin se qualifie pour le Chan Cameroun 2020, l'histoire vous le retiendra. Écrivez votre propre histoire et je sais que vous êtes capables », a martelé le sélectionneur national Moussa Latoundji. Ainsi, pour pallier les difficultés de l’équipe, Moussa Latoundji, Stanislas Akele, Urbain Honfo et Rachad Chitou ont effectué les derniers réglages. Pour permettre à la sélection d’être plus efficace en attaque, elle a été renforcée depuis mardi dernier par le vétéran Mouri Ogounbiyi des Dragons de l’Ouémé et Mama Souraka de Béké Football Club. Les exercices physiques, techniques et tactiques ont été effectués pour permettre à l’équipe de répondre mieux qu’au match aller. Il faut signaler que les officiels sont désignés par la Commission des arbitres de la Confédération africaine de Football. C’est un quatuor burkinabé qui va officier cette partie. Boureima Sanogo est l'arbitre central de ce derby ouest-africain. Il sera accompagné de Habid Judicaël Oumar Sanou, 1er assistant et Kouka Christian Ouédraogo comme 2e assistant. Jean Ouattara sera le 4e arbitre tandis que le Nigérien Illou Mahamadou sera le commissaire au match.
Sports 27 août 2019


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