La Nation Bénin...
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Présente aux 12es Jeux africains à Rabat au Maroc, la karatéka Océanne Ganiero a décroché ce lundi 26 août une médaille de bronze pour le Bénin dans la catégorie des -55 kg. Ceinture noire, 3e dan de Karaté avec une taille de 1,56 m pour 54 kg, elle s’est imposée 3-0 devant la Botswanaise Mothoyomotona Gaone.
Comme lors du Championnat d'Afrique 2017 à Yaoundé, la quintuple championne d’Afrique de l’Ouest et championne du Bénin en titre, Océane Ganiero vient de faire retentir une fois encore l'hymne national du Bénin en montant sur la troisième marche du podium. C’est la première médaille pour le Bénin dans cette compétition où le pays est représenté en Cyclisme, en Athlétisme, au Judo, au Karaté, en Aviron, en Taekwondo, au Tennis, à la Natation, au Badminton, au Beach-volley et au Tir-à-l’arc.
Société 26 août 2019

Lansoudé Dahouè, le mis en cause du cinquième dossier au rôle de la session criminelle en cours au tribunal d’Aplahoué, dans le Couffo, était à la barre le vendredi 23 août dernier, pour répondre des faits de viol, menaces verbales de mort sous conditions et pratique de charlatanisme. Déclaré coupable, il a écopé de 7 ans de réclusion.
7 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Lansoudé Dahouè. Cette décision fondée sur plusieurs dispositions du code de procédure pénale et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, renvoie ce cultivateur de profession, en prison, pour les quatorze prochains mois. Il était en détention préventive depuis le 28 novembre 2013 avant d’écoper de 7 années de réclusion. Au titre des dommages et intérêts, il a été condamné à payer un montant total de 1,5 million de francs Cfa à ses deux victimes V. E et E. S. En proie à la drépanocytose, V. E à qui revient la grosse part de la cagnotte soit un million de francs Cfa, étant déjà passée de vie à trépas, le tribunal a donné acte à sa mère pour représenter les ayants-droit.
Démontrant que les faits de ce cinquième dossier sont bel et bien constitutifs d’infractions graves, le ministère public représenté par Djimila Kalifa a requis contre l’accusé, 8 ans d’emprisonnement ferme. Pour lui, les populations attendent du tribunal une censure pédagogique sévère des déviances en cause, de sorte à avoir moins de dossiers de viol à la prochaine session criminelle. 7 dossiers sur les 13 enrôlés dans le cadre de la présente session sont des affaires de viol. En plus de la réclusion, Me Caster Azia de la partie civile a réclamé le paiement de sept millions de francs Cfa pour tous les préjudices confondus y compris les menaces de mort sous conditions et la pratique de charlatanisme dont des scarifications encore présentes sur le corps de l’écolière E. S, selon ses propres déclarations à la barre.
L’avocat de l’accusé s’appuyant sur le certificat médical de la victime de viol et le rapport médico-psychologique de son client, conteste la constitution des faits de viol sur V. E et soutient l’irresponsabilité pénale de Lansoudé Dahouè, au regard de l’article 64 du code de procédure pénale. Par les mêmes moyens, il plaide l’acquittement de son client, décision devant lui permettre d’aller se faire soigner en famille. Sur la constitution de la partie civile, l’avocat de la défense, Bonaventure Essou, implorant la clémence du tribunal, poursuit que son client est un indigent, incapable de payer ce qui lui est demandé.
Né vers1986 à Aplahoué, Lansoudé Dahouè, célibataire sans enfant, traine diverses infirmités. Handicapé moteur et malentendant, il est également incapable d’articuler distinctement les mots. En somme, il présente « un état physique détérioré et un état psychologique altéré », selon les experts commis à l’examen médico-psychologique qui, décelant des anomalies mentales pouvant avoir des incidences sur son comportement, ont prescrit « la nécessité de son hospitalisation dans un centre adéquat pour une meilleure prise en charge». Le bulletin numéro 1 de l’accusé ne fait mention d’aucune condamnation antérieure.
Viol suivi de menaces de mort
Dame Léontine, ménagère demeurant à Kogbétohoué, arrondissement de Hondji (commune de Klouékanmè) avait conduit sa fille, V. E, âgée de 10 ans environ, en raison des ennuis de santé, chez un féticheur de la localité où elle a été gardée pour des soins. La fillette recevait les soins auprès de ce tradithérapeute quand, le jeudi 2 octobre 2013, aux environs de 20 heures, le nommé Lansoudé Dahouè a profité de l’absence de dame Léontine pour inviter sa fille à venir chercher de la viande pour le féticheur. Une fois à son domicile, le mis en cause a réussi à tirer la petite dans sa chambre où, après l’avoir déshabillée, a tenté d’abuser d’elle. Pour camoufler son forfait, Lansoudé Dahouè menace de mort la victime si elle tente de le dénoncer. Malheureusement pour lui, malgré ses menaces, la fillette informa sa maman de sa mésaventure, qui à son tour, alerta le chef du village. Suite à cette saisine, l’élu local, aidé de certains de ses collaborateurs, appréhende le mis en cause et le conduit à l’ex-brigade de Gendarmerie nationale, plusieurs jours après la commission du forfait.
Au cours de l’enquête préliminaire, la brigade a reçu la plainte d’une autre écolière du nom d’E. S âgée de huit ans environ, contre le même prévenu pour tentative de viol et pratique de charlatanisme sur sa personne. L’acte dont elle aurait été victime, depuis le 19 octobre 2013, et en raison des pratiques de charlatanisme matérialisées par les scarifications au bas ventre, à la hanche puis au front effectuées sur elle par ce dernier, elle n’a pas cru devoir le dénoncer à temps, de peur de mourir comme le lui a signifié le mis en cause.
Interpellé sur les faits qui lui sont reprochés, Lansoudé Dahouè les a formellement reconnus avant d’emprunter la voie de la dénégation.
Composition du tribunal
Président : Maximilien
Kpèhounou
Assesseurs : Antoine Houézé, Herbert Solevo, Jocelyn
Gbaguidi et Gédéon Adjiboyé
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Djimila Kalifa

Audience plénière à la Cour constitutionnelle : La radiation de l’Armée pour gestation, jugée anticonstitutionnelle (Deux femmes militaires révoquées bientôt réintégrées)
La radiation des femmes militaires pour mariage ou gestation avant le délai de service prescrit est contraire à la Constitution. La Cour constitutionnelle a donné gain de cause à deux jeunes militaires radiées, qui devraient retrouver bientôt les rangs.
Deux femmes militaires ayant formé des recours contre leur radiation de l’effectif des Forces armées béninoises pour cause de gestation, ont eu gain de cause hier à la Cour constitutionnelle. Elles devraient réintégrer les rangs dans les prochains jours, à en croire les décisions Dcc 19-271 et 19-272 du 22 août 2019. Il s’agit d’Isabelle M. Assogba et de Rosalie A. Challa qui ont formé des requêtes pour contrôle de constitutionnalité de leur radiation de l’Armée, pour être tombées enceintes dans un délai non prescrit par les règlements militaires.
Saisi, le chef d’état-major a demandé à la Cour, dans la forme, de déclarer irrecevable leurs recours respectifs parce qu’elles n’auraient pas adressé des recours gracieux aux autorités militaires hiérarchiques. Dans le fond, les concernées, selon la hiérarchie militaire, n’ont pas respecté le délai de trois ans de service exigé par les articles 2 et 3 du décret 079-287 du 30 octobre 1979 avant de se marier. L’article 3 stipule : « Les jeunes gens et jeunes filles désireux de contracter mariage après le délai de service fixé à l’article 2 sont tenus d’adresser par la voie hiérarchique une demande d’autorisation de contracter un mariage au Camarade chef d’état-major général des Forces armées populaires du Bénin ».
D’autre part, les radiées auraient méconnu l’article 4 dudit décret pour n’avoir pas respecté les cinq années avant de concevoir. Cet article est libellé ainsi qu’il suit : « Les jeunes gens et jeunes filles qui ne remplissent pas les conditions définies aux articles 2 et 3 ne doivent avoir d’enfant sans accomplir cinq ans de service effectif dans les Forces armées populaires du Bénin ».
La Cour estime que les dispositions visées élèvent en cause d’inaptitude le fait pour la femme d’être en état de conception ou de gestation, lesquelles sont contraires à l’article 26 de la Constitution et l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Car, elles ne sont pas applicables à l’homme et sont donc stigmatisantes et discriminatoires à l’égard de la femme, note la haute juridiction qui déclare le décret qui fonde la radiation des deux jeunes femmes, contraire à la Constitution, et par voie de conséquence, la radiation elle-même.
L’article 26 de la Constitution qui dispose : « L’Etat assure à tous l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race, de sexe, de religion, d'opinion politique ou de position sociale. L'homme et la femme sont égaux en droit. L'Etat protège la famille et particulièrement la mère et l'enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées ». Quant à l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, il stipule: « Toutes les personnes bénéficient d'une totale égalité devant la loi. Toutes les personnes ont droit à une égale protection de la loi ».
Une des requérantes a soutenu hier, en pleurs, à la barre que c’est parce qu’elle a refusé de céder au harcèlement d’un supérieur hiérarchique que le décret lui a été appliqué sans autre forme de procès.
Cette décision de la Cour constitutionnelle ouvre la voie à plusieurs recours des dizaines de femmes révoquées de l’Armée pour cause de mariage ou de grossesse contractée dans un délai non prescrit.

Renvoyé devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle, pour répondre des faits d’association de malfaiteurs et de vol à main armée, c’est avec l’esprit troublé que Sanni Sabi s’est présenté à la barre, mercredi 21 août dernier. L’audience a dû être renvoyée à une session ultérieure.
Inculpé pour association de malfaiteurs et vol à main armée, Sanni Sabi n’a pas pu être entendu au cours de la première session criminelle au titre de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou, mercredi 21 août dernier. Né en 1994 à Tchatchou, commune de Tchaourou, il est célibataire, père d’un enfant, et domicilié à Komférou. Le regard vide, marmonnant tout seul et faisan des gestes incontrôlés avec ses mains, à la barre, ses propos ont manqué de cohérence. Constatant qu’il n’était pas stable et avait perdu ses esprits, le président du tribunal a, dans une décision avant-dire-droit, ordonné sa prise en charge et son traitement médical par le service psychiatrique du Centre hospitalier départemental du Borgou, à Parakou. Les frais afférents, poursuit-il, seront à la charge du Trésor public. Le temps qu’il retrouve ses esprits pour être écouté, son dossier a donc été renvoyé à une session ultérieure.
En effet, il a reconnu les faits mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure, en précisant qu’il n’était pas à sa première participation. L’accusé ne nie pas être membre de l’association de malfaiteurs, mais ne se souvient plus des conditions dans lesquelles ils ont opéré. S’agissant de la localité, il en entend parler sans savoir où c’est. Quelques minutes après, il indique avoir été seul à opérer, sans la moindre arme en sa possession, ni même un franc en poche. Le représentant du ministère public lui rappellera alors qu’ils étaient entre 6 et 7 à avoir opéré. Son avocat-conseil, Me Charlos Agossou, lui fera remarquer que personne ne le connaît dans le village dont il prétend être originaire. « Mais, sourit-il tout le temps et sans motif? », lui demande l’avocat général. «Cela m’arrive souvent», lui répondra-t-il.
L’avocat général s’est dit surpris qu’il ait perdu la cohérence dont il a fait preuve au cours de l’enquête préliminaire et devant le juge instructeur. Mais à la barre, a-t-il déploré, il raisonnait de coq à l’âne. Ce qui ne permet pas de le suivre.
Les faits
Pour ce qui est des faits de ce dossier, ils remontent au 2 août 2014. Abdoulaye Issiaka et Aboudou Souradjou conduisaient leurs véhicules taxi immatriculés respectivement AZ 3168 RB et AZ 1438 RB, sur le tronçon Sinendé-Guessou Sud. A bord, se trouvaient des passagers. Mais à 4 heures du matin, ils ont été interceptés à la hauteur du village de Toumè, dans l’arrondissement de Fô-Bouré par 7 peulhs d’origine burkinabè armés de fusils et de machettes. Ces derniers les ont passés à tabac, avant de les dépouiller de leurs biens précieux.
Informée du braquage, la brigade de gendarmerie de Sinendé, aidée d’une équipe de chasseurs, a mené une intervention. Ce qui a permis de les dérouter, ainsi que l’arrestation de
Sanni Sabi, un des éléments du groupe, quelques jours plus tard à N’Dali.

Accrochés (1-1) au stade René Pleven de Cotonou, les Buffles Football Club du Borgou sont attendus par l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) du Togo, le dimanche 25 août prochain, à Kégué, dans le cadre du match retour du premier tour des préliminaires de la Ligue des clubs champions de la Caf.
Club champion du Bénin, Buffles Fc est contraint de batailler dur pour espérer passer au tour suivant. Après leur élimination en 2017 par l’Asec Mimosa d’Abidjan, les Buffles du Borgou devront batailler pour ne pas se faire éliminer lors de ce premier tour. Conscient de l’enjeu, l’entraîneur des Buffles Fc, Hamidou Harouna a travaillé sur la cohésion de la formation minée par certaines dissensions lors du match aller. Il compte sur les joueurs comme Friday Mantins, Patrick Sèdjamè et le capitaine Nabil Yarou pour faire la différence face à cette formation togolaise.
Mais, l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) reste une formation difficile à manœuvrer à domicile. Le club de la ville de Kara qui, après seulement deux saisons dans l’élite, a été sacré champion nourrit des ambitions pour ce tournoi. Conduit par l'ancien international togolais, Kassim Guyazou, l’Asck dispose d’une capacité offensive qui milite en sa faveur. Elle a achevé la saison 2018-2019 avec 47 buts. L’équipe a été renforcée à tous les postes de jeu. Elle pourra compter sur le gardien Soumanou Fadil, recruté du côté de Koroki, les trois défenseurs (Bodé, Tchédré, Salami), les deux milieux récupérateurs (Bataki Abalo, Mani Ougadja, Nayo Ayéba), les joueurs de couloirs (Moustapha Walliou) et l’attaquant Ouro Agoro Ismaël. Le vainqueur de cette double confrontation est attendu par celui du duel entre les Camerounais d’Usm Loum et les Congolais de l’As Vita Club au mois de septembre avant d’accéder aux phases de groupe.
Faut-il le rappeler, l’As Vita Club de Kinshasa et la formation camerounaise Usm Loum se sont neutralisées sur le score vierge de zéro but partout, dimanche 11 août dernier, au Cameroun lors du match aller.

Après leur séjour en terre sainte, une première vague de 286 pèlerins béninois est de retour ce mercredi 21 août, à Cotonou. Par vol spécial de la compagnie Ethiopian
Airlines, ils ont été accueillis à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun, à 19 heures, par les responsables de la compagnie Air Taxi Bénin qui a organisé le convoyage.
Aboubakari Imorou, enseignant à l’université d’Abomey-Calavi, est l’un des pèlerins revenus au bercail hier après un séjour de trois semaines à la Mecque. A sa descente d’avion, à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, il exprime sa satisfaction sur les plans moral et spirituel. « Si on le fait, on se sent léger, c’est pourquoi, je dis que c’est une grande satisfaction», confie-t-il avant de souligner que si l’on revient retrouver les siens, on est heureux.
Par rapport à l’organisation du Hadj 2019, Aboubakari Imorou estime qu’il y a eu beaucoup de progrès, mais qu’il y a encore des choses à faire. Pour lui, l’accompagnement et le suivi doivent être améliorés. « Nous encourageons le gouvernement béninois à davantage mettre les bouchées doubles pour l’accompagnement des pèlerins parce que les conditions ne sont pas aisées. Et s’il y a des contraintes à éviter pour plus de progrès, ce serait bon pour les années à venir».
Comme Aboubakari Imorou, Falilatou Séibou Sidi Touré rend grâce à Dieu dans la mesure où tout s’est bien passé. Du départ de Cotonou pour la Mecque au retour en passant par le séjour, elle a apprécié l’organisation. Même si comparativement aux années antérieures, il y a une amélioration, Falilatou Séibou Sidi Touré estime qu’il y a encore des choses à parfaire. Car, les conditions d’hébergement à la Mecque n’ont pas été comme les pèlerins l’auraient souhaité.
Habitué des convoyages, le trésorier général du Collectif des convoyeurs à la Mecque (Ccmec), Moustapha Raïmi, se réjouit des conditions de convoyage cette année. «Tout a été bien », déclare-t-il. Ce qui reste à faire, selon lui, c’est de faire le point des ratés et voir comment y remédier les années à venir. Il remercie le gouvernement et son chef pour leur implication dans l’organisation du Hadj 2019 qui, à son avis, a connu un succès par rapport aux années antérieures.
Le responsable qualité à la compagnie Air Taxi Bénin, Thiam Sylla, se dit satisfait du retour de cette première vague de 286 pèlerins sur les 2300 environ attendus. Pour lui, il y aura neuf vols au total.
Il faut rappeler que le retour des pélerins qui a commencé hier avec cette première vague prendra fin le 29 août prochain.

La Haute cour de Justice a tenu une session administrative, ce mercredi 21 août, à son siège à Porto-Novo. C’est l’occasion pour les députés nouvellement désignés au titre de la huitième législature du Parlement pour siéger au sein de cette haute juridiction de prendre connaissance de leur désormais lieu de travail.
Une kyrielle de points étaient inscrits à l’ordre du jour de la session administrative de la Haute cour de Justice qui s’est tenue ce mercredi 21 août, au siège de l’institution à Porto-Novo. Il s’agit, entre autres, de l’adoption du projet de compte-rendu de la session administrative du 30 janvier dernier ; des informations sur les avantages des juges à la Haute cour de Justice ; le point sur la situation budgétaire de l’institution ; les missions à l’étranger ; le point du projet de construction du siège de la Haute cour de Justice ; le projet d’amendement du Règlement intérieur de la Haute cour de Justice et la présentation des nouveaux juges désignés par l’Assemblée nationale. Justement par rapport à ce dernier point, la session administrative a accueilli les députés Gildas Agonkan, Badirou Aguèmon, Ernest Mèdéwanou, Adam Bagoudou, Jean-Eudes Okoundé et Benoît Dègla désignés par l’Assemblée nationale, huitième législature, pour siéger au sein de la haute juridiction. Leur désignation fait suite au renouvellement des membres du Parlement. Les six nouveaux juges vont siéger aux côtés des sept autres membres de la haute juridiction à savoir les six provenant de la Cour constitutionnelle dont la présidente de la Haute cour de Justice, Marie-Cécile de Dravo Zinzindohoué et le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko.
Procédant à l’ouverture des travaux, la présidente de la Haute cour de Justice a félicité les six nouveaux juges pour le choix porté sur eux par leurs pairs à l’Assemblée nationale. Elle leur a rappelé qu’en dépit de tout, l’institution existe et fonctionne. Elle a insisté sur sa détermination à marquer sa mandature afin de combler les attentes des populations qui attendent avec impatience que la haute juridiction puisse exercer sa mission constitutionnelle, celle de juger les hautes personnalités de l’Etat notamment les membres du gouvernement pour des crimes commis à l’occasion ou dans l’exercice de leurs fonctions. Marie-Cécile de Dravo
Zinzindohoué constate malheureusement que le bât blesse à ce niveau. Selon elle, sa mandature vit les mêmes difficultés et entraves que celles qui l’ont précédée. Elle relève qu’il y a des goulots d’étranglements qui empêchent toujours l’institution de décoller et d’atteindre ses objectifs pour écrire les plus belles pages de son histoire. Pour ce faire, la présidente de la Haute cour de Justice salue l’engagement, maintes fois renouvelé, du président de la République déterminé à faire bouger les lignes afin que l’institution change son statut d’épouvantail qui n’inquiète personne pour enfin exercer sa mission constitutionnelle. Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué invite tous les membres de la haute juridiction, surtout ses six collègues juges venant de l’Assemblée nationale, à se mobiliser et à s’impliquer à fond dans le plaidoyer devant permettre de lever les blocages constatés jusqu’ici notamment au niveau des textes de l’institution, afin que celle-ci puisse donner aux populations toute la preuve de son utilité.
Le doyen des juges, Ousmane Batoko, dans son mot d’accueil de ses nouveaux collègues, félicite la présidente Marie-Cécile de Dravo pour le travail titanesque qu’elle abat avec perspicacité, en dépit des difficultés de toutes sortes, à la tête de la haute juridiction pour que celle-ci tienne debout. « La Haute cour de Justice est une institution qui vit et démontre chaque jour sa volonté de vivre », martèle Ousmane Batoko. Il a invité les nouveaux députés-juges dont certains sont à leur deuxième expérience et d’autres à leur première à donner le meilleur d’eux-mêmes pour contribuer non seulement à donner davantage de visibilité aux actions de la haute juridiction mais également à impacter sa crédibilité dans le fonctionnement harmonieux du Bénin.

Depuis ce mercredi 21 août, la nouvelle défraye la chronique : le Nigeria aurait fermé ses frontières avec ses Etats voisins dont le Bénin. Qu’en est-il en réalité?
Le Nigeria, en tant qu’Etat souverain, fait les choix et prend les décisions qui sont à son avantage. Il lui est donc loisible de fermer ses frontières. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois, que le voisin Est du Bénin penche pour une telle option. Laquelle peut répondre à des impondérables de sécurité. La sécurité intérieure étant une question de souveraineté, on ne saurait blâmer de ce fait un Etat souverain de fermer ses frontières de son propre chef. C’est peut-être encore le cas cette fois-ci. A en croire un communiqué rendu public par les autorités nigérianes.
Raison de sécurité
Ledit communiqué fait état de ce que, dans le cadre des mesures visant à sécuriser les frontières terrestres et maritimes du Nigeria, le service des douanes nigérian (NCS) et le service nigérian de l'immigration (NIS), en collaboration avec les forces armées du Nigéria (AFN) ainsi que la force de police du Nigeria (NPF) et d’autres agences de sécurité et de renseignement, doivent mener un exercice conjoint de sécurité à la frontière, baptisé «EX-SWIFT RESPONSE». Selon ledit communiqué, l’exercice conjoint est coordonné par le Bureau du Conseiller pour la sécurité nationale (ONSA) et se déroulera dans quatre zones géopolitiques, à savoir : Sud-Sud, Sud-Ouest, Nord-Centre et Nord-Ouest. Nulle part, il n’est fait état de «fermeture» de frontière. Le Nigeria entreprend cet exercice, en vue de renforcer son système de riposte aux problèmes de sécurité transfrontalière tels que le terrorisme, le banditisme armé, la contrebande, la prolifération des armes légères et de petit calibre, entre autres. Quand bien même ce communiqué encourage les populations à vaquer normalement à leurs occupations sans crainte, une note de service de la douane nigériane évoque une fermeture temporaine ce mercredi 21 août.
Quelques nuances
Les raisons de sécurité sont concomitantes aux raisons d’Etat. Et sujet au terrorisme porté par Boko Haram notamment, le Nigeria a toutes les raisons d’huiler sa machine sécuritaire pour être opérationnel plus que jamais. Cela ne nécessite pas pour autant une quelconque fermeture de frontières. Du reste, en apposant sa signature, dimanche 7 juillet dernier, pour entériner la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le président Muhammadu Buhari n’est pas sans en connaitre les implications.
La Zlecaf, reste en effet un accord de renforcement des échanges commerciaux entre pays africains. Un marché de plus de 1,2 milliard d’habitants avec un volume d’échange monétaire estimé à plus de 3000 milliards de dollars dont la base reste l’ablation des frontières entre ses Etats membres.
Un mois après la conclusion d’un tel accord, il faut bien plus que la crainte de la contrebande transfrontalière, pour justifier cette entorse, légère soit-elle. Entorse que le Nigeria ne saurait porter à un accord qu’il vient d’entériner à peine. D’où le caractère circontancié de la fermeture des frontières. D’ailleurs, rien ne nourrit mieux la contrebande, voire le terrorisme que les voies de contournement. Chose que la fermeture des frontières est de nature à favoriser. En somme, un appel d’air à l’insécurité qu’aurait pu provoquer la fermeture des frontières…

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers la Direction des établissements privés de l’enseignement supérieur (Depes) a décidé de la fermeture de 103 établissements privés d’enseignement supérieur pour la rentrée académique 2019-2020 qui s’annonce. Les noms des établissements agréés réservés, qui seront bientôt affichés, ont été présentés hier, mercredi 21 août, à Cotonou, au cours d’une cérémonie de restitution des résultats des travaux du Conseil national consultatif de l’enseignement supérieur.
A moins d’un mois de la rentrée académique 2019-2020, les établissements privés d’enseignement supérieur ne remplissant pas les conditions requises pour accueillir des étudiants sont en difficulté. Au nombre de 103, ils vont être fermés pour diverses raisons par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique suite aux travaux du Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur. A ces établissements, deux options s’offrent. Il s’agit de la réclamation et de la fusion. Autrement dit, les portes ne sont pas totalement fermées aux promoteurs de ces établissements. Après affichage des listes, ils sauront ce qui leur est reproché. Et s’ils ont de réclamations à faire, ils disposent d’une semaine pour se prononcer. Dans le cas contraire, ils sont définitivement fermés.
Selon le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Koladé Josué Azandégbé, le processus ayant conduit aux résultats publiés, hier, a démarré depuis novembre 2018. Et le ministère en charge de l’Enseignement supérieur a opéré suivant une approche participative. Dès lors, estime le directeur adjoint de cabinet, il ne devrait pas y avoir de contestations après la publication des résultats. Car, non seulement tous les acteurs ont été associés mais également ce sont les textes qui régissent l’Enseignement supérieur qui ont été appliqués, explique-t-il.
Trois défis
Présents à la cérémonie de présentation des résultats, le président du Patronat des établissements privés de l’enseignement supérieur, Marcellin Zannou, et ses pairs ont témoigné être associés aux différentes étapes du processus.
Trois défis sous-tendent cette démarche de la Depes. Le premier est lié à la gouvernance des établissements privés de l’enseignement supérieur, le deuxième tient du respect des textes qui régissent le secteur et le troisième défi est celui du changement de la perception au niveau de l’opinion publique nationale et régionale qui qualifie les établissements privés d’enseignement supérieur de boîtes à fabriquer des diplômes.
En cela, le Conseil consultatif national de l’enseignement supérieur a étudié, selon Dodji Amouzounvi, les 45 dossiers des établissements privés d’enseignement supérieur ayant sollicité un renouvellement d’agrément pour l’année académique 2019-2020. Sur ces 45 établissements, huit ont obtenu un avis favorable, 37 un avis défavorable et un établissement a bénéficié d’une régularisation parce qu’il a été réservé, l’année dernière. Parmi les huit ayant reçu un avis favorable, indique Dodji
Amouzounvi, il y en a quatre qui sont sous délai et quatre autres qui ont eu l’agrément. Si les quatre sous délai ne finissent pas de construire leurs propres infrastructures dans les deux ans qui suivent, l’agrément leur sera retiré conformément aux textes. De même, 29 établissements figurent dans les cas réservés à partir d’un certain nombre de remarques qui leur sont faites.
Pour l’année académique 2019-2020, donc, il y a au total 330 filières agréées dont 203 licences professionnelles et 127 masters. Et il y a 76 nouvelles filières qui sont venues s’ajouter.

« Les candidats qui sont des collègues auront à composer dans des matières qu’ils tiennent. Ce sont des épreuves qu’ils proposent eux-mêmes pour faire évaluer leurs écoliers et élèves. Ce n’est pas un examen, ni un concours mais une évaluation. Tout est mis en œuvre pour que tout se déroule bien ».
Le directeur de l’Office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva, s’est voulu ainsi rassurant. L’organisateur en chef de l’évaluation du samedi prochain au profit des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire général invite les 18045 candidats répartis dans les 23 centres à se rendre sur les lieux de composition sans crainte. La réunion du comité technique chargé de l’organisation de l’évaluation, tenue dans l’enceinte du ministère en charge de l’Enseignement supérieur, ce mercredi 21 août, lui a permis de faire un point global et surtout satisfaisant de l’organisation. « Les préparatifs dans le cadre de l’évaluation vont bon train. Le gouvernement nous a confié la partie technique à savoir le choix des sujets, la préparation des salles et des centres de composition. Ces centres seront tous sécurisés pour que les candidats qui voudraient bien aller se faire évaluer, le fassent en toute sécurité », a expliqué Alphonse da Silva au terme de cette réunion à laquelle plusieurs responsables syndicaux représentant les travailleurs ont également pris part.
Comme lui, ils en sortent tout aussi heureux, confiants et surtout rassurés. Maxime Agossouvè, vice-président des organisations syndicales du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) et membre du comité interministériel pour le suivi de l’évaluation du 24 août, au terme de la séance, n’a pas caché sa satisfaction au regard des informations et assurances qui résultent de la rencontre. Pour lui, ce que certains prennent pour « un marché de dupes du gouvernement » n’en est pas un. C’est l’une des réunions de dernière heure qui nous permet d’aller droit au but, d’écouter le Dob sur le niveau de préparation sécuritaire et toutes les informations utiles pour que les enseignants soient à l’aise, poursuit le syndicaliste, visiblement satisfait des informations reçues. C’est encore avec la même assurance que Maxime Agossouvè s’est adressé à ses camarades qu’il a invités à investir massivement les salles de composition pour se soumettre à cette évaluation. « Le 24 août sera une fête pour les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire général », annonce ce porte-voix des candidats. C’est la seule condition pour se mettre à l’abri de toutes déconvenues, a laissé entendre Maxime Agossouvè. « Ceux qui ne seraient pas là, c’est à tort qu’ils auraient choisi ce format et on aura du mal à les défendre », prévient le syndicaliste. Pour ce qui est des malades et autres absents pour des raisons valables, ils pourront se rattraper à l’occasion d’une session de remplacement, a surtout expliqué le Dob.
A peine ces assurances données aux candidats que la balle est saisie au bond par certaines organisations dont la Centrale des syndicats des secteurs privé, parapublic et informel du Bénin (Cspib) pour appeler leurs militants du secteur de l’éducation concernés par l’évaluation du samedi 24 août 2019 à aller composer.